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Les Histoires Biens de Heihachi

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19 octobre 2025

Chapitre 4 : Habitation précaire parmi les autochtones

Le voyage fut long, fastidieux, rapide et moche à la fois. Heihachi, en tant que héros, prit son air normal pour sortir de la busse, mais on pouvait raisonnablement dire qu'il en avait plein l'cul. Panda le suivait toujours en portant sa lourde bagage à main, et dandinait du popotin - ce qui faisait que les passants du coin lui admiraient le fessier par des sifflottis et autres remarques taquines entre clins d'yeux et partie prenante. N'étant plus au centre de l'attention, notre héros rouspétait dans sa moustache, grommelant à chaque pas et commençant à faire de larges mouvements de béquille par-devant lui, le rendant aussi dangereux qu'aléatoire. Ils finirent tant bien que mal par arriver à l'auberge de vieillesse des environs, et les deux compères entrèrent sans prière dans l'établissement susnommère :

 

- Holà tavernier, servez-nous donc deux mousses et des amuse-gueules - et que ça saute !

- Bien monsieur, dit le tavernier qui était en fait un maître d'hôtel aguerri mais qui savait reconnaître un emmerdeur quand il en voyait un.

- Et préparez-nous une chambre quatre étoiles, j'aimerais prendre un bain tiédasse !

- Bien monsieur, dit le maître d'hôtel aguerri qui était en fait le propriétaire de l'établissement - l'un des personnages les plus importants du patelin aussi plus riche que le plus riche de tes connaissances.

 

Heihachi s'assit à une table en plein milieu des lieux, et Panda alla au bar pour demander si on cultivait de bonnes pousses de bambou dans les environs. En regardant les hurluberlus du coin, notre ami et néanmoins héros se décrottait le nez avec un certain tact, le p'tit doigt dans la fosse et l'oeil aussi affûté que son sabre qu'il avait perdu une fois dans un bordel des environs. Il y avait tout un tas de profils peu reluisants, qu'on pouvait lister ainsi :

  • Une femme blonde au justaucorps bleu saillant et au décolleté non moins vaillant qui attira tout de suite l'oeil malicieux de notre justicier, mais semblant aussi énervée qu'une poutrelle de métro scandinave ;
  • Un vieil homme en blouse blanche gerbant ses tripes sur sa table avant de rouler sur le sol en prononçant des dialectes aussi anciens qu'insupportables à l'oreille ;
  • Une autre femme - rousse cette fois-ci - coupe carrée et air renfrogné, mais là aussi il y avait du monde au balcon donc notre héros se rinça l'oeil à la cire ;
  • Un bellâtre furieux avec les pectoraux saillants qui semblait lui aussi très agacé, à se demander pourquoi tout le monde était énervé ici mais c'était un homme donc Heihachi n'en avait rien à foutre ;
  • Et enfin un mastodonte de 3 mètres, muscles aussi balèze qu'une roue arrière de tracteur, et qui était armé de nombreuses armes et armures - notre héros se dit qu'il n'allait pas déranger ce jeune homme frêle et respectueux pendant qu'il dégustait sa soupe de vis et de boulons - sa joie de vivre faisant en effet plaisir à voir.

 

Après plusieurs minutes d'une attente qui sembla durer des secondes, on finit par servir le deux comparses, Panda étant revenu avec une bassine du meilleur bambou du coin, trois étoiles sur le guide Heihachelin, et il s'en mordait les babines d'avance. Heihachi but les deux mousses et se goinfra d'amuse-gueules avant de vomir sur la table et de rejoindre ses pénates, à la lumière de la lune nocturne et brillassante.

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12 octobre 2025

Chapitre 3 : Voyage (avec note de frais)

Après vingt-sept jours de convalescence, Heihachi finit par sortir de l'hôpital avec des béquilles et un embonpoint qu'on soupçonna sans rapport avec la situation. Il respira le bon air frais en frisottant ses moustaches, puis se dirigea vers la gare afin de réserver son prochain vol pour la nuit : il se devait de partir vitesse pour les contrées de l'ouest de la Moldadoisie où habitait Jacques le roi des gommes, on ne sait plus très bien. Il avait d'ailleurs remplissé sa valise avant de partir en prenant plusieurs armes de poings et quelques unes de pied, on ne savait jamais, et le poids de ce bagage balèze l'empêcha de parfaitement utiliser ses béquilles malgré un entraînement rigoureux dans les montagnes rocheuses en compagnie d'un ours mal léché qu'il avait abandonné de cela plusieurs semaines - a-ha, on ne la lui faisait pas à lui ! Mais l'ours aussi mal léché soit-il ne l'avait pas lâché et il l'avait suivi depuis, portant son bagage avec fierté et bizarreté si tant fait que les passants se retournaient sur leur passage, et pour oublier la gêne qu'il sentait, notre héros s'enfila 12 bières en à peine deux cents mètres.

