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Les Histoires Biens de Heihachi

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5 juin 2015

Heihachi, Story bien II

     Les sirènes retentirent au loin alors qu'on m'apporta enfin un café déjà tiède. J'usa de mon pouvoir de capitaine en confiant l'immense tâche à cette charmante hôtesse, qui s'était teinte les cheveux couleur pisse pour l'occasion, de me ramener l'instrument oublié dans ma salle d'eau au sein même de mon domicile fixe. J'attendire alors plusieurs heures durant et afin de m'occuper, je m'étais approprié une craie afin de dessiner le contour du cadavre et en y rajoutant des petites fleurs de type marguerites.
Hwoarang revint après un certain temps et me réveilla. Il était déjà 16 heures passées et je ne pouvais malheureusement rester. Je lui confia les clés de chez moi et lui proposa de me préparer le dîner pour une soirée en tête à tête chipster et guacamole, mais elle refusa. Malgré tout, je devais absolument trouver ce mystérieux tueur habillé d'un bermuda beige ou bleu avant la fin de l'après-midi pour prouver encore une fois que le crime ne paye pas, sauf quand on est flic. Et je suis flic. Un flic m'interpella alors que je referma ma braguette après un pissou réconfortant et me il me dit : « What's ? Pisser dans les marguerites c'est pas jojo, je vais devoir vous verbaliser... » Mais il était trop tard, mon coup de pied haut/bas le terrassa d'un seul coup en deux temps. C'est alors que son collègue caché dans la voiturge sortit. Je n'allais pas me laisser faire comme un lapin de garenne et l'attaqua quand soudain, je remarqua qu'il portait un slip violet descendant jusqu'aux genoux. « Serait-ce mon flair qui m'ait trompé ? » rétorquai-je en allemand. Il n'en n'était rien. Ce ne pouvait être cette immondice et personne ne porte de jogging même en plein mois de Juin.
Une affaire de plus en plus complexe me dis-je.

(Heihachi, Story bien III par ici)

 

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30 avril 2015

Heihachi, Story bien I

     Moi, Heihachi de la corporation Mishima, était parti vitesse vers le lieux d'un nouveau crime poignant, après trois bonnes heures passées dans le rayon « dvd bien » de Carrouf à choisir quel film de jeune mongole j'allais pouvoir visionner ce soir entre le journal du Maillon Faible et la météo des plages.
Lors de mon arrivé, quelqu'un me proposa quelque chose à boire. « Une jeune recrue ! », me disais-je, mais il n'en était rien, il s'agissait-là de notre secrétaire Hwoarang qui tenait deux jus de pomme entre ses cuisses velues et courtoises.
Après cette anecdote belle, je subissa une attaque nasale - tel le rot de nez après un bon soda frappé bu cul-sec en apnée - en découvrant pareille horreur : Un corps dépourvue de sang mais dont la tête et la queue, et les pieds, étaient manquant... « Rude affaire même quand on a pas de trépieds », m'inspirais-je en signe de distinction comique. Mais personne ne ria, sauf moi.
Je vomis très humblement ma soupe tiédasse du goûter devant ce spectacle radieux et releva quelques empreintes digitales, ci et là. Des « Ooooh ! » raisonnèrent à mes oreilles. Je savais aussi briller en société, faut pas déconner.
Trois individus suspects étaient présent durant les dernières 48h du crime. Mon flair sauvage distinguait précisément la couleur des shorts des individus ayant été en contact avec le malheureux tronc qui s'offrait à nos yeux. Je revomissa, puis sortis de nouveau, mon atout de taille : « Snif – Snif - Noir, beige, bleu... Un garçon et... Snif - Une fille ! ». On m'applaudissa durant 4 secondes réelles puis je redemanda un silence généralisé dans la salle. [...]
En sortant ma trousse à outils, je m'aperçus que j'oublia, de façon prérogative, un instrument essentiel au bon suivi de l'enquête sur le rebord même de mon lavabo préféré : Ce fut une sévère complication cosmique mais je resta sur mes gardes et ouvra l'oeil comme jamais.
En regardant par la fenêtra balconnée, je fis tomber un pot de fleur par mégarde qui attérissa sur une très très vieille dame qui était sans doute, ma foi, déjà aussi très proche de la mort, et ce, malgré que je ne trouve pas ça cool d'habitude, me permettait d'oublier vite ce moment semi-tragique et de passer à la suite de l'enquête.

