Canalblog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Les Histoires Biens de Heihachi

Publicité
28 août 2015

Chapitre quinze : Retour au bercail

Le jour qui suiva, Heihachi rentra chez lui par le train Thalys. Il déjoua un attentat perpétré par Lei Wulong et préféra ne pas donner son nom incognito aux agents de la polys locale. Il arriva sous les applaudissements de la foule en délire ce qui lui renouvela des souvenirs propres de sa jeunesse prospective, et surtout belle, lorsqu'il n'était alors qu'inspecteur stagiaire à la Mishima Corporation qu'il avait fondée l'année plus tôt. Après un passage chez le coiffeur pour être beau pour rentrer chez lui, il rentra chez lui à pied avec une vitesse lente propre aux interminables bouchons qui sévissaient dans sa ville natale de Oulossis-les-Moulineux, future mégalopole hollandoise qui avait battu l'équipe des Loustar 7-0 lors d'un affrontement yougoslave devenu épique depuis les évènements tragiques qui étaient survenus lorsque cette très très vieille femme vieille perdit sa jupe sur la grand place de la Grande Place. Glissant sa clé dans la serrure de son appartement délabré, Heihachi préféra casser la porte d'un coup de pied pour se rigoler un bon coup, ce qui fit peur aux voisins qui décidèrent de déménager. Ensuite, il s'assit dans son fauteuil favori et respira la bonne odeur polluée de la ville : il était aux anges.

- Aaah ! Quelle sensation délicieusement fausse ! disa-t-il dans un jargon ancien. Il serait temps de s'appeler une bonne bouteille !

Notre héros grisonnant prit donc le téléphone et appela SOS Alcool-Pur pour qu'on lui livre l'équivalent de son poids en bonnes bouteilles. Sa livraison arrivera trois semaines plus tard. D'ici là, Heihachi retira ses godasses puantes et les mit dans la machine à laver. Puis il jeta par la fenêtre ses chaussettes qui sentaient le rat crevé et quelqu'un dans la rue s'évanouit. C'était sa manière d'annoncer son retour dans la ruelle sombre et affutée. On toqua à sa porte mais notre ami de toujours n'entendit rien car il n'y avait plus de porte. Alors on sonna à la place.

- Oui ? Entrez, c'est ouvert.

C'était un courrier postal apporté par un inconnu en costume jaune qui semblait avoir froid en cette matinée d'été frileuse. Heihachi lui proposa un café tiédasse mais l'homme moche refusa poliment en insultant notre belâtre héros au coeur pur, qui ne put s'empêcher de lui coller une mandale. Le courrier était écrit dans une langue ancienne et inconnue, aussi Heihachi ne put la lire. L'inconnu livreur fit ensuite une balayette à son adversaire qui l'avait frappé, ce qui agaça fortement Heihachi. On ne pouvait plus échapper à un dantesque combat...

A SUIVRE

(revenir au chapitre précédent)

Publicité
28 août 2015

Heihachi, Story bien VII (de table)

Il faisait déjà bien jour et le soleil absent offrait un temps beau  à faire voler bas les mouettes chevauchées par des diplodocus-rex mongoles. Heihachi sorta malicieusement du slibard en soie qu'il ne portait pas une pochette de plastique allemandoise renfermant la preuve afin d'analyser une seconde fois l'exacte couleur pigmentaire de ce qui semblait être un poil, souple et raide à la fois, sorti du cul chevelu d'un suspect efféminé dépourvue de boule. Dans sa folle marche molle, il bouscula deux à seize passants tout en gardant un œil fixe et l'autre fermé, comme absorbé par la difficulté procédurière de l'énigmatique poil et le jeta dans le caniveau situé juste en dessous de ses chaussettes humides et de ses tongs en bois dévernis. Se grattant fougueusement la zone chauve de son crâne ridé, il s'arracha un grain de mocheté et pissait pas mal de sang déjà.
Z...zut ! - Mais il était déjà trop tôt et cette terrible douleur passerait incontestablement après un bon bain tiède parfumé au gin. Il oublia.
Blond caucasien mélangé au rubis des temps vieux, légèrement courbé vers la pointe – signe que, l'auteur du crime était un champion de karaoké chrétien durant les cinq dernières années bissextiles et que, cette forte odeur d'huile de coude le mettait en appétit. Heihachi sortit son calendrier de l'Avant pour y noter sa liste de blagues – trois barquettes de pomme-chips, raccourcir les manches du bermuda du samedi soir et arrêter Lei et Lang - et ne pu s'empêcher de rire à la vue d'une d'entre-elles, qu'il avait prit soin d'écrire à l'encre de seiche hier matin heure avec son stylo fantaisie volé à une très vieille dame alors qu'il n'était qu'un jeune marié voué à se la mettre derrière l'oreille. Notre héros au cœur et au crâne saignant disposa devant lui, à même le dos d'un cycliste épileptique, une feuille AK-47 afin d'y relater un portrait-robot rocheux. Mais il se fit insulté de « sale licorne » ou de « salicorne », je ne sais plus très bien, et lui vola son vélo. Et toi là dans la rue ! Peux-tu prouver que se poil ne t'appartient pas ? Heihachi s'adressait en fait au maire de la ville qui était de RTT ce jour-là, un morceau de pédale dans le creux de sa main moite et grinçante. La femme prit la fuite vitesse et disparue comme par envergure noble.
Halte ! S'exprima t-il. Et une terrible envie de déguster un pâté s'empara du ventre de Heihachi.
Il était déjà midi douze.

