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Les Histoires Biens de Heihachi
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14 août 2015

Chapitre trois : De moches retrouvailles

Heihachi ne bougeait plus. Le ciel s'obscurcissait, les nuages s'accumulaient et quelques gouttes de pluie commençaient à tomber. Le regard de notre héros au nouveau chapeau scrutait toutes les directions afin de déceler un élément qui lui permettrait de choper les salopards qui avaient osé piéger sa propriété si belle et lustressante. Mais il ne vit rien. Alors il ouvrit les yeux et se frotta la mâchoire. Ensuite il éternua, et se retourna d'un seul coup en sortant son flingue de sa braguette ouverte : son bagage et sa canne tombèrent sur le sol et un homme leva les bras devant lui :

- Hé arrête, c'est moi !

C'était lui en effet : Feng Wei, son ami vieux et jeune, rapide et beau, moche et stupide. Heihachi leva un sourcil et un sourire narquois se dessina sur son visage délicat :

- Et qu'est-ce que tu fais là, hum ? Tu cherchais à me tenir une embuscade derrière la balustrade, c'est ça ?

- Ne sois pas bête enfin, rétorqua l'inconnu que notre héros connaissait. Tu sais bien que je suis ton pote ! Je voulais prendre un verre avec toi, depuis le temps qu'on ne s'était pas vus ! J'ai quitté mon travail plus tôt pour qu'on se mange un paquet de chips !

- J'ai déjà acheté du pâté ! répondit notre ami svelte.

Et les deux hommes rièrent en se bidonnant comme des bonbonnes. Cela dura au moins dix minutes, et je retiens deux. Heihachi rangea son colt dans son futal et ramassa ses affaires avant de faire entrer son collègue dans sa demeure poussiéreuse et puante :

- Entre donc ! J'ai gardé quelque bouteilles dans la cave, tu m'en diras des nouvelles !

Et ils entrèrent mollement en se tapant l'épaule avec amitié.

(suite)

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13 août 2015

Chapitre deux : La beauté du lieu reculé

Le train arriva en gare du Chmoulof. Ce bourg d'une centaine d'habitants se trouvait en pleine cambrousse méridionale, et c'était un lieu auquel Heihachi était très attaché, surtout la fois où il s'était trompé en enfilant ses menottes alors qu'il avait perdu la clé dans les toilettes de son appartement. Il descendit de son wagon avec voluptuosité et son bagage à la main gauche. Il tenait également deux nouveaux objets : une canne sculptée avec une tête de lion qu'il avait acheté aux enchères sur internet et qui correspondait parfaitement à sa personnalité combattante, lui le roi de la nuit, de la jungle et du cri de guerre éternel ; et un chapeau haut-de-forme qu'il avait volé à une riche femme d'affaires chinoise du nom de Michelle Chang. Ce nom lui disait bien quelque chose mais il n'en avait rien à foutre. A petits pas pressés, bondissant et cliquetant, Heihachi se rendit à sa maison de campagne où il mangeait souvent du pain et du pâté, qu'il acheta sur le chemin à son vieil ami Feng Wei qui avait en réalité la moitié de son âge arrondi à l'unité inférieure. En pénétrant sur son terrain, poussant une petite barrière de bois moisi, Heihachi huma l'air et sentit ses poumons lui faire un mal de chien ; il toussa à dix-sept reprises, cracha un ou deux glaviots et se remit ensuite en route pour ainsi franchir la porte qui le séparait de son logis de villégiature. Alors qu'il tourna la poignée, la porte tomba sur le sol dans un bruit sourd, soulevant par la même un amas de poussière impressionnant qui provoqua une nouvelle quinte de toux à notre héros grisonnant, qui manqua presque de s'étouffer. Après une bonne demie-heure, Heihachi reprit ses esprits : il comprit alors d'un seul coup que quelqu'un avait piégé sa propriété et jeta un oeil soupçonneux tout autour de lui : qui cela pouvait-il bien être ?