(Heihachi, Story bien II par ici)

27 février 2015

Paella

Clip non fourni (si en fait) et non contractuel

Paella – Paella - ♪ Ouh-ouh - Paella

C'est sur une lointaine plage, que j'admire mon œsophage,
Laissant de loin le mauvais côté d'une barbe drue, je jouis, mais quel beau rasage !
Il y a des rats officiers trop généreux sur l'alcool,
Je sens qu'ça va chier – ♪ Jeune papy lion parasol ♪
Les personnes jalousent, m'observent, me touchent les abdos,
Quand dans un film où je ferai du vélo.
Alerte une mamie brûle, je l'a jette dans les vagues,
Une tasse pêche sournoise, c'est si bon pour un frague.
Que d’applaudissements j'ai noyé une vie,
♪ Mais rien n'est gratuit la victime dormira ce soir sous la pluie ♪
Je déguste un cocktail, vue Sarcelles, en claquette,
J'soigne mon orthographe, que veux-tu, j'me la pète.
Je rentre à l'hôtel, ça me file la trique,
Ce soir j'remplis ma baignoire, mes précieuses sentent la truite.
♪ Pas de panique, en tant que flic, j'te donne le déclic ♪
On a tout le temps, on s'savonne d'abord la...

Paella – Paella - ♪ Ouh-ouh - Paella

Le lendemain matin vers quinze heures de l'après-midi, toutes mes jambes se traînent,
Dans la chambre c'est l'orgie :
Une âme de marmotte, à terre d'la compote,
Le sourire joyeux d'mon bain vidé me révolte, Booo...
...ooon direction la cuisine de l'hôtel !
On crame d'abord les filets de sol, pour la dalle au cas où elle revienne,
Je pique une fourchette, c'est alors que l'agent Bond m’interpelle :
♪ Viens avec ton bang, mon chanvre pousse sur la fenêtre ! ♪
Que c'est naze. OK on y sera, prévois une coquille,
Car mes coups sont plus vicieux que les poils souples du nombril,
Danse rapide, on va flamber les jarrets de veau,
A feu doux – ♪ Pas trop chaud ♪ – on ramasse les Légo©.
On trime, dans un restaurant sans sucre de canne,
On flic même dans l'office, c'est la coupure générale.
Seul problème : j'ai lâché une caisse d'vant l'entrée,
♪ Mais c'est infâme, j'esquive en espérant ne pas m'être fait gauler ♪

Paella – Paella - ♪ Ouh-ouh - Paella

Cette fois, j'me pète la ch'ville, j'avance avec des béquilles,
18 degrés, la chaleur illusoire tiède d'été, ma rotule qui vrille,
Bar à cocktail, ce soir c'est karaoké, 24 karatékas trop mous
OK, mon ex femme va m'le payer,
♪ Seule ma jambe saigne ♪
J'ai pas l'temps, j'm'égare dans l'métro.
J'tabasse un clodo, J'vais pas faire l'enflure, lui laisser mon maillot – Ha-ha ♫
Appartement bien noir,  une envie de vomir,
Ma libido en vrac, c'est moche... J'me sers un p'tit kir.
♪ La nuit ne fait que commencer ♪
Seule sous ma table un jour heureux, tise à volonté, c'est si bon de kiffer,
Que de joie, se faire virer pour biture ! Une dent cassée,
Jouissance et moche bienté,
Pas même un nénuphar pour obstacle, Lei ou Lang se joint à nous,
♪ Leçon de kung-fu inévitable ♪
Et tout se finit dans une ambiance de merde,
J'm'endors, sur la paella, dans mon vomi je me réveille.