(Heihachi, Story bien VIII par ici)

27 août 2015

Chapitre quatorze : Les souvenirs beaux

En rentrant à sa maison, Heihachi était fier comme un pinson : avoir épargné son ennemi était le geste le plus noble et le plus spirituel qu'il n'avait jamais fait. Alors qu'il se servait un whisky sans glace, il remarqua soudainement qu'il avait oublié de remettre ses caleçon et pantalon restés dans la prison. Il en rigola la bistouquette à l'air, comprenant soudain pourquoi une très très vieille femme de 112 ans s'était évanouie sur son passage lors du retour. Elle avait dégringolé la pente du village, poursuivie par deux hommes qui tentèrent de la secourir, mais ce fut peine perdue. Quelle rigolade ! Décidément, Heihachi avait beacoup ri aujourd'hui ; il était de fort bonne humeur : ces petites vacances lui avaient vraiment fait le plus grand bien, même s'il n'avait pas trouvé l'amour. Mais ça serait sans doute pour la prochaine fois. Quitte de perdue tout le monde s'est retrouvé, comme dit le proverbe ! Notre héros musclé but son whisky avec une rondelle de saucisson puis s'assit dans son superbe fauteuil en cuir. Quand tout à coup ! Une explosion terrible eut lieu dans son jardin, qui souffla toute la façade ouest du mur de son salon, sa pelouse, une bonne partie de sa clôture en bois moisi et la moitié de sa cuisine dans un vrombissement cataclysmique. Heihachi, les jambes écartées, le sifflet à l'air, avait le sifflet coupé. Il termina quand même sa rondelle de whisky et posa le verre sur rien donc il se brisa sur le sol. Puis il s'alluma un cigare. La vue était superbe : tout le vallon était à portée des yeux, le soleil se couchait un peu et le vent soufflait une délicate brise sous ses testicules velues.

- Encore un coup de ce Lei Wulong, c'est certain ! se dit notre homme en soufflant avec vivifianceté la fumée de son cigare.

Un rictus se forma sur le doux visage de notre ami à tous et il mangea une deuxième rondelle de sauciflard, puis une troisième, les froncils sourcés et le regard dans le lointain. Quand tout à coup ! Il se rappela vitesse cet homme qu'il avait aperçu dans sa propriété il y a quelques jours de cela. Avec ce qui ressemblait à une bombe artisanale. Est-ce que cela aurait un lien avec cette explosion ? Non, cela ne pouvait pas être vrai. Mais après tout, pourquoi pas ? Un dieu comme Heihachi pouvait peut-être avoir plusieurs ennemis simultanément. Ca serait très plausible, sûrement en y réfléchissant pas. Mais il était tard, et notre héros fort et grand était fatigué de tout cela. Il s'endormit la rondelle à l'air sur son cuir, uniquement caressé par les étoiles indomptables et ses rondelles de saucisson. Bonne nuit bel étalon ! Et son cigare fumant tomba sur le sol, provoquant un incendie énormissime qui termina de détruire sa maison, trois autres propriétés, la moitié du patrimoine forestier voisin et fit perdre la vie à un groupe de cinq personnes qui s'étaient égarées non loin de là. Heihachi passa une des nuits les plus paisibles de son existence.