(suite)

25 octobre 2007

Chapitre 1

La ruelle était déserte, silencieuse, sombre.
Les clés avec lesquelles il jouait dans sa poche résonnaient d'un tintement irrégulier, et les sons étaient presque imperceptibles.
Il marchait d'un pas lent, profitant de l'air frais d'un hiver de novembre arrivé trop tôt.
Son souffle se percevait au loin, créant une fumée qu'on aurait pu assimiler à celle d'une cigarette.
Mais Heihachi ne fumait pas.
Non, bien sûr.
Il se bourrait la gueule parfois, un soir où il se sentait moins bien ; évidemment, cela arrivait.
Son lieu de réflexion favori était sans doute ce bar du coin, tenu par de ravissantes soeurs que tout semblait opposer, sauf la bêtise.
D'ailleurs, il avait longtemps cru que l'une était la mère de l'autre, mais non.
Il posa son épaule sur un des murs froids se trouvant non loin de lui.
Son regard se posait au loin, vers les réverbérations des lampadaires.
Attendait-il quelqu'un...?
Un dealer, ç'aurait été trop immoral pour un flic, un simple flic.
Une femme alors ?
L'endroit n'était pas de ceux rêvés pour un rendez-vous, mais comme vous le savez peut-être - ou peut-être pas d'ailleurs, Heihachi était bien le genre de personne à faire ce genre de chose n'importe où, n'importe comment, avec n'importe qui.
Xiaoyu Ling ?
Il ne fallait tout de même pas pousser.
Malgré son âge - certains pensent qu'il se rapproche de celui du capitaine, Heihachi n'a jamais sombré dans la nécrophilie.
Enfin, nous nous égarons, et sombrons dans l'immoral...
Attention : un homme arrive.
Il tient quelque chose, et s'approche d'un bon pas.
Lorsque Heihachi le voit, il s'écarte du mur près duquel il s'appuyait jusqu'à présent, puis fait deux pas : l'un du pied gauche, et l'autre du pied droit.
Tout cela est bien sûr très rapide et en même temps très lent, d'où l'intérêt de rajouter cette phrase que vous lisez en ce moment et qui ne sert absolument à rien.
Au bout d'un moment, Heihachi et l'inconnu se rencontrèrent : l'inconnu tendit un paquet à l'autre, et une discussion s'engagea alors :

- Salut. Tu l'as ?
- Bien sûr.
- OK. On avait dit 50 écus, c'est ça ?
- Merci.

Heihachi s'empara du paquet, et l'autre homme disparut par le chemin d'où il était venu.
L'histoire ne dit pas ce qu'il fera la reste de la soirée.
Pendant ce temps, et copiant sans vergogne son homologue anonyme, notre héros au grand coeur tourna également l'étalon, et reprit sa marche, son paquet sous le bras.
 
Nous retrouverons notre homme quelques instants plus tard, devant chez lui.
Les clés se retrouvent alors dans sa main, et cette dernière s'avance vers le mécanisme permettant d'ouvrir la porte de son appartement.
Oui, il s'agit bien d'une serrure.
Un claquement, puis la poignée s'abaisse et la porte s'ouvre : et là, le spectacle était organoleptique : une grande pièce seulement éclairée par les néons extérieurs rendait une lumière bleutée ; une table basse de taille moyenne trônait au centre, là également où se trouvaient une PlayStation 2, deux ou trois bouteilles de vodka et quelques magazines olé-olé.
Ce n'était en effet plus un secret pour personne, mais le père de Heihachi était bel et bien espagnol.
Posant sa monnaie là où la place le permettait, Heihachi posa son paquet sur le canapé en cuir d'un noir éclatant, et son blouson sur un porte-manteaux qu'il fallait sans doute deviner.
Une fois le manteau à terre, Heihachi se dirigea vers sa cuisine américaine : il ouvrit son réfrigérateur, et en sorti une bière dont il fit sauter le bouchon d'un geste expérimenté et sûr, aussi vif que délicat.
D'ailleurs, cette facilité à faire sauter la capsule lui avait été léguée par un frère d'arme avec qui il fit ses classes dans un tournoi quelconque.
Après un petit tour dans la pièce où son regard se perdait comme absorbé par des pensées iconoclastes, notre homme s'affala dans son magnifique divan en peau de tigre, celui-là même que Ken tua pour teindre son fier kimono.
Ah, la bonne époque.
Heihachi y songeait souvent.
Posant sa bière sur sa table basse en bois brut, il se saisit en échange d'un courrier situé au-dessus d'une pile d'albums de bandes dessinées : il le relit deux fois, puis le posa près de lui, se prenant la tête dans ses mains, le corps en arrière, totalement relâché.
Une nouvelle affaire ?
Non, il était trop tôt.
Quoi que.
Son réveil indiquait tout de même les 23 heures.
C'était l'heure où, par le passé, il avait fait tant de ravages.
Il s'en rappelait, vaguement, par intermittence.
Il fallait dire que l'alcool n'avait rien arrangé, et son âge ne l'aidait pas.
Une bonne nuit de sommeil, voilà ce qu'il lui fallait.
Sans même bouger de son siège, il s'allongea, puis se laissa aller à des rêves plus doux.
Ce paquet qui contenant son repas à base de riz thaïlandais allait refroidir, c'était sûr ; mais après tout, un bon cacao le lendemain, et tout serait oublié...