26 février 2015

Le Pari

Moi, Heihachi de la corporation Mishima, avait été joint dernièrement par un jeune freluquet à la voix douce et bourgeonnante afin de me rendre sur les lieux d'un crime atroce.

Alors que le soleil venait à peine de se coucher, mon téléphone bipolaire résonnait dans les interstices de mon appartement beau et cosy. Malheureusement, à cet instant là, je ne m'y trouvais pas car je venais tout juste de fermer la porte de sortie afin de me rendre chez le bookmaker le plus proche. Mon instinct m'ordonna de ne pas perdre une seule seconde et de faire mine de ne rien avoir entendu. Ce qui était maintenant le cas.
Je croisa ma voisine Adeline ma copine dans le hall de l'immeuble qui me parla de chose et d'autre dont je n'avais nullement besoin d'entendre et fit genre d'écouter alors que je surfais déjà sur les vagues du bitume de notre bonne vieille ville sus nommée Oulossis-les-Moulineux.
Après quelques ollies sur clochards j'arrivais à destination. Il s'agissait là d'un piteux refuge de sagouins située dans l'arrière cours du tribunal de grande sentence. Un homme à l'allure nouvelle surveillait l'entrée et la sortie qui était en fait au même endroit. L'homme m'adressa la parole de cette façon précise :

- Hey toi ! T'es en basket là ? Tu t'fous d'ma gueule ?
- Mes pantoufles sont sur le radiateur, rétorquais-je.

Il s'agissait là en fait d'un code pour rentrer. Mais ce videur moche ne devait plus se souvenir du mot de passe des convives car il m'agressa avec des mots grossiers tel que « Déguerpies maintenant ! » ou encore « Si tu persistes, j'vais te briser les deux gencives à coup de batte de hockey! ». Et comme je n'avais pas encore fait mes exercices nuptiales, je n'avais aucune raison de parler plus longtemps avec ce fou.
Par une feinte digne des grands maîtres de la Suède ancienne, je parvins à me faux-filet-au-fish sur la balustrade grâce à une escalade souple et belle puis me glissa discrètement vers la petite foule cachée par l'épaisse fumée qui régnait en ces lieux. Je sortis de ma poche de pyjama un lard-feuille en cuire inévitable puis y dérangea deux liasses de 5 afin de donner une mise de départ.
Ceci fait, je quitta le fumoir car j'étais resté en apnée depuis que j'étais sortis de mon bon bain tiède de 14h, heure locale.
Le videur ordure passé de mode me reconnut à la sortie et semblait vénère mais j'étais déjà revenu devant ma porte d'entrée vitesse. Le téléphone sonnait toujours. Je décrocha d'une main incertaine.

« Oui. Oui. Oui, oui. Oui. Non. Oui. Hum. Oui-oui. »

Puis je raccrocha le combiné sans retenue. Ces paroles semblaient intrépides et piédestal, ce qui confirma mes doutes : une nouvelle affaire allait voir le jour et je jouissais de cela au plus profond de moi.

10 février 2015

Nouvelle affaire pour un gentilhomme

C'était par une soirée de nuit sombre que commença cette journée. Heihachi s'était réveillé très tard tellement il avait bien dormi. Il s'était couché le matin même et avait prit sa cuite du siècle. Notre héros se réveilla bel et bien mais pas dans son lit. Un ronflement se fit entendre et Heihachi sursauta et tomba sur le cul. Une jeune femme séduisante à la coiffe couleur orange pastel dormait encore blottie sous une couverture de souplesse noble. Heihachi n'en revenait pas. Mais un black-out terrible empêchait le triple octogénaire de se souvenir de quoi que ce soit. Dans le doute, il partit vitesse après avoir bu un café tiédasse.
La rue était calme mais son cul lui procurait des douleurs intercostales fulgurantes. Il criait vraiment fort et réveilla tout le quartier. Pris de panique, notre héros décida de se rendre chez son dentiste urgentiste alors qu'on lui jetait des canettes vides.
Arrivé dans le cabinet de service de nuit, Heihachi fut appelé pour être examiné de plus près.
Le docteur annonça :