(suite)

26 août 2015

Chapitre treize : Le geste magnifi

Heihachi était heureux d'avoir profité de sa vacance pour avoir arrêté ce prince fou du crime qu'était Lei Wulong : il n'aurait jamais pensé émettre tel exploit dans un village si reculé. Ce Lei était vraiment laid : aller si loin dans le globe pour venir emmerder l'immense Heihachi Mishima, il fallait quand même oser. Notre grand héros en avait la larmichette à l'oeil en y repensant : il possédait quand même un ennemi aussi farouche que possible. C'était la suprême beauté. Heihachi avait presque des remords de laisser croupir dans une prison de la campagne un voyou si généreux de son espèce. C'est en tout cas ce qu'il se disait tout bas dans sa tête alors qu'il regagnait son logis en riant beaucoup moins qu'avant. Un gamin sur la chaussée lui demanda un autographe mais notre héros lui colla une beigne à la place : jamais on ne dérange Heihachi lorsqu'il réfléchit à l'intérieur de lui-même. L'homme qui n'était qu'un être humain s'arrêta de marcher vers chez lui et amena sa main jusqu'à son menton pour réfléchoir de fort belle manière. D'ailleurs un sculpteur eut le temps d'immortaliser la scène et la gravure se trouve aujourd'hui au musée des chefs-d'oeuvre de haute fonction territoriale. Puis, se grattant le sourcil et se mangeant un ongle, notre ami et néanmoins grand maître des arts martiaux fit volte-face et marcha bruyamment en clochant du talon jusqu'à la cellule pittoresque du village : il cassa la porte d'un mouvement brusque de franchise et vit son bel ennemi à moitié mort dans sa cage pas dorée. Il dit de manière incompréhensible pour son auditoire :

- Lei ! Comme c'était de la vacance ça ne comptait pas ! Mais ça fait un à zéro pour moi quand même ! Donc je te libère et tu peux retourner à tes crimes impunis parce que c'est mon jour de bonté prospectif ! Mais la prochaine fois tu n'auras pas la même chance alors prépare-toi à souffrir dans d'horribles balbutiements orthodontistes !

Bien sûr, Lei n'entendit rien, car il était évanouit ou même pire encore : sourd de la oreille. Mais notre ami propre ne s'arrêta pas en si bon chemin de fortune et commença à baisser son pantalon tout en continuant sa palabre assez saoûlante :

- Alors je te fais cadeau de ta libération fluctuante !

Il baissa son caleçon fleuri, puis poursuivit en se baissant de manière très polie :

- Gnn ! Voilà...!... Gnn ! La...!... Gnn !

Un pet horriblement bruyant et puant s'échappa de son sphincter, avant qu'une énorme merde ne tombe près des barreaux de la cellule aux cadavres :

- Clé...!...

En effet, un morceau de métal encore luisant pouvait être décélé parmi les selles parfaites de notre dieu vivant et, sans s'essuyer quelque fesse, il se refroqua dans un mouvement poétique et banal avant de conclure par des mots aussi proches du paradis que l'air que nous respirons :

- Fais-en bon usage, sacripant !

Et Heihachi prit congé tout en riant de bon gorge et à coeur déployée, dans la nuit noire et luminescente.

(suite)

25 août 2015

Chapitre douze : Un beau merdier

Après une nuit sacrément agitée, Heihachi se réveilla dans son vomi vers quinze heures de l'après-midi. La place était un véritable carnage et les villageois s'affairaient comme d'habitude, l'air de rien, enjambant notre héros au passage tout en marchant dans les restants de sauces et du bouffon qui était mort en faisant un tour de magie qui avait échoué. Notre héros magnifique avait un sacré mal de crâne et il se frotta la tête avec son genou avant de bailler de toute ses dents. Puis, comme il ne savait pas où il était, il commença à retourner chez lui en titubant et en finissant une vieille bouteille de vodka-mandarine, la spécialité de Feng Wei. Mince ! Feng Wei ! Où était-il désormais ? Heihachi se gratta le slip et en sortit une brochette de boeuf qu'il engloutit sans un soupir, puis il courut vers le cimetière. Mais son éternel ami n'était pas là. Le croque-mort était là par contre, mais à l'époque on l'appelait le croque-en-stock. C'était un homme mince et sec, la cinquantaine, deux yeux, deux bras, deux jambes, deux oreilles et un casque pour écouter de la musique techno très en vogue chez les apothicaires. Il parla en ces termes :

- Bonjour Monsieur Heihachi, belle journée pour mourir n'est-ce pas !