13 août 2015

Chapitre un : La fatigue rapide

C'était il y a hier jour. Heihachi avait travaillé comme un damné durant ces derniers mois, et il était au bout du rouleau-compresseur. Ce qu'il voulait, ce qu'il désirait plus que tout, c'était prendre des vacances bien méritées, des vacances au soleil et à la plage de sable bleu. Dans son fauteuil style Louis XVI, Heihachi dégustait un bourbon de 3 ans d'âge. Affalé, avachi, puant dans sa robe de chambre dégueulasse, notre héros au coeur beau avait le teint pâle et la mine déconfite. Il regardait un feu de cheminée sur DVD et ne comprenait pas ce qu'il devenait. Oui, la chasse au crime l'avait fait beaucoup souffrir, et lui qui était pourtant encore si jeune et fringant avait l'air d'un vieillard mou du slip accablé par le poids des années d'errance et de difficultés rétiniennes. D'un bond, jetant son verre en cristal contre le mur, se dressant de tout son long dans ses chaussons rembourrés, Heihachi eut une illumination : il lui fallait partir de cette ville de merde où l'insalubrité et les bandits de grands chemins lui avait tant pressé les testicules dans un étau depuis des années. Aussitôt dit aussitôt fait, notre jeune et fringant flic fit sa valise en emportant une bonne bouteille de scotch, trois slips de bain, un chapeau de cow-boy du XIXème siècle, une tapette à souris et 17 livres sur des enquêtes non résolues depuis l'arrivée de l'ère glaciaire sur la surface des étalons fleuris en Armoisie occidentale. Enfin, il prit son porte-monnaie et un sandwich au jambon et sortit vitesse de son appartement en claquant la porte derrière lui. Le début d'un renouveau sans scrupule.

(suite)

30 juin 2015

Heihachi, Story bien VI (en alexandrin)

Heihachi, de la corporation Mishima,

Décida de clouer l'enquête sur le champ,

Maintenant équipé de ses outils poignants,

D'un geste vif, de son fauteuil, il se leva.

 

Scrupuleusement, il analysait le corps,

Malgré le fait qu'il n'en restait plus que le tronc,

Et ceux, sans aucune trace de sang à l'horizon,

Découvrit une piste après un long effort.

 

Un cheveu bien lisse, huit centimètres au moins,

Couleur jaune pisse, resté en contre-bas,

Du nombril du défunt. Cela réconforta,

Notre héros n'ayant toujours pas de témoins.

 

Il suffisait dès lors de chercher dans la ville,

Les individus, à la chevelure laide.

Notre bon vieux héros, couvert d'un souple plaid,

Partit vitesse, la moustache tranquille.

