C'était un jour de froid chaleurant. Alors que la gravité augmentait et que le couscous frémissait dans le platrée belle ancienne et celte de sa grand-mère naturelle, Heihachi reçut en ce jour béni la visite de son alter-ego de frère germain jumeaux Philémon aussi appelé Philémou dans les plus grandes crèmeries d'ici-bas. Heihachi et Philémon avaient tous les deux une pure moustache, les cheveux grisonnant, un fort accent sénégalois et un prénom de huit lettres, ce qui faisait deux de plus que six et surtout une de moins que neuf, car il faut dire qu'ils avaient de la bouteille. Heihachi ne connaissoit pas son frère jumeaux qu'il n'avait jamais vu. D'ailleurs le seul fait de l'avoir aperçu sur le paillasson de son entrée lui cassa rudement bien les burnes, et lui donna envie de casser moults objets anciens mais il n'en avait aucun chez lui depuis belle Lurette, cette amie si chère qui habitait auparavant dans le palier voisin. C'était donc un jour de froid chaleurant : en effet, la sécheresse janviernale arrivait toujours plus rapidos et personne ne comprit alors pourquoi il n'avait pas neigé dans cet hémisphère depuis 72 ans. Philémon pénétra la demeure de son frère égo et regarda à droite, puis à gauche, puis encore à droite. Il était toujours très vigilant avec la circulation, surtout la circulation sanguine. Et sanguine, on peut le dire qu'Heihachi l'était. De manière sanguine, il attrapa une amphore romanoise et la brisa sur le crâne lisse et plein de cheveux de son frère. Mais ce dernier avait prévu le coup et tacla Heihachi dans le zgeg, ce qui eu la terrible audace de le faire s'écrouler séance tenante dans le caniveau de son entrée. La cafetière affichait complet quand Philémon se baissa au-dessus du crâne chauve de son frère bien-aimé et lui sussura à l'aube de son oreille pleine de miel :

- Heihachi, je suis de retour. Petit frère...

A cet énonciation, Heihachi sursauta sur son ventre gonflé par les alcools. C'était donc son grand frère ! Pourtant, alphabétiquement, cela ne tenait pas debout. Il aurait besoin d'en avoir le coeur net. Il pensa aller vérifier sur l'internet mais il se souvint qu'il était aussi nul qu'un phacochère hypocondriaque pour glisser sur le ouebe et préféra aller tout de suite à l'orphelinat vérifier. Il se leva avec grande difficulté et parta donc de son appartement en prenant sa redingote, son chapeau vert olive et une grande bouteille de Bourbon qu'il finirait sur le chemin, avant de claquer la porte et de laisser Phlémon seul au milieu d'immondices inavouables.