 

La nuit tomba fixement quand il arriva à la gare aviationnaire. Heureusement, l'ours porta sa bagage donc Heihachi était moins fatigué qu'une loutre paralytique. Il se tourna d'ailleurs vers l'ursidé en faisant attention à sa cheville :

 

- Dis-moi bidule, quel est ton nom ? posa la question-t-il.

- Panda, dit le panda qui était donc en fait un panda.

- Panda, hein ? rétorqua notre homme beau.

- Non, Panda sans numéro, finit par répondre l'ursidé qui, c'était la surprise, savait parler en plus de porter des bagages à main. Mais cette réponse énerva notre moustachu célèbre qui sourça les froncils avec véhémence en jetant un sacré regard noir même si le panda était naturellement noir et blanc.

- Bon, ta gueule maintenant, je dois réfléchoir à notre itinéraire.

 

Panda se ferma sa gueule et Heihachi se gratta la castagnette droite en signe de réflexion. Il acheta un billet adulte et un billet enfant au comptoir, notre héros étant aussi malin que radin - mais le panda sembla avoir moins de 18 ans à vue de pied dans tous les cas, puis les deux comparses montèrent dans le bus direction la Moldadoisie septentrionale...

 

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5 octobre 2025

Chapitre 2 : Rendez-vous à la Mishima Corp

Après avoir descendu les marches de son immeuble quatre à quatre, Heihachi arriva en bas de l'escalier de la résidence et glissa sur un skate-board qu'un hurluberlu aztèque avait probablement laissé là : il fit un vol plané doublé d'un salto avant et se désintégra dans l'espace intersidéral.

 

En fait non : notre héros au cœur bon était tombé sur la tête et s'était évanoui en tapant avec rudesse et douceur dans le nez-de-marche de l'ultime voyant ardant, et c'est un sympathique vendeur qui le secourut alors qu'il faisait une livraison "Yoshi Express". Pour le remercier, Heihachi le tabassa avec véhémence et repartit aussi sec en courant à travers la ville, en direction du centre de la Mishima Corporation. Le vendeur de riz ne rit pas mais sourit de toutes ses dents, ayant tôt pensé de se venger de ce malotru personnage qui lui avait mis une rouste alors qu'il n'était là que pour faire son travail - à croire que notre ami à tous n'était qu'un pathétique personnage colérique et imbu de lui-même - ça serait quand même un comble admettez-le.

 

En sandale sur le bitume frais du matin, Heihachi continuait sa course folle, moustache au vent : cette douce brise lui rappelait des souvenirs de sa jeunesse hermaphrodite, et il faillit être renversé à moult reprises par toutes sortes de véhicules, à moteur ou non : un hélicoptère, une banane, un cadran de montre turquoise d'Ouzbékistan… Notre héros légendaire arriva à grande hâte en vue du bâtiment objectivé en continuant de tourner les guiboles comme un dératé, et parvenant à bout de souffle devant la porte d'entrée.

 

Là se tenait un policier du nom de Leille (ou Lowe, il ne savait plus très bien après une course pareille) qu'il insulta en bulgare pour conserver un minimum de classe. Le policier ne lui en tenut pas rigueur, ce qui déstabilisa notre moustachu vaillant qui s'en retrouva fort décontenancé - à moins que sa course précédente n'y soit pour quelque chose. Leille policier le laissa donc passer avec un mouvement de grue thaïlandaise, et Heihachi pénétra l'établissement d'une manière agile et veloutée.