- Belle journée pour une éviscération ouais ! Tu aurais pas vu mon bel ami Feng Wei cher fils de paysan ?

- Si, mais il n'était pas crevé donc la marchandise ne m'intéressait pas. Je l'ai laissé sur le trottoir, tu le trouveras derrière les poubelles.

Heihachi va rapide vers les déchets et il trouve en effet un homme au sol qui ressemble étrangement à son grand ami Feng Wei. Il le dépoussière avec promptitude et constate les dégâts sur son corps joli et délicat. En son for intérieur, notre beau héros jure que celui qui l'a ainsi blessé le paiera très cher ! Sans doute Lei Wulong d'ailleurs. Mince ! Lei Wulong ! Heihachi laissa tomber son ami de toujours dans la boue et coura rapide vers les toilettes car il avait envie de couler un bronze. Puis, une fois le colombin déposé, il se rhabilla de manière svelte avant de foncer lentement vers la prison communale. Là, il ne put que constater les dégâts : malgré ses blessures, Lei put quitter sa cellule et effectuer une distance impressionnante de 25 centimètres en se traînant comme une merde, ce qui était plutôt raccord avec ce que venait de faire notre ami juré dans les WC. Heihachi raccompagna son ennemi maudit jusqu'à sa geôle à coups de savates et referma soigneusement la porte avant d'avaler la clé :

- Comme ça, plus aucun problème ! dit-il en riant de fort belle manière.

Puis il quitta les lieux en gloussant afin de profiter enfin de ses vacances avec ses testicules.

(suite)

Publicité
24 août 2015

Chapitre onze : Une folle soirée

Après un périple aussi long que ses cordes vocales, notre héros à tous Heihachi, accompagné de son ami Feng Wei et de son ennemi Lei Wulong, arrivait enfin en vue du village buccolique d'où nous étions tous partis un peu plus tôt. Il était tard dans le matin à ce moment-là et le vent soufflait dans la plaine, mais la température était suffisamment tiédasse pour se prélasser dans un transat. Aussi notre ami et sauveur alla directement chez le shérif de la ville qui n'était autre que lui-même, et il prit les clés de la prison dans son caleçon pour ouvrir la cellule et mettre Lei Wulong dedans. Il y avait déjà plusieurs corps en décomposition dans la geôle, et même un superbe squelette très ancien, mais il y avait encore la place de pourrir tranquillement pendant de nombreuses années, ça allait sans dire. Heihachi ria à cette blague. Puis il sortit fier comme un oeuf avec son comparse afin que les villageois fêtent son arrivée de la meilleure manière qui soit, c'est-à-dire avec un banquet colossal. Comme il n'y avait aucun banquet de prêt apparemment, Heihachi s'énerva en sortant son gun et en flinguant trois passants et quatre poules. Il en aurait eu une cinquième si celle-ci n'avait pas étrangement disparu à travers le sol. Mais bon sept sur huit c'est déjà pas mal, surtout en fermant un oeil et en jouant des claquettes en même temps. Puis comme il ne se passait toujours rien et que les gens commençaient à le prendre pour un fou, Feng Wei hurla qu'on apporte cent-vingt kilos de viande bien saignante rôtie dans sa graisse immédiatement sur la place du village. Et des frites. Heihahi se lécha la babine avec délectation et s'assit sur son trône central en riant fort et bruyamment. Il cracha par terre pour allumer un feu et y jeter une rôtissoire d'une tonne qui cassa le sol de la place sur deux mètres quarante-trois, puis ria à nouveau en frappant l'épaule de Feng Wei qui eu une torsion grave du muscle épisculaire et deux côtes brisées, soit un bon mois de rééducation avec des médecins incompétents. Feng Wei quitta l'assistance sur civière et, à nouveau seul, Heihachi demanda à ce qu'on apporte une demi-douzaine de danseuses et un bouffon qui saurait faire de la magie orientale et des beignets aux fruits. La soirée débutait sous les meilleurs auspices et Heihachi passait un moment délicieux entre pintades, poulettes, sangria, fruits confits et vingt kilogrammes de barbaque pour lui tout seul, baignant dans son jus gras et délicat. Sans doute la meilleure soirée de sa vie. Jusqu'au moment où notre héros des temps modernes eut une révélation : il avait par inadvertance oublié de fermer la cellule de Lei Wulong ! Ceci était affreux, et il se releva mollement en trépignant comme une collégienne pendant plusieurs secondes, mais heureusement pour lui, Heihachi se réveilla en sursaut : ouf, ce n'était qu'un rêve. Et il profita à nouveau de sa soirée de débauche en riant, en buvant et en se goinfrant jusqu'au petit matin pendant que Lei s'évadait de prison sur la pointe des tibias.