 

(Heihachi, Story bien VII par ici)

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11 juin 2015

Heihachi, Story bien V

     17H45 – Cette journée semblait interminable. A peine le temps de trouver mon premier indice que mon téléphone vibra sur mes cuisses :
« Le plus grand détective Mishima, j'écoutoute ? »
« Re-dez-vous ce soir... au bar du coin... à neuf heures... et in-co-gni-to ! »
« Qui est à l'appareil ? », puis le téléphone bipa telle une fin d'appel belle.
Cela me rendait inquiet car la fourchette qui me séparait de ce rendez-vous était vaste. Je savais malicieusement que je stationnais déjà en ces lieux et de ce fait, il était bien plus préférable pour un homme de ma stature de ne pas rater cette occasion en faisant passer ces heures de service par des heures sup'. Je commanda un autre verre et le régla grâce à la MishimaExpress.
Anna semblait heureuse, épanouie... Peut-être voulait-elle m'inviter à déjeuner ? Ou encore me laisser découvrir les courbes de son squelette ? Par doute, j'incrivire mon 07 à l'arrière du sous bock protégeant l'humidification qu'émanait ma bibine du comptoir lustré de gerbe.
     17h49 – Cette journée semblait interminable. A peine le temps de siroter mon quarante-et-unième shooter que l'heure de la rencontre avançait avec lenteur.
     17H99 – Le pendule semble cassé. Je m'offris un sandouiche aux rillettes pour faire passer le temps. Un inconnu rentra dans le bar de l'hôtel. Il semblait louche et empli de stress. Il avait sur lui une cassette vidéo et portait une perruque de clown. Il s'approcha de moi.
« Tu es en avance. », dit-il, sûr de lui.
« J'aime pas trop tes insinuations. », lui confis-je avec panache.
L'homme ôta son chapeau et se présenta. Il me dit qu'il travaillait pour un riche homme d'affaire vivant en dehors de la ville. Alors que je questionnais, sans plus attendre, ce brave homme laid, celui-ci restait très discret. « Sans doute un pro... », m'étais-je secrètement interrogé.
Il m'offrit un premier verre que j'accepta, puis un autre accompagnée d'une planchasse grillade et poivrade spécialité bison old scholl.
« Ça fait du bien là où ça passe ! »
Heihachi comprit ! Puis partit à toute jambe, aussi rapide que la vitesse elle-même.
« Eh ! Eh ! », m'exclamais-je ! Seul un génie génétique tel que Heihachi – L'homme au mental d'acier – distingue cette audace et analyse la faille, quelque soit où elle se cache.
     18H12 – Retour sur les lieux de la scène du crime. Heihachi était assis-là, confortablement avachit sur le fauteuil du salon, fixant les éléments manquants à cette enquête de haute voltige.

(Heihachi, Story bien VI par ici)

5 juin 2015

Heihachi, Story bien II

     Les sirènes retentirent au loin alors qu'on m'apporta enfin un café déjà tiède. J'usa de mon pouvoir de capitaine en confiant l'immense tâche à cette charmante hôtesse, qui s'était teinte les cheveux couleur pisse pour l'occasion, de me ramener l'instrument oublié dans ma salle d'eau au sein même de mon domicile fixe. J'attendire alors plusieurs heures durant et afin de m'occuper, je m'étais approprié une craie afin de dessiner le contour du cadavre et en y rajoutant des petites fleurs de type marguerites.
Hwoarang revint après un certain temps et me réveilla. Il était déjà 16 heures passées et je ne pouvais malheureusement rester. Je lui confia les clés de chez moi et lui proposa de me préparer le dîner pour une soirée en tête à tête chipster et guacamole, mais elle refusa. Malgré tout, je devais absolument trouver ce mystérieux tueur habillé d'un bermuda beige ou bleu avant la fin de l'après-midi pour prouver encore une fois que le crime ne paye pas, sauf quand on est flic. Et je suis flic. Un flic m'interpella alors que je referma ma braguette après un pissou réconfortant et me il me dit : « What's ? Pisser dans les marguerites c'est pas jojo, je vais devoir vous verbaliser... » Mais il était trop tard, mon coup de pied haut/bas le terrassa d'un seul coup en deux temps. C'est alors que son collègue caché dans la voiturge sortit. Je n'allais pas me laisser faire comme un lapin de garenne et l'attaqua quand soudain, je remarqua qu'il portait un slip violet descendant jusqu'aux genoux. « Serait-ce mon flair qui m'ait trompé ? » rétorquai-je en allemand. Il n'en n'était rien. Ce ne pouvait être cette immondice et personne ne porte de jogging même en plein mois de Juin.
Une affaire de plus en plus complexe me dis-je.