« - Mon cher, j'ai bien peur que cela ne soit une MST...
- Mais c'est impossible, je n'ai pas eu de rapport depuis des lustres !
- Des lustres ou des allogènes, peu importe, vous avez bien une Molaire Sérieusement Touchée ! »

Cette dernière phrase fut comme un coup de sabre dans l’hexagone pour Heihachi.
Il partit sans payer sa consultation après avoir explosé la tête de ce jeune loutre à coups de détartreur.
Son téléphone sonna :

« - Allo, dit-il d'une voix sûre et bien-pensante.
- Mr Mishima ? C'est Hwoarang, la secrétaire à la chevelure d'orang-outang, je vous appelle parce qu'une prise d'otages à été déclarée dans un cinéma miteux et vous êtes le seul garde-côte disponible ce soir...
- Oui très bien, envoyez-moi les coordonnées par la P.O.S.T.E et laissez-moi votre message après le signal sonore. Bip ! »

Heihachi marcha longtemps car le cinéma était vraiment super loin. Il croisa un vendeur de riz et lui commanda deux bols à livrer directement à son domicile à 3h du mat pétante.
Arrivé sur les lieux du futur crime, il attrapa son sabre et entra dans la salle 2. Un film en couleur y était projeté, une histoire palpitante où un homme sur-protéiné arrachait des têtes pour y chier dans le cou. Mais pas la moindre trace humaine à l'horizon, juste un démon avachit sur quatre sièges, du pop-corn dans la gueule du serpent qui lui sert de bras.
Voyant qu'il n'y avait strictement aucun danger, il entreprit sa mission vers la salle 1.
Lorsque Heihachi rentra, il fut braqué par un mec baraqué habillé de bric et de broc couleur ocre-brun. Ne laissant aucune émotion s'emparer de lui, notre héros scruta méticuleusement les environs. Il y avait des guignols attachés l'un à l'autre un sac sur la tête, deux ravisseurs dont un avec arme collée contre la tempe de Heihachi et l'autre en train de mâcher du chewing-gum saveur citron printanier. Oui, Heihachi avait du flair.
C'est alors que le type le plus menaçant s'approcha de lui les mains dans les poches et dit : « Tiens tiens, mais que vois-je ? C'est notre ami Denver, et il a des p'tits oursons avec lui, oh oh oh de mieux en mieux. »

L'homme chipa le paquet de bonbon gratuit qu'on avait filé à Heihachi en entrant dans le cinéma, puis continua :

« - Tu te souviens de moi ?
- Gouh !
- Que se passe-t-il ? Tu tires une tête vraiment laide ! »

Effectivement, Heihachi avait toujours sa terrible douleur du fion et ne parvenait à rester immobile. Il se mit à danser du ventre avec aisance.

« - Mais qu'est-ce que tu fais imbécile ?
- Oui je t'ai reconnu, dit notre héros des temps moderne, tu es Tiger Jackson ! Le meurtrier plus connu sous le nom de couille-molle !
- Comment ?! Mais je vais te buter vieux croûton ! »

Tiger Jackson, l'air vraiment vénère, s'empara de l'arme de son complice. Heihachi avait attendu ce moment pour jouer de ses talents et faire mine d'être interpellé par le déroulement du scénario du film Titinic. Tiger Jackson avait des lunettes de soleil niveau 4 et Heihachi avait bien cerné la situation et par un mouvement de vieillesse, récupéra son sabre haut-la-main et trancha la tête de son complice qui n'était d'autre qu'un type dont tout le monde se foutait à présent.
Cette subduction d'action laissa quand même le temps à Tiger de tirer un coup dans la cuisse du vieil homme maintenant à terre qui se tordait de douleur.