(suite)

23 août 2015

Chapitre dix : Le combat de l'amitié

Heihachi Mishima et Lei Wulong continuaient de progresser vers le village avec lenteur et délectation : Heihachi profitait d'ailleurs de chaque instant pour coller des tartes et autant de torgnolles à son ennemi moche quand Lei essayait dans le même temps de fausser compagnie à notre héros dès qu'il aurait le dos tourné, mais il était toujours de face ou de profil donc c'était impossible. Tout à coup, une très très vieille femme d'au moins 101 ans tomba dans un précipice plutot haut. Heihachi et Lei ne virent rien car un homme arriva d'un seul coup devant eux sans crier gare :

- Heihachi ! Laisse-moi tuer cette homme ! Je le hais !

- Allons Feng Wei ! dit Heihachi en ayant reconnu son collègue et néanmoins frère d'armes et en faisant un croche-patte à son prisonnier qui s'étala comme une merde par terre après avoir heurté un arbre avec la bouche. Il doit être jugé pour tous les crimes qu'il a commis ! La taule sera son seul salut ! Regarde ! poursuit-il en ramassant le visage de Lei sur le sol. Vois son visage laid et ensanglanté ! Tu ne tirerais aucune gloire à le descendre, crois-moi !

- Ainsi puisque nous ne sommes pas d'accord nous devrons nous battre Heihachi, mon ami de toujours !

Notre héros merveilleux ne voulait pas se battre mais on entendit un « round one, fight ! » dans les airs alors il était obligé. Les coups pleuvèrent comme la pluie qui tomba à ce moment pile. Le terrain devint glissant et Feng Wei glissa, ce qui le mit dans une posture délicatement périlleuse. Heihachi aurait pu lui porter le coup de grâce mais il préféra laisser le chronomètre tomber jusqu'à zéro.

- Relève-toi mon ami, dit-il en relevant son camararade en lui tenant la main par les testicules. Je suis le plus fort, tu n'y peux rien. Ma puissance n'a rien de tel que l'avenir de la planète, et rien ni jamais personne ne parviendra à me vaincre en combat loyal et singulier, sauf une fois.

Il s'embrassèrent de longues minutes et Lei Wulong vomit.

(suite)

23 août 2015

Chapitre neuf : Une auberge allemandoise

Toujours en continuant de traîner Lei Wulong derrière lui, Heihachi finit par tomber sur une belle auberge en bois au milieu de nulle part sur un chemin de terre bordant une forêt. Il faisait toujours un temps neigeux et nuageux et notre héros au coeur gros grelottait dans sa besace car il était pieds nus comme à l'accoutumée où il devait porter des coups de poings et de pieds à ses ennemis. Aussi rentra-t-il vitesse par la fenêtre en cassant deux carreaux grâce à un superbe ushimori sauté délicat et parfumé. Lei qui le suivait se prit quelques morceaux de verre dans le nez et dans les yeux mais qu'importe. Heihachi s'installa devant le feu de cheminée en dégageant une très très vieille femme qui se trouvait sur son chemin et qui valdingua à travers la pièce comme une quille traversée par un chien de traîneau. Il posa délicatement son ennemi de toujours au coin du feu en l'attachant solidement avec du fil de fer barbelé et des épis de maïs qu'il avait trouvé sur le comptoir. Lorsqu'il eut terminé de se réchauffer les arpions, il mit une main aux fesses de la serveuse qui lui donna trois coups de poings en échange et il s'écroula sur le zinc en crachant une dent de sagesse qui le faisait souffrir depuis dix-sept ans. Il demanda alors à l'aubergiste :

- Bonjour mon brave ! Servez-moi donc votre meilleur tord-boyaux !

