Le jour qui suiva, Heihachi rentra chez lui par le train Thalys. Il déjoua un attentat perpétré par Lei Wulong et préféra ne pas donner son nom incognito aux agents de la polys locale. Il arriva sous les applaudissements de la foule en délire ce qui lui renouvela des souvenirs propres de sa jeunesse prospective, et surtout belle, lorsqu'il n'était alors qu'inspecteur stagiaire à la Mishima Corporation qu'il avait fondée l'année plus tôt. Après un passage chez le coiffeur pour être beau pour rentrer chez lui, il rentra chez lui à pied avec une vitesse lente propre aux interminables bouchons qui sévissaient dans sa ville natale de Oulossis-les-Moulineux, future mégalopole hollandoise qui avait battu l'équipe des Loustar 7-0 lors d'un affrontement yougoslave devenu épique depuis les évènements tragiques qui étaient survenus lorsque cette très très vieille femme vieille perdit sa jupe sur la grand place de la Grande Place. Glissant sa clé dans la serrure de son appartement délabré, Heihachi préféra casser la porte d'un coup de pied pour se rigoler un bon coup, ce qui fit peur aux voisins qui décidèrent de déménager. Ensuite, il s'assit dans son fauteuil favori et respira la bonne odeur polluée de la ville : il était aux anges.

- Aaah ! Quelle sensation délicieusement fausse ! disa-t-il dans un jargon ancien. Il serait temps de s'appeler une bonne bouteille !

Notre héros grisonnant prit donc le téléphone et appela SOS Alcool-Pur pour qu'on lui livre l'équivalent de son poids en bonnes bouteilles. Sa livraison arrivera trois semaines plus tard. D'ici là, Heihachi retira ses godasses puantes et les mit dans la machine à laver. Puis il jeta par la fenêtre ses chaussettes qui sentaient le rat crevé et quelqu'un dans la rue s'évanouit. C'était sa manière d'annoncer son retour dans la ruelle sombre et affutée. On toqua à sa porte mais notre ami de toujours n'entendit rien car il n'y avait plus de porte. Alors on sonna à la place.

- Oui ? Entrez, c'est ouvert.

C'était un courrier postal apporté par un inconnu en costume jaune qui semblait avoir froid en cette matinée d'été frileuse. Heihachi lui proposa un café tiédasse mais l'homme moche refusa poliment en insultant notre belâtre héros au coeur pur, qui ne put s'empêcher de lui coller une mandale. Le courrier était écrit dans une langue ancienne et inconnue, aussi Heihachi ne put la lire. L'inconnu livreur fit ensuite une balayette à son adversaire qui l'avait frappé, ce qui agaça fortement Heihachi. On ne pouvait plus échapper à un dantesque combat...

A SUIVRE

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