« - Ah ah ah ! Tes pouvoirs ne peuvent rien contre moi! Je vais maintenant te porter le coup de grâce chevalier !
- Ouh ! Attends ! J'ai une info pour toi !
- Hein ? Parle, je t'écoute !
- Et bien j'ai déjà vu ce film et si tu ne veux pas connaître la fin de l'histoire, je te conseille de me laisser partir.
- Tu crois que tes mensonges vont te sauver la vie ?
- Tant pis, tu l'auras voulu... »

Heihachi, la cuisse en sang, sauta d'un bond somptueux afin de déposer un coup de pied dans le menton du meurtrier qui le mit KO en un instant et demi.
Heihachi coupa les mains et les pieds de l'ex-teneur d'otages avant de s'installer confortablement pour regarder son moment préféré du film. « Tu as confiance en moi ? Tu as confiance en moi ? » dit Léonardo avant de mourir de froid.

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1 février 2015

L'encas de l'enquête

Moi, Heihachi de la corporation Mishima, m'étais infiltré dans une soirée gala qui commémorait la prouesse d'un individu louche, j'ai nommé Mr Wulong. La danse exotique de ce jeune mongolien lui avait permit de prendre la fuite sans laisser de traces. Mais mes techniques de détective aguerrit m'ont facilement remit sur une piste des plus complexes.

 

Une fois le morpion niveau expert terminé les doigts dans le nez, je me dirigea vers l'hôtesse afin de récupérer mes clefs de skateboard. La jeune recrut à la chevelure de clémentine souple me demanda dans les plus brefs délais :

- Pourrais-je avoir votre numéro ?
- 06 17 55...
- Celui de votre vestiaire cher monsieur !

- Je...

Je compris vitesse que cette charmante dame était sous l'emprise de drogue puissante. Je sortis mon flingue pour plus de sûreté, récupéra mon veston semblable à celle de ma nuisette de nuit et pris la direction de la sortie pour me dégourdir la gâchette.


Un type louche appuya sur un bouton afin d'appeler l'ascenseur. J'entra d'un pas lourd et ambitieux.
Le cortex sensoriel mis en marche en direction du rez-de-chaussée, je porta mon regard d'un œil vif sur cet être, semblable à un mammifère des temps anciens. Il était laid, petit, moche et orange. Il devait avoir la nausée à force de voyager dans le temps. Je fouilla dans mes poches à la recherche de solupred afin de porter secours à ce misérable mais à ma plus grande surprise, je trouva un petit morceau de papier froissé dans ma poche. Il y avait une sorte d'inscription latine gravé au stylo bic dessus. Je lu à haute voix douce le parchemin :

« Cher Mr Wulong, rendez-vous ce soir après votre conférence de presse au bar du coin, signé vous-savez-qui. »

 

« Oh Mon Dieu ! » m'exprimais-je sans retenu. Le petit Dino nain qui me servait de couverture au sens propre rétorqua par de terribles flatulences pondérales pour m'exprimer ses salutations les plus distinguées.
J'étais de plus en plus près de ma piste, il n'y avait qu'un pas entre lui et moi mais je ne pouvais pas justifier ces heures sup et rentra chez moi vitesse et précipitation.

25 janvier 2015

L'affaire du cas de l'enquête

Une fois le démoulage de cake liquide snake terminé, Heihachi remarqua avec noblesse qu'il ne restait plus qu'une seule feuille sur le rouleau de PQ lotus bleu. Celui-ci s'empara d'une main moite et droite de la sus présumée feuille zéro épaisseur et se racla le derrière avec souplesse belle et prosective.

De retour dans la salle de vidéoconférence sans s'être lavé les mains, il regagna sa place au micro pour pousser la chansonnette :

« ♪ Talala micasso - Talala mica misso - Talala micasso - Talala mica... ♫ »

Puis glissa de la scène, faute de scratch aux tongs, de manière fortuite sur la foule faisant trois blessés graves, dont deux légers transportés à la morgue la moins proche.