L'aubergiste lui présenta plutôt un fusil à canon scié qu'il lui planta dans le nez, demandant gentiment à Heihachi de déguerpir plus vite que ne le ferait un drogué unijambiste qui aurait entendu l'appel de son livreur de pizza au coin de la rue Lecourbe et du boulevard des Hautes-Herbes-de-Provence. Notre héros beau sortit à son tour une bourse pleine de pièces de bronze et dit à son interlocuteur que tout serait à lui s'il dansait la samba en slip autour de la casserole de la cuisine tout en incantant des rites vaudous anciens. L'homme s'exécuta et Heihachi put manger tranquillement une saucisse géante et un bol de ramen directement venu de l'arrière-pays, le tout arrosé d'un délicieux vin de l'Oc qu'il avait déjà bu un soir de pleine lune où lui aussi était rond comme un pied de chaise. Il dormit ensuite près du feu en se servant de Lei Wulong comme oreiller puis le frappa au petit matin afin qu'il se réveille. L'homme chinois n'était pas content mais il avait plus soif, faim et mal partout qu'il n'était pas content. Heihachi qui était un homme de coeur lui tint à peu près ces propos :

- Tiens-toi tranquille et je te délivre de tes liens ! Tu pourras alors boire un coup mais gare ! Si je te vois en train de manigancer un coup de trafalgar, c'est moi qui vais te filer des coups !

Lei, l'air penaud, obtempéra du chef et Heihachi lui mit un bon coup de pied au cul pour lui rappeler qui était le patron. Ils sortirent ensuite de l'auberge avant d'y mettre le feu, et partirent en direction du village alors que les deux hommes se désaltéraient en buvant de l'urine de chacal pasteurisée. Mais quelqu'un les guettait dans la pénombre des arbres...

(suite)

22 août 2015

Chapitre huit : La poursuite vitesse

Lei Wulong fuyait à toutes enjambées mais Heihachi le suivait à la trace : il faut dire qu'il avait neigé dans la nuit et qu'il était facile de voir les traces de pas sur le sol. Notre héros léger se disait bien qu'il faisait frisquette quand il avait pris son bain mais comme il avait oublié ses jumelles dans son autre pantalon il n'avait pas vu que la prairie verdoyante s'était parée de son plus beau manteau blanc de l'hiver froid et lointain. Lei Wulong finit par se croûter contre un mur en ratant un virage et pissa le sang, ce qui facilita encore davantage la poursuite de Heihachi qui était vraiment très lent par rapport à cet énergumène qui allait vraiment vitesse. Au bout de plusieurs jours de course-poursuite molle, et alors que Lei Wulong avait perdu plusieurs litres de sang, notre ami bienheureux tomba par hasard sur un corps inerte qui était en train de se faire manger par des loups, des asticots et trois hommes du théâtre des Péquenaudes, célèbre dans la région de l'Irmonce pour leur spectacle désuet et plein de charme sur la police montée quadrinomale affectant quatorze fois l'an les dissentions caractérstiques de l'abominable marché des fleurs de l'Ourga. Heihachi trouva également Lei Wulong, debout devant lui, à bout de souffle et de rage. Les deux hommes étaient face à face pour un face à face final. Mais ils n'avaient pas d'arme. Heihachi prit un bâton tout de bois vêtu tandis que Lei prit une pomme de pin. Chacun se menaçait les yeux avec vigueur mais rien ni personne ne pouvait prévoir l'issue de ce duel fratricide. Mais alors que Lei faillit s'évanouir de faim, de froid et de fatigue, Heihachi en profita pour vomir le bouillon de légumes qu'il avait trouvé dans une souche d'arbre l'avant-veille. Lei en profita à son tour pour lancer la pomme de pin et acheter une baguette chez le boulanger pour 9 sous, et jeta le sou restant dans la gueule de Heihachi qui faillit perdre un oeil et son froc qui s'était détaché. Se tenant abruptement à son bâton, notre héros chargea comme un forcené pour tenter de piquer la baguette à son adversaire, mais ce dernier l'avait engloutie en moins de temps qu'il n'en faut pour dire cloaque. Fâché, Heihachi planta son bâton pointu dans le ventre de Lei mais celui-ci se brisa avec rapide. Alors il se rattrapa en lui collant une tarte dans la gueule et en lui mettant quelques coups de godasse dans les roubignolles. Lei s'évanouit pour de bon en criant comme une damoiselle en détresse et Heihachi put commencer à le ramener en le traînant derrière lui sur deux kilomètres. Il irait irrémédiablement en prison une fois arrivé au village, c'était certain. Mais le soir tombait enfin après cette journée belle et il fallait à Heihachi trouver le gîte et le couvert pour passer la nuit...

