Docteur Panda lui rendait visite nuit et jour pour son déjeuner nuptial. C'était moche et vraiment loin d'être beau. Une rotule avariée, le lit d'hôpital mal repassé et une barbe de 3 heures. Docteur Penneda ne se préoccupait pas que de lui changer sa perfusion, non, il stabilisait également son pouls et refilait les siens. Un jour de pleine lune cosmétique âcre, le défunt lança ces quelques phrases dans un dernier soupir agité : « Ouh ! ». Puis s'en alla dans un monde meilleur, où il rejoindra l'amour et l'amitié. L'amour oui ! Mais l'amitié lui pendait au nez. Dans un élan de grâce infirme, l’octogénaire s'octroya une seconde vie pour le round two et ne pouvait compter que sur ses techniques et son beretta falcon calibre 12 pour mettre d’ors et déjà, la terre en état de nuire et surplomber les liens qui unissait sa chair à ses couilles velues et luisantes à souhait. Kuma de son vrai nom n'était déjà plus de service et avait laissé par m'égare son casque et son jeu de clé de scooter sur le plateau repas entre le champomy et le dictionnaire d'une autre époque gagné dans une émission perse impliquant des questions belles. « Est-ce une illusion ? » se demanda le patient en larme. Évidemment, que ce n'était pas le cas, sa réponse était fausse et cette douleur extra-conjugale se faisait sentir au nez comme aux tympans. D'après la radio, sa rotule de l'avant bras suintait de champignons tropicaux et autres désherbants fratricides mais ce n'était pas la bonne fréquence, car oui il préférait le jazz et il assumait. Il se pinça le jeu de clé, bu un cul sec de joue et démarra le deux roues à l'aide du champomy d'abord. Il en oublia le casque et n'hésita pas à chanter sa liberté submersive de bon cœur pour ne pas se faire prendre par les keufs postés sur les tours de guet. Heihachi était hétéro et de plus... c'était notre héros.