Il se dirigea expressément dans la douleur la plus muette vers les quelques mets restant afin de remplir son estomac de nouveau vide tout en mijotant un stratagème audacieux.
La salle guindée de flicailles, Heihachi réfléchoisse vitesse, une paille dans chaque narine, avant d'avoir un déclic digne d'une boulangerie thaïlandaise. Il rajouta du sel et une pointe de tabasco à son cocktail qui le rendit tout de suite moche et bon à la fois. Seulement voilà, ce macaque belge venait de finir son discours et risquait de prendre la fuite d'un instant à l'autre. Il ne fallait pas que Heihachi le perde du slibard.

Un tronc d'arbre l'interpella :

- Excusez-moi vieil homme de laideur, c'est vous qui m'avez dégobillé dans les interstices ?
- Recule tout de suite ou tu tâteras de mon flingue.
- Je n'ai que faire de vos sermons, payez-moi les notes de teinturiers et nous serons quittes de secours.

Heihachi s'exécuta, faisant mine d'empoigner sa bourse de son futal préféré mais en fait, il se grattait simplement les parties. Une fois son cocktail terminé, il en commanda un nouveau, puis repartit dans ses pensées glorieuses où un monde féerique l'attendait.

Lei ou Lang-je-ne-sais-plus-très-bien était dans le champ de tirs de notre héros qui perdit sa trace après un déplacement lenteur tout en exécutant une sorte de kata zoophile d'aigle, de tigre, de serpent, de singe macaque et de cigogne. La démarche de ce jeune fou à la devanture simiesque laissait perplexe le vieil homme qui se frottait la moustache du menton. Mais ce n'était que le début d'une série de crimes atroces et son instinct de détective le poussa à recommander un avant-dernier verre.

25 janvier 2015

Pas de vacances pour les héros

Alors que les fêtes de fin d'année étaient largement passées de plusieurs mois, Heihachi ne se privait jamais d'une bonne mousse, surtout quand celle-ci était offerte par la Corporation Mishima qui commémorait la bravoure d'un jeune flic freluquet parvenu à l'arrestation triomphale d'un trafic de drogue dans le secteur ouest.

La jalousie de Heihachi se faisait sentir dans son regard vide. Car oui, le seul flic capable de cette foutue ville, c'était bien lui. Les nombreuses nuits passées à traquer le moindre élément suspicieux, c'est encore lui. C'est à la sueur de son front et à la goutte au nez que Heihachi avait voué corps et âme pour cette tâche ingrate, endurant toutes les peines, infiltré par-ci par-là afin de traquer la moindre preuve où son seul soutien durant toutes ces nuits interminables était sa bouteille de liqueur bas de gamme. Le plus dur avait été pour lui de rattraper tout ce sommeil en retard et une intervention au service des urgences pour une greffe de foie. Le donneur est resté inconnu mais Heihachi savait au fond de lui qu'il restait certaines personnes avec encore un peu d'humanité.

Le démantèlement de ce cartel ne pouvait être que l’œuvre d'un pro. Enfin, c'est ce que Heihachi s'imaginait, car notre héros avait obtenu par son dentiste, un certificat d'arrêt de travail signé de sa main la plus habile après une lourde opération chirurgicale d'une dent de vieillesse. Cela faisait un an qu'il n'avait pas foutu les pieds à son travail officiellement et cela le rendait heureux. D'ailleurs, personne ne l'avait invité ce soir.
Alors que Heihachi s'apprêtait comme à ses habitudes de voler le café des distributeurs automatiques qu'il stocke dans son grenier, comme chaque vendredi soir dans les bureaux des fédéraux, un bruit l'a interpellé. Et telle une pièce manquante dans un puzzle, celui-ci s'est incrusté selon les règles de l'art en jurant de ne pas consommer plus de trois verres par tranche de quart d'heure.

Heihachi aimait bien faire la causette un canapé à la main, une main dans l'autre. C'était le grand luxe ! Et comme c'était buffet à volonté, il en profitait copieusement pour remplir sa besace en toute impunité.
C'est alors que le Directeur de la Corporation arriva, applaudi par une foule impatiente. Heihachi quant à lui, sifflait de tout son souffle vieux et intrépide, deux doigts graisseux dans la bouche à l'haleine purgée. Mais cela ne marchait pas. Il vomit sur un rondin de bois tellement l'obstination fut intense.