(suite)

20 août 2015

Chapitre sept : De l'alcool et un café

Le lendemain, Heihachi se réveilla avec lenteur et avec un mal de tête horrible. Il ne se souvenait plus de rien, sauf de Lei Wulong car il avait fait un cauchemar. Un flic fou et chinois qui se battait comme une méduse, ou comme un autre animal de la forêt, ça ne courait pas les rues, surtout quand elles étaient désertes. Notre héros au grand coeur se leva de par terre et alla prendre un bon bain bien tiédasse pour se remettre les idées dans le slip. Il mit de la mousse et un jouet qui couine pour barboter tranquille dans sa baignoire en fer forgé légendaire. Puis, en sortant, encore ruisselant d'eau gelée, il admira son corps magnifiquement musclé et velu dans le miroir en plexiglas de sa salle de bains en cuir chromé et en argent de synthèse. Il mit ensuite ses plus beaux habits et bien sûr son chapeau haut-de-forme et sa redingote car c'était dimanche et il y avait la messe dans la grande rue. Il prit un litre d'alcool pour tenir le coup jusqu'à ce midi et sortit dans le dehors pour respirer le bon air poussiéreux qui le faisait tant tousser. La cloche de l'église de la village sonnait pour la cent-douzième fois ce matin-là et Heihachi descendit les coteaux jusqu'à arriver au rassemblement inintéressant qui se présentait ici. Apparemment des hommes étaient morts hier dans les parages et on les enterrait avec dignité, mais notre ami fragile n'en avait pas grand chose à cirer même s'il pleura une larme lorsqu'il retrouva un ongle de sa main gauche coincé dans une partie du corps tranché trouvée dans un des cercueils et qu'il s'empressa de manger rapidement. Puis il alla au café de la P.O.S.T.E., lieu de débauche pour un certain Law de la Forest qui faisait du striptease intégral pour quelque piécette en plus de son job combiné d'été qui faisait office de garçon de café et de livreur de la P.O.S.T.E. postale. Heihachi n'en avait cure et n'était pas ici pour voir un popotin se trémousser sous ses fesses : il cherchait un indice pour retrouver la trace de ce détraqué de Lei Wulong et l'appela donc dans l'enceinte puante de l'établissement susmentionné :

- Oh, Lei, t'es là ?

Le garçon de café de la P.O.S.T.E. ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd :

- Vous voulez parler de Lei Wulong ?

- De Lei mon petit. Tu es sourd ou juste aveugle de naissance ?

- Oui mais Lei Wulong ?

- Si tu me cherches tu vas me trouver jeune petit con.

Et Heihachi saisit Law Forest par les trous de nez et le jeta violemment contre un autre homme qui se trouvait là assis par hasard en train de boire un thé vert de nature chnoise ; il portait également une tenue purement asiatique avec des teintes de vert et de violet tirant sur le bleuté pourpre, ainsi que des cheveux noirs jais qui ferait pâlir d'envie n'importe quelle idole japonaise en manque de couleur d'origine et de beauté sombre. Il dit :

- Hé dites donc vous ! dit-il en se relevant du genre il était fâché mais ne savait pas qu'il aurait vite à faire au Grand Heihachi.

- Quoi jeune con trisomique, t'as un problème ? Mais ? dit-il avant un silence d'étonnement. Tu es Lei Wulong ?!

- Ah, je le savais bien ! disait alors Law Forest plus mort que vif sur le bas-côté avant que Heihachi ne l'achève d'une mandale bien placée entre les deux yeux.

- Heihachi ! Viens te battre si t'es une gonzesse ! dit Lei Wulong à son tour.

Et il essaya de prendre la fuite en fuyant par la porte de derrière.

(suite)

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 > >>
Les Histoires Biens de Heihachi
Publicité
Les Histoires Biens de Heihachi
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Visiteurs
Depuis la création 7 619
Publicité