 

A l'accueil se tenait l'éternelle Mme Hwoarang, qui n'eut le temps de prononcer mot qu'Heihachi avait déjà défoncé l'ascenseur et arriva vitesse devant le bureau du maître des lieux : Jin Kazama. Ce dernier serra la main de notre ami au cœur tiédasse et tendre et l'invita à boire un chocolat chaud avec une lichette de liqueur mexicaine : Heihachi céda s'il faisait l'inverse, bien que la liqueur chaude fût une idée aussi moyenne qu'étonnante. Jin continua en ces mots :

 

- Mon cher, j'ai une nouvelle mission pour vous, disa-t-il.

- Je vous écoute, réponda-lui-t-il.

- Vous n'êtes certainement pas sans savoir que Jacques dit "le roi du gun" a fait son retour parmi les contrées de l'ouest de la Moldadoisie.

- Je crois que son nom est "Jack", pas "Jacques", rétorqua notre héros national.

- Mais il est pourtant le roi du gun, réponda-je lui-en !

- Le roi du gun, c'est moi, rugea-je-t-il encore plus !

 

Sur ce, Heihachi tourna les talons et se froissa le muscle du tendon d'Achille, ce qui l'obligea à le faire admettre aux urgences pour une dizaine de jours. Pendant ce temps, il eut l'espace mémoriel pour lire le dossier sur ce Jacques ou Jack, on ne sait plus très bien, mais qui faisait apparemment du trafic de guns. Et ça, vraiment, on ne pouvait pas le valider. Ainsi notre héros mais néanmoins ami partirait-il en mission dès le lendemain, quand son pied serait guéri et son visage savonné.

 

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5 octobre 2025

Chapitre 1 : Un nouveau jour

C'était un jour de beauté iridescente. Le soleil brillait dans l'espace, et Heihachi se leva de son parquet ciré, le dos en vrac, le peignoir détaché et le cheveu hirsute. Il se gratta la fesse droite à de multiples reprises tout en déambulant dans son appartement envahi de déchets, de papiers, de journaux et de vieilles bouteilles d'alcool frelaté premier prix de chez Lidl, faisant craquer le sol à chacun de ses pas lourds et chaussonneux. Le téléviseur 1/9e braillait des publicités pour de la pâté pour chiens et notre héros faillit vomir par trois fois avant d'atteindre le lavabo rempli d'assiettes, de bols, de couverts, de restes de nourriture et d'une famille de ragondins qui semblait avoir élu domicile dans son domicile alors qu'ils ne payaient même pas de loyer - mais Heihachi non plus alors il en avait rien à cirer. En effet, son propriétaire était mort il y a 12 ans d'une grippe gastrique foudroyante, mais le corps était resté mystérieusement disparu alors la police locale avait conclut à un suicide sectaire barbarique moldave, ce qui arrangea bien notre ami à tous et néanmoins revêche fêtard.

 

Alors qu'il se lava les dents avec une brosse pour le lavabo et du liquide vaisselle saveur pêche du sud du Roussillon, il remarqua à travers la vitre la moins sale de sa fenêtre que le printemps était revenu dans la ville de Gotham, avant de se rendre compte qu'il s'agissait d'une rediffusion de Batman Résurrection qui passait sur la chaîne hertzienne huit. Il s'empara donc de sa télécommande spectrale pour la lancer à travers la pièce avec quelque espoir d'atteindre quelque chose, mais son projectile passa par la fenêtre et finit sa course dans la tête de quelqu'un qui se trouvait fort heureusement à l'extérieur de son domicile.

 

- Aïe ! dit une voix féminine mais néanmoins nasillarde.

- Allons bon, disa Heihachi en soufflant à travers ses moustaches.

 

Il réajusta son serre-tête Hello Kitty, se grilla une clope, se gratta l'autre fesse et s'approcha de la porte de sa appartement, bien décidé à en découdre. Quelqu'un sonna enfin, il ouvrit, prépara son ki mais en fait c'était la factrice de L.A. P.O.S.T.E. qu'il croisait tous les jours dans les environs. Elle était aussi moche que d'habitude, même encore pire avec ce nez en sang et cette mine renfrognée.

 

- Vous pourriez faire un peu attention à votre présentation, disa notre héros magnifique avec mansuétude.

- Bonjour. Une lettre recommandée pour vous, dit la femme dégueulasse sans perdre la face - en tout cas sans en perdre plus que ce que notre ami lui fit perdre déjà.