Un micro à la main, le Directeur s'exprima :

« - Bonsoir à toutes les personnes ici présentes ce soir... En tant que chef de la police, j'ai le plaisir de vous présenter un garçon plein d'espoir. Vous me connaissez peut-être déjà, je suis Jin Kazmoissa, lui-même, en chair et en os, solitaire et beau gosse, fier symbole représentant des valeurs qui nous unissent. J'ai l'immense joie et le plaisir charnel de récompenser comme il se doit, selon les lois de notre société belle, le courage et la bravoure d'une jeune recrue nouvelle, à l'avenir plus ou moins long... J'ai nommé M. Lei ou Long !

- What's ta gueule ! »

Heihachi n'en n'avait rien à foutre de tout ça. Depuis qu'il avait commencé son job de flic, jamais personne ne l'avait félicité pour son travail... Attendez... Quoi ? Lei ou Lang ?
Heihachi se réveilla de son coma passager et s'empara de son télescope de poche afin de scruter méticuleusement les mimiques de ce soit-disant flic bientôt décoré par ses balles.

« - Par la sainte moustache mal taillée ! Mais c'est le jeune chinois mongolien en redingote que j’aperçois ! »

Nul ne peut tromper le flair d'un maître tel que Heihachi pour le camouflage optique. Ce sale drogué allait découvrir son heure de gloire.
C'est dans un élan de grâce distingué, que notre héros parvint à dégainer son fameux Colt. Il était de son devoir de mettre un terme à la vie de cet imposteur une bonne fois pour toute. Mais contrairement à la loi de la relativité, notre sauveur a eu le malheur de déguster une huître calibre 000 fine de clair peu fraîche entraînant une immense et incroyable douleur subjuguant des tréfonds de la paroi intercostale de son colon.
Et oui, une fois n'est pas coutume, et un véritable cirque gastrique bouillonnant mettait en péril l'existence de son slibard. L'heure était proche. Heihachi nageait dans sa peine et tout autour de lui paraissait infiniment plus nauséeux. L'homme eut une pensée qualifiable à celle que certaines personnes content avant de passer l'arme à gauche, rassemblant toute une existence en une fraction de seconde et Heihachi eu une pensée infime de son ex-femme illégitime Ling.
Stimulant ces dernières forces et enfreignant les lois de la nature de la retenue, il dégageait tout ce qui se trouvait sur son passage afin de se frayer un chemin ingénieux tout en délassant sa ceinture de kimono afin de limiter les risques. Arrivé sur les lieux du futur crime, il empoigna avec panache la porte des commodités et se jeta avec une souplesse fulgurante sur le trône sans prendre la peine de fermer la porte. Mais Heihachi s'en fout, car il sait que sa vitesse légendaire lui a permis d'arrêter le temps suffisamment longtemps pour déféquer en toute tranquilité.

24 janvier 2015

Le Heihachi versaire party 2

Heihachi ne bougeait plus. Seul le battement régulier de son coeur d'artichaut le faisait se mouvoir avec légèreté. Sa concentration était telle que si une mouche passait, elle trépasserait. Un félin ! Ici ! Dans sa demeure ! Sous son toit ! Sur sa moquette dégueulasse ! C'était tout bonnement intenable.

- Qui es-tu ? beugla notre champion des temps anciens à travers la pièce. Parle ! Sinon je vais vite te faire fermer ta gueule !

Nullement intimidé, le félon félin rugit avec faiblesse en grognant comme un rat perché sur une pierre tombale. Sa queue allait de droite à gauche, puis de gauche à droite, puis de droite à gauche, et Heihachi pensa que son adversaire physique essayait de l'hypnotiser avec une technique lamentable que seuls les plus grands maîtres Chinois (Ken, Ken) auraient pu exécuter avec ardeur et justesse.