(Heihachi, Story bien III par ici)

 

27 février 2015

Paella

Clip non fourni (si en fait) et non contractuel

Paella – Paella - ♪ Ouh-ouh - Paella

C'est sur une lointaine plage, que j'admire mon œsophage,
Laissant de loin le mauvais côté d'une barbe drue, je jouis, mais quel beau rasage !
Il y a des rats officiers trop généreux sur l'alcool,
Je sens qu'ça va chier – ♪ Jeune papy lion parasol ♪
Les personnes jalousent, m'observent, me touchent les abdos,
Quand dans un film où je ferai du vélo.
Alerte une mamie brûle, je l'a jette dans les vagues,
Une tasse pêche sournoise, c'est si bon pour un frague.
Que d’applaudissements j'ai noyé une vie,
♪ Mais rien n'est gratuit la victime dormira ce soir sous la pluie ♪
Je déguste un cocktail, vue Sarcelles, en claquette,
J'soigne mon orthographe, que veux-tu, j'me la pète.
Je rentre à l'hôtel, ça me file la trique,
Ce soir j'remplis ma baignoire, mes précieuses sentent la truite.
♪ Pas de panique, en tant que flic, j'te donne le déclic ♪
On a tout le temps, on s'savonne d'abord la...

Paella – Paella - ♪ Ouh-ouh - Paella

Le lendemain matin vers quinze heures de l'après-midi, toutes mes jambes se traînent,
Dans la chambre c'est l'orgie :
Une âme de marmotte, à terre d'la compote,
Le sourire joyeux d'mon bain vidé me révolte, Booo...
...ooon direction la cuisine de l'hôtel !
On crame d'abord les filets de sol, pour la dalle au cas où elle revienne,
Je pique une fourchette, c'est alors que l'agent Bond m’interpelle :
♪ Viens avec ton bang, mon chanvre pousse sur la fenêtre ! ♪
Que c'est naze. OK on y sera, prévois une coquille,
Car mes coups sont plus vicieux que les poils souples du nombril,
Danse rapide, on va flamber les jarrets de veau,
A feu doux – ♪ Pas trop chaud ♪ – on ramasse les Légo©.
On trime, dans un restaurant sans sucre de canne,
On flic même dans l'office, c'est la coupure générale.
Seul problème : j'ai lâché une caisse d'vant l'entrée,
♪ Mais c'est infâme, j'esquive en espérant ne pas m'être fait gauler ♪

Paella – Paella - ♪ Ouh-ouh - Paella

Cette fois, j'me pète la ch'ville, j'avance avec des béquilles,
18 degrés, la chaleur illusoire tiède d'été, ma rotule qui vrille,
Bar à cocktail, ce soir c'est karaoké, 24 karatékas trop mous
OK, mon ex femme va m'le payer,
♪ Seule ma jambe saigne ♪
J'ai pas l'temps, j'm'égare dans l'métro.
J'tabasse un clodo, J'vais pas faire l'enflure, lui laisser mon maillot – Ha-ha ♫
Appartement bien noir,  une envie de vomir,
Ma libido en vrac, c'est moche... J'me sers un p'tit kir.
♪ La nuit ne fait que commencer ♪
Seule sous ma table un jour heureux, tise à volonté, c'est si bon de kiffer,
Que de joie, se faire virer pour biture ! Une dent cassée,
Jouissance et moche bienté,
Pas même un nénuphar pour obstacle, Lei ou Lang se joint à nous,
♪ Leçon de kung-fu inévitable ♪
Et tout se finit dans une ambiance de merde,
J'm'endors, sur la paella, dans mon vomi je me réveille.

26 février 2015

Le Pari

Moi, Heihachi de la corporation Mishima, avait été joint dernièrement par un jeune freluquet à la voix douce et bourgeonnante afin de me rendre sur les lieux d'un crime atroce.