 

Heihachi arracha la lettre des mains de la jeune femme et lui claqua la porte au visage, avant de faire quelques pas et de s'affaler dans son fauteuil vieux mais pas aussi vieux que lui. Il se servit un bourbon sec sans glace et sans reproche, tourna sa cuiller sept fois dans sa bouche et lisa le courrier périphérique avec frénésie occiputaire :

 

« Cher Heihachi,

Je t'attends ce jour séance tenante au bureau du centre ville. Soit à l'heure, sinon il t'en cuira ! »

 

C'était signé : Jin Kazmoissa, mais le nom était barré à de multiples reprises, donc on aurait pu croire que c'était une blague mais Heihachi n'aimait pas les blagues et encore moins déchiffrer des énigmes, donc il enfila un froc et partit sur le champ en piétinant la factrice en sortant qui était évanouie sur le sol, sur son paillasson hollandois.

 

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4 janvier 2020

Chapitre Un : La nouvelle année annulaire

C'était un jour de froid chaleurant. Alors que la gravité augmentait et que le couscous frémissait dans le platrée belle ancienne et celte de sa grand-mère naturelle, Heihachi reçut en ce jour béni la visite de son alter-ego de frère germain jumeaux Philémon aussi appelé Philémou dans les plus grandes crèmeries d'ici-bas. Heihachi et Philémon avaient tous les deux une pure moustache, les cheveux grisonnant, un fort accent sénégalois et un prénom de huit lettres, ce qui faisait deux de plus que six et surtout une de moins que neuf, car il faut dire qu'ils avaient de la bouteille. Heihachi ne connaissoit pas son frère jumeaux qu'il n'avait jamais vu. D'ailleurs le seul fait de l'avoir aperçu sur le paillasson de son entrée lui cassa rudement bien les burnes, et lui donna envie de casser moults objets anciens mais il n'en avait aucun chez lui depuis belle Lurette, cette amie si chère qui habitait auparavant dans le palier voisin. C'était donc un jour de froid chaleurant : en effet, la sécheresse janviernale arrivait toujours plus rapidos et personne ne comprit alors pourquoi il n'avait pas neigé dans cet hémisphère depuis 72 ans. Philémon pénétra la demeure de son frère égo et regarda à droite, puis à gauche, puis encore à droite. Il était toujours très vigilant avec la circulation, surtout la circulation sanguine. Et sanguine, on peut le dire qu'Heihachi l'était. De manière sanguine, il attrapa une amphore romanoise et la brisa sur le crâne lisse et plein de cheveux de son frère. Mais ce dernier avait prévu le coup et tacla Heihachi dans le zgeg, ce qui eu la terrible audace de le faire s'écrouler séance tenante dans le caniveau de son entrée. La cafetière affichait complet quand Philémon se baissa au-dessus du crâne chauve de son frère bien-aimé et lui sussura à l'aube de son oreille pleine de miel :

- Heihachi, je suis de retour. Petit frère...

A cet énonciation, Heihachi sursauta sur son ventre gonflé par les alcools. C'était donc son grand frère ! Pourtant, alphabétiquement, cela ne tenait pas debout. Il aurait besoin d'en avoir le coeur net. Il pensa aller vérifier sur l'internet mais il se souvint qu'il était aussi nul qu'un phacochère hypocondriaque pour glisser sur le ouebe et préféra aller tout de suite à l'orphelinat vérifier. Il se leva avec grande difficulté et parta donc de son appartement en prenant sa redingote, son chapeau vert olive et une grande bouteille de Bourbon qu'il finirait sur le chemin, avant de claquer la porte et de laisser Phlémon seul au milieu d'immondices inavouables.

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5 juin 2017

Heihachi, Story bien XI

Après une chouette lecture tordante et riche en émotion, le sensationnel homme aux deux sabres récupéra ses vêtements maintenant propre et soyeux. Il enfila son kimono à une main et son souple slip de l'autre. Il se sentait vraiment bien, la fraîcheur de cet instant était un moment d'allégeance flibustière.
Voyant à travers la vitre cassée qu'il pleuvait toujours en ce jour saint, Heihachi décida d'attendre que la pluie ne cesse avant de retourner à son bureau de table de chevet où il avait laissé consciencieusement la fin d'un sudoku niveau moche bien en vue à côté de son dentier de secours. Mais l'endroit qu'il fréquentait déjà depuis maintenant une bonne demie-heure était sale et sentait la cuisson de riz trop cuit. Il fallait déguerpir bongré et malgré tout, mais à condition d'être munit contre la pluie humide. Il récupéra son magazine naze et déplia le poster du centre représentant une star de danse disco à la coupe affrose qui lui permit de se couvrir le crâne chauve des gouttelettes tièdes et glissantes de la ville. Heihachi partit sans éteindre la lumière et marcha sur toutes les flaques d'eau jusqu'à devant l'immeuble de sa résidence belle.
Sans s'essuyer les pieds, il rentra dans le couloir de son immeuble, puis fit un détour vers sa boîte aux lettres. Il n'y avait pas la moindre enveloppe dedans. Triste, il croisa une voisine d'un âge millénaire, mais ne la voya guère et la poussa d'un coup de genoux dans les parties basses, puis s'essuya les tongs dessus avant d'entreprendre l'ouverture de sa porte d'entrée.