- Tu tiens donc à te faire botter le cul, bougre ? Cela ne va pas se passer ainsi.

Et notre ami de toujours sauta rapide par-dessus son bar afin de donner un coup de talon rotatif à son assaillant. Celui-ci esquiva par une esquive simple et rapide vers la gauche et chopa Heihachi au niveau du dos pour lui exécuter une sorte de prise de catch aphrodisiaque qui le fit valser du sol au plafond dans un fracas des plus jubilatoires.

- Arg ! dit notre héros.

Le félin debout se rapprocha alors de son adversaire et le contempla avec mépris et dents bien aiguisées. Heihachi était à sa merci, mais il ne voulut pas l'avouer. Alors, pour tenter de disséminer l'attention de la foule, il changea de sujet :

- Tu sais quoi mon gros ? Aujourd'hui, c'est mon anniversaire ! Ouais ! Alors si tu pouvais te barrer et me laisser tranquille, ça serait le plus beau cadeau qu'on pourrait offrir à un vieil homme !

Heihachi (ce bel homme) était rusé : il voulait faire diversion. Il essaya de ne pas rigoler en disant sa phrase, car il savait qu'il était trop fort pour la palabre armoricaine. Et en effet cela marcha : le félin fou haussa les épaules avec dédain, et cracha par terre. Il tourna ensuite les talons pour quitter la demeure de notre héros. C'est ce moment que choisit Heihachi pour se relever avec foudroyance, sortir un colt de sa botte, et tirer dans chaque rotule de son ennemi.

- Aha ! Tu fais moins le fier maintenant ! Tiens, le voilà mon cadeau !

Et il finit de vider son chargeur. Il dut alors brancher son portable puis s'assit au coin du feu pour profiter d'une bonne pipe bien bourrée. Cette nouvelle année commençait bien.

23 janvier 2015

Le Heihachi versaire party 1

C'était une nuit nocturne. Heihachi se réveilla avec un mal de tête de tous les diables et avec un mal de dos dû aux bouteilles sur lesquelles il s'était allongé quelques heures auparavant. Ivre. Le sommeil l'avait emporté dans ses bras et il était parti faire des rêves bleus avec le Prince Ali Ababoua. Toujours assis à même les détritus qui jonchaient le sol moisi de sa moquette délavée, notre héros au coeur pur et vaillant se gratta le slip, l'aisselle gauche et le sommet du crâne qui luisait tel un diamant brut qui se serait trouvé au fond d'une grotte sombre et humide. Par une technique ancestrale de vitesse rapide et prodigieusement longue, Heihachi se leva ensuite tel un aigle fonçant dans un arbre : il fit quelques pas de côté histoire de récupérer un équilibre judicieux, puis se mit à marcher droit devant lui en direction du frigogidaire familial à usage personnellement unique. Il entreprit d'en ouvrir la porte afin d'en soutirer quelque boisson alcoolisée car - il fallait bien le dire - sa lèvre avait grand soif entre sa babine et sa langue asséchée par le rhume qu'on lui avait refilé la dernière fois qu'il avait eu une séance de piscine sportive avec son ancien club de lecture des Îles Sandouiches où il passât ses vacances intestines afin de solder ses deux dernières semaines de congés payés durant l'été indien. Prompt dans son mouvement, il vida une canette de bière frelatée avant de se l'écraser vide sur son front ridé et fatigué d'homme terrible. En refermant la fermeture qui permettait de fermer le matériel de cuisine, il remarqua son calendrier de blagues qui était clouté au mur de son salon ; alors qu'il s'en approchait avec une vigueur aussi franche qu'un escargot sous morphine, il se rendit compte que c'était le jour de sa naissance belle et prospectrice. Ses yeux s'illuminèrent de toutes leurs beautés mais au moment où une pensée allait lui venir en tête, il entendit une sorte de feulement félin s'engager vers sa personne...

(à suivre)

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Les Histoires Biens de Heihachi
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