Alors que le soleil venait à peine de se coucher, mon téléphone bipolaire résonnait dans les interstices de mon appartement beau et cosy. Malheureusement, à cet instant là, je ne m'y trouvais pas car je venais tout juste de fermer la porte de sortie afin de me rendre chez le bookmaker le plus proche. Mon instinct m'ordonna de ne pas perdre une seule seconde et de faire mine de ne rien avoir entendu. Ce qui était maintenant le cas.
Je croisa ma voisine Adeline ma copine dans le hall de l'immeuble qui me parla de chose et d'autre dont je n'avais nullement besoin d'entendre et fit genre d'écouter alors que je surfais déjà sur les vagues du bitume de notre bonne vieille ville sus nommée Oulossis-les-Moulineux.
Après quelques ollies sur clochards j'arrivais à destination. Il s'agissait là d'un piteux refuge de sagouins située dans l'arrière cours du tribunal de grande sentence. Un homme à l'allure nouvelle surveillait l'entrée et la sortie qui était en fait au même endroit. L'homme m'adressa la parole de cette façon précise :

- Hey toi ! T'es en basket là ? Tu t'fous d'ma gueule ?
- Mes pantoufles sont sur le radiateur, rétorquais-je.

Il s'agissait là en fait d'un code pour rentrer. Mais ce videur moche ne devait plus se souvenir du mot de passe des convives car il m'agressa avec des mots grossiers tel que « Déguerpies maintenant ! » ou encore « Si tu persistes, j'vais te briser les deux gencives à coup de batte de hockey! ». Et comme je n'avais pas encore fait mes exercices nuptiales, je n'avais aucune raison de parler plus longtemps avec ce fou.
Par une feinte digne des grands maîtres de la Suède ancienne, je parvins à me faux-filet-au-fish sur la balustrade grâce à une escalade souple et belle puis me glissa discrètement vers la petite foule cachée par l'épaisse fumée qui régnait en ces lieux. Je sortis de ma poche de pyjama un lard-feuille en cuire inévitable puis y dérangea deux liasses de 5 afin de donner une mise de départ.
Ceci fait, je quitta le fumoir car j'étais resté en apnée depuis que j'étais sortis de mon bon bain tiède de 14h, heure locale.
Le videur ordure passé de mode me reconnut à la sortie et semblait vénère mais j'étais déjà revenu devant ma porte d'entrée vitesse. Le téléphone sonnait toujours. Je décrocha d'une main incertaine.

« Oui. Oui. Oui, oui. Oui. Non. Oui. Hum. Oui-oui. »

Puis je raccrocha le combiné sans retenue. Ces paroles semblaient intrépides et piédestal, ce qui confirma mes doutes : une nouvelle affaire allait voir le jour et je jouissais de cela au plus profond de moi.

10 février 2015

Nouvelle affaire pour un gentilhomme

C'était par une soirée de nuit sombre que commença cette journée. Heihachi s'était réveillé très tard tellement il avait bien dormi. Il s'était couché le matin même et avait prit sa cuite du siècle. Notre héros se réveilla bel et bien mais pas dans son lit. Un ronflement se fit entendre et Heihachi sursauta et tomba sur le cul. Une jeune femme séduisante à la coiffe couleur orange pastel dormait encore blottie sous une couverture de souplesse noble. Heihachi n'en revenait pas. Mais un black-out terrible empêchait le triple octogénaire de se souvenir de quoi que ce soit. Dans le doute, il partit vitesse après avoir bu un café tiédasse.
La rue était calme mais son cul lui procurait des douleurs intercostales fulgurantes. Il criait vraiment fort et réveilla tout le quartier. Pris de panique, notre héros décida de se rendre chez son dentiste urgentiste alors qu'on lui jetait des canettes vides.
Arrivé dans le cabinet de service de nuit, Heihachi fut appelé pour être examiné de plus près.
Le docteur annonça :