Équipé d'une mousse et d'une saucisse sèche, Heihachi s'affala sur son canapé en cuir devant la télévision. Il fit conquit par un film de mousquetogne diffusé en noir et blanc puis s'endormit en ronfflant, rincé par cette glorieuse journée de travail.
Réveillé en sursaut quelques temps après, par l'alarme d'une voiturge de marque lointaine, Heihachi se leva presque grincheusement et alla se brosser la moustache avant de se rendre au travail pour s'entretenir avec Madame le maire, une canette de bière dans la poche de sa redingote qu'il enfila vitesse. La pluie toujours présente, était un véritable calvaire d'hésitation longue avant de se lancer dans la jungle de la ville moite. Enrhumé, Heihachi commanda un taxi.

1 juin 2017

Heihachi, Story bien X

Heihachi rentra dans les lieux où il venait antérieurement de briser la porte d'entrée et de sortie. Il avança imprudemment sur les éclats de vitre brisée et demanda d'une voix belle s'il y avait quelqu'un de vivant à l'horizon. Il patienta une dizuitaine de minutes puis continua sa progression à vitesse molle. Notre héros des beaux jours constata qu'il y avait des machines à laver les vêtements sales au nombre impair de seize puis se déshabilla promptement afin de glisser son kimono boueux dans l'une de celles-ci et son slip en soie véritable dans une autre. Il en profita pour sortir un vieux morceau de savon coincé sous ses aisselles puis le coupa en trois, grâce à son sabre en bois afin de se faire une petite partie d'osselets en attendant la fin du prélavage en mode souplesse. Fâcheusement, l'électricité étant absente, il scruta consciencieusement la salle peu lumineuse afin d'y dénicher le tableau de système électrique complexe lorsque imprévisiblement, son téléphone portable vieux sonna dans la poche de son kimono qu'il avait enfermé dans le tambourin rond de la machine lavante. « Heihachi j'écoute ? », s'engagea t-il nu dans une conversation écourtée. C'était le big-boss de la Mishima Corporation à l'autre bout du fil ondal, j'ai nommé Jin Kazmoissa. Tourmenté par la hantise de devoir parler à ce jeune arrogant qui se la pète tout le temps, Heihachi demanda de sa plus belle vocalise de quoi s'agissait-il, tout en se massant la moustache. Le jeune PDG exigea une explication sur l'arrivée de Madame le maire de la ville de Oulossis-les-Moulineux au siège de la Mishima Corporation, perforée d'une balle dans le talon gauche. Heihachi en avait déjà très marre et fit mine de passer sous un tunnel et qu'il n'entendait plus très bien puis raccrocha vitesse et le remis son téléfon dans la poche arrière de son kimono. De nouveau sur la piste du disjoncteur, il brava la pièce obscure un sabre à la main.
Cela faisait maintenant un bon moment que Heihachi tournait en rond sans résultat puis s'affessa confortablement entre deux chaises disposées d'un alignement parfait. Mais ça, il ne le savait pas. Il disposa ses bras autour des parties supérieures des supports fessiers peu agréable à l'assoyure, le service toujours à l'air, puis actionna un interrupteur par inadvertance avec son coude. La lumière apparue de façon belle et épileptique. Heureux, notre héros déplumé lança sans plus tarder les deux machines, en y insérant quelques piécettes dans chaque compartiment prévu à cet effet. Les programmes affichaient trente minutes de lavage et quinze minutes pour son slip. Heihachi remarqua un magazine people à même le sol et le ramassa avec aigreur sans plus tarder. « Gouh ! ». C'était un magazine allemandois.