« - Mon cher, j'ai bien peur que cela ne soit une MST...
- Mais c'est impossible, je n'ai pas eu de rapport depuis des lustres !
- Des lustres ou des allogènes, peu importe, vous avez bien une Molaire Sérieusement Touchée ! »

Cette dernière phrase fut comme un coup de sabre dans l’hexagone pour Heihachi.
Il partit sans payer sa consultation après avoir explosé la tête de ce jeune loutre à coups de détartreur.
Son téléphone sonna :

« - Allo, dit-il d'une voix sûre et bien-pensante.
- Mr Mishima ? C'est Hwoarang, la secrétaire à la chevelure d'orang-outang, je vous appelle parce qu'une prise d'otages à été déclarée dans un cinéma miteux et vous êtes le seul garde-côte disponible ce soir...
- Oui très bien, envoyez-moi les coordonnées par la P.O.S.T.E et laissez-moi votre message après le signal sonore. Bip ! »

Heihachi marcha longtemps car le cinéma était vraiment super loin. Il croisa un vendeur de riz et lui commanda deux bols à livrer directement à son domicile à 3h du mat pétante.
Arrivé sur les lieux du futur crime, il attrapa son sabre et entra dans la salle 2. Un film en couleur y était projeté, une histoire palpitante où un homme sur-protéiné arrachait des têtes pour y chier dans le cou. Mais pas la moindre trace humaine à l'horizon, juste un démon avachit sur quatre sièges, du pop-corn dans la gueule du serpent qui lui sert de bras.
Voyant qu'il n'y avait strictement aucun danger, il entreprit sa mission vers la salle 1.
Lorsque Heihachi rentra, il fut braqué par un mec baraqué habillé de bric et de broc couleur ocre-brun. Ne laissant aucune émotion s'emparer de lui, notre héros scruta méticuleusement les environs. Il y avait des guignols attachés l'un à l'autre un sac sur la tête, deux ravisseurs dont un avec arme collée contre la tempe de Heihachi et l'autre en train de mâcher du chewing-gum saveur citron printanier. Oui, Heihachi avait du flair.
C'est alors que le type le plus menaçant s'approcha de lui les mains dans les poches et dit : « Tiens tiens, mais que vois-je ? C'est notre ami Denver, et il a des p'tits oursons avec lui, oh oh oh de mieux en mieux. »

L'homme chipa le paquet de bonbon gratuit qu'on avait filé à Heihachi en entrant dans le cinéma, puis continua :

« - Tu te souviens de moi ?
- Gouh !
- Que se passe-t-il ? Tu tires une tête vraiment laide ! »

Effectivement, Heihachi avait toujours sa terrible douleur du fion et ne parvenait à rester immobile. Il se mit à danser du ventre avec aisance.

« - Mais qu'est-ce que tu fais imbécile ?
- Oui je t'ai reconnu, dit notre héros des temps moderne, tu es Tiger Jackson ! Le meurtrier plus connu sous le nom de couille-molle !
- Comment ?! Mais je vais te buter vieux croûton ! »

Tiger Jackson, l'air vraiment vénère, s'empara de l'arme de son complice. Heihachi avait attendu ce moment pour jouer de ses talents et faire mine d'être interpellé par le déroulement du scénario du film Titinic. Tiger Jackson avait des lunettes de soleil niveau 4 et Heihachi avait bien cerné la situation et par un mouvement de vieillesse, récupéra son sabre haut-la-main et trancha la tête de son complice qui n'était d'autre qu'un type dont tout le monde se foutait à présent.
Cette subduction d'action laissa quand même le temps à Tiger de tirer un coup dans la cuisse du vieil homme maintenant à terre qui se tordait de douleur.

« - Ah ah ah ! Tes pouvoirs ne peuvent rien contre moi! Je vais maintenant te porter le coup de grâce chevalier !
- Ouh ! Attends ! J'ai une info pour toi !
- Hein ? Parle, je t'écoute !
- Et bien j'ai déjà vu ce film et si tu ne veux pas connaître la fin de l'histoire, je te conseille de me laisser partir.
- Tu crois que tes mensonges vont te sauver la vie ?
- Tant pis, tu l'auras voulu... »

Heihachi, la cuisse en sang, sauta d'un bond somptueux afin de déposer un coup de pied dans le menton du meurtrier qui le mit KO en un instant et demi.
Heihachi coupa les mains et les pieds de l'ex-teneur d'otages avant de s'installer confortablement pour regarder son moment préféré du film. « Tu as confiance en moi ? Tu as confiance en moi ? » dit Léonardo avant de mourir de froid.