Heihachi, Story bien XI, ici

1 juin 2017

Heihachi, Story bien IX

En marche vers le teinturier-pressing, notre héros au service du bien chantait une petite chansonnette qu'il avait entendu la veille à la télévision, en barbouillant les paroles de cette dernière, sans doute issue d'une langue morte à l'heure qu'il est : « Damblou Dabeudi Dabeuda Hmdabeudi Hmdabeuda Dabeudidabeuda... » Après être arrivé au niveau faible du banc de l'abris-bus, Heihachi avait le souffle coupé. Ses vieilles bronches le faisaient souffrir de fatigue rapide et il avait un talon de tong cassé. Il demanda le prénom de ce fils de maître pressingueur. « Moulongue », lui répondit-il, d'un mouvement de queue de cheval. Mais Heihachi n'avait pas le temps pour faire la causette et exigea à Moulongue de lui rendre ses biens au plus vite avant de se prendre un coup de boule boueux. Moulongue s'exécuta, mais d'un tour de main de passe-passe, exécuta une sorte de prière fraternelle des signes du zodiaque-hindouiste des vallées brunes. Heihachi n'avait rien vu de tel depuis sa folle soirée devant Sacrées Diarhées, accompagné de sa quintuple quadragénaire quasi ex-femme et d'une bonne bouteille d'eau-de-vie du coin lorsque que le présentateur fît intervenir une troupe mongole de haute voltige.

Sous cette belle pluie diluvienne, cette danse d'un autre univers lointain redonna courage et vigueur à Heihachi qui était en train de racomoder sa tong en bois vieux. Moulonge lui proposa alors de l'accompagné jusqu'au pressing. Heihachi refusa et à l'aide de sa paire de roller cachée sous son slibard en soie, partit sans dire au revoir. Arrivé devant la boutique vitesse, notre beau mâle ouvrit la porte d'un coup de coude redoutable et brisa le carreaux. Nous pouvions alors lire sur le vitrail publicitaire d'envergure moche « Pr...ing », exactement la même onomatopée que lorsqu'il entra avec fracas.

La boutique était vide et la lumière sombre. Nous étions déjà dimanche jour.

Heihachi, Story bien X, ici

29 mai 2017

Heihachi, Story bien VIII

Alors que le onzième coup de cloche venait de retentir sur Oulossis-les-Moulineux, tout semblait calme. Un autocar klaxonna afin de signaler à notre bon vieux héros de déguerpir vitesse de la chaussée piétonne. Le feu était vert luisant pourtant, mais il pleuvait toujours à grande eau et on ne voyait pas très bien. Heihachi avait eu un sursaut de panique mais comprit, salua humblement le chauffeur et marcha en direction d'un vendeur de riz de passage, car sa pitance du matin n'avait été que trop maigre. Cela tombait bien, car ce marchand vêtu d'un costume de l'espace était située dans la direction opposée de la fugitive trop rapide pour l'homme vieux qu'il était. Il commanda sa collation et ne paya pas son dû. Après avoir terminé sa dernière bouchée de riz en cuisson douce en bolino, il sortit un gun méga-badass et tira à une seule reprise dans le talon d’Achille du suspect qui s'écroula au sol telle une vieille paralytique puis arriva auprès d'elle en bondissant fièrement puis la questionna :

« Je me déplace à quatre pattes, puis à deux pattes, puis à une patte, qui je suis ? », commençant l'interrogatoire par une charade complexe.

« Les secours ! Appelez vite les secours ! », hurla Madame le maire, se tortillant de douleurs vives.

On put entendre alors au loin le service des urgences pinponner en do septième, son qui émanait d'un interphone à faible consommation. Heihchi avait acheté le même quelques temps auparavant mais l'avait perdu. Une aide-soignante à l'allure type descendit de son véhicule en marche et ouvra avec soin son attaché-case et y sortit quelques tiges de bambous au feuillage très appétissant. Madame le maire fut ensuite amenée de force au commissariat pour l'ultime interrogatoire de cette enquête si complexe. Cas rare où notre héros délègue son travail mais il n'écoutait que les battements de son cœur chaud.
Heihachi avait tout compris depuis le début. Il n'avait qu'à écouter son instinct et paf, tout rentrait dans l'ordre inaliénable comme dans un scénario d'auteur à succès. Il se félicita intérieurement et extérieurement, la moustache rieuse. La joie était là, grande, mais le bonheur n'était que passager et notre héros ne n'en avait que trop payé les frais durant sa jeunesse pour bien savoir que tout cela, il le devait à son talent inné et à son acharnement pour le bien de la justice.

C'est alors que le bus qui passe par le cinéma grilla le feu orange. « Oh ! », s'exclama Heihachi en réingurgitant sa salive suave. Il ne fallait surtout pas rater telle occasion car, comme tous les oulossissomanois le savent, ce bus passe aussi par les vastes bureaux de la Mishima Corp©, et il n'allait pas rester là comme un gland avec la racaille des bas quartiers sous l'abris-bus. Mais il glissa sur son arme de service et l'autocar repartit en laissant un vieil homme, la tête dans le caniveau.
Un des jeunes qui écoutait de la musique techno sous l'abris bus, voyant le drame se produire survint alors comme un éclair mou au secours du maître des sabres. Heihachi remercia le brave homme en lui offrant son flingue fétiche ancien puis se frotta son kimono imbibé de boue, ce qui a eu pour incidence d'envenimer la situation déjà bien cafardeuse. À sa grande surprise, ce même jeune homme aiguilla notre héros vers la boutique de sa mère, qui n'était autre qu'un pressing de grand renom. Heihachi, très ému par cette délicate attention, le remercia de nouveau puis lui céda son badge de flic. Il partit souriant sans même se rendre compte que ce jeune homme sympathique n'était autre que Lei. Ou Lang. Ou les deux. Son fidèle ennemie de toujours. Le ce du pourquoi il était. Le contraste même du bien combattant le mal. Non, il ne le savait pas...

(Heihachi, Story bien IX par ici)

26 décembre 2015

Le retour du Noël de Heihachi

C'était un jour de pureté allemandoise. Heihachi frissonnait dans son caleçon fleuri alors que la cafetière frémissait dans la résonnance épileptique de sa demeure sans chauffage. La neige pistait les rayons du soleil mou de l'hiver rude et frisquet à travers la fenêtre au carreau cassé de notre héros à la barbe vieillissante. Heihachi se gratta, le yeux mi-clos, et sortit un mug avec une tête de Pikachu de son placard moisi. Un cafard courrut vitesse sous une soupière de l'âge d'or du fer forgé du XIXème siècle et notre ami mais néanmoins inatteignable modèle referma la porte de son placard avec rudesse et dignité. Quelqu'un sonna alors à la porte de son appartement et Heihachi fit tomber sa tasse de surprise rapide. La tasse se brisa sur son petit doigt de pied et le sang coula. Fort comme un surhomme des temps anciens, notre héros au coeur lourd alla ouvrir sa porte à cloche-pied : quelle ne fut pas sa surprise de découvrir la magnifique et bellissima Mentha Law, sa postière préférée à qui il avait refusé quelques semaines auparavant d'échanger un calendrier deux mille seize contre monnaie sonnante et trébuchante, préférant la faire trébucher pour la faire tomber dans les escaliers. Il en riait encore. Le bras droit dans le plâtre, la postière de la P.O.S.T.E. tendit un paquet mou et dur à notre ami balivernieux de sa main gauche dont un seul doigt manquait à l'appel, et demanda dans un français incompréhensible de signer ici, et ici. Heihachi refusa ces avances fortuites et ne signera aucun autographe tant que son pied saignera avec une telle déconvenue chrysalidaire. La membre de l'équipe de la postale agence dut donc soigner le doigt de pied nauséabond de notre héros vieux alors que celui-ci mangea une biscotte mi-molle agrémentée de mimolette. Heihachi tenut sur une jambe pendant de longues minutes puis, quand les soins furent finis, il signa un autographe sur un paquet de semoule et donna un coup de pied dans le buste de son interlocutrice qui valsa derechef dans les marches de son escalier en trompe-l'oeil. Alors que la demoiselle en détresse criait et se cassant plusieurs os à chaque fracas dans les escaliers, notre héros beau ferma la porte d'un reverse kick fameux et alla s'affaler dans son rocking chair belgeois pour regarder Mo-Mo-Motus avec Thierro Beccary, un jeune mâle à tête hypnotique qu'il avait reccueilli quelque mois auparavant après une altercation musclée des gorges du futur état de Lamasse.

A suivre...

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