6 décembre 1998

Chapitre 5 - Lei Wulong fait du mytho (2ème partie)

Je suis donc, tout de suite après, allé voir ce crétin de flic qu'est M. Wulong. Il me dit que c'était vrai : c'était bien lui qui avait tué Mme Xiaoyu, mais il ne l'avait pas fait exprès. Quel menteur ! C'était vraiment un mythomane. Mais je n'avais aucune preuve : comment allais-je donc faire pour accuser cet imbécile de flic chinois ? J'eux alors une merveilleuse idée : j'allais lui poser la même question que tout à l'heure et on allait bien voir si cette fois-ci il répondrait qu'il dormait durant le meurtre. Je l'ai donc appelé :

- Hé ! Le connard là-bas !

Il se reconnut tout de suite :

- Oui qu'est-ce qu'il y a ?
- Et bien je voulais vous poser une petite question M. Wulong : qu'avez-vous fait pendant le meurtre ?

Il parut alors pour le moins perplexe.

- Alors, répondez-vous ? lui dis-je d'un ton grave.
- Hé ! Ferme ta gueule, le vieux ! me lança-t-il ironiquement.

C'est alors que, outré par son langage, je sortis mon flingue, un Colt 938. Il fit de même. Un duel serré s'annonça donc. Nous nous regardâmes de longues heures durant et, tout à coup, je lui dis de regarder derrière lui. Il se retourna. Je profitai de ce moment d'inattention pour lui tirer trois balles dans la tête à bout portant.

18 décembre 2014

Heihachi Story 1

Heihachi titubait. Cela faisait un moment qu'il n'avait pas pris une telle cuite au Bar du coin. La nuit était noire, la pluie était humide et les vêtements du maître du karaté semblaient se gondoler à mesure qu'il roulait dans la ruelle maussade. En tapant dans une poubelle, Heihachi se cogna le rotule dans un rat qui passait. C'est à cet instant que les yeux du vieil homme rencontrèrent ceux d'un homme à l'allure belle et longiligne, un mec qui faisait la loi dans la forêt : Forest Law. Au lieu de ses fringues en peau de mammouth habituels, le fils de Jude arborait une redingote du plus bel effet, ce qui éblouit tout naturellement le visage teinté d'émeraudes de notre héros au coeur léger. Dix minutes passèrent alors qu'aucun des deux compères ne bougeât. Puis, avec une habileté mêlée d'intrigue, chacun bondit dans un coin du ring avant de scruter l'horizon d'un oeil malicieux ; ils sortirent un fusil à pompe de leur sacoche de voyage et commencèrent à tirer dans tous les sens sans vraiment viser quoi que ce soit. Ils finirent par tuer trois passants innocents sauf un qui était un voleur de diamants célèbre du XIXème siècle. Une fois toutes leurs cartouches utilisées et le silence revenu, une odeur de sirène de police retentit dans la ville lugubre et rapide : il s'agissait du célèbre policier-flic Lei ou Lang, on ne sait plus très bien, qui avait tout entendu dans son local moite situé à 12 kilomètres au nord-ouest. Aussitôt dit aussitôt fait, les deux lascars au cheveu rare prirent immédiatement la fuite en direction de la galerie d'art. Ils étaient en effet tous les deux en cavale depuis plusieurs années et retourner en taule ne faisait clairement par partie de leurs prérogatives. Une course-poursuite s'engagea alors pendant 5 secondes mais Heihachi se foula la cheville et il tomba dans le caniveau. Cette infortune lui permit de semer son poursuivant, mais en contrepartie il mourut dans d'horribles souffrances.

29 mai 2017

Heihachi, Story bien VIII

Alors que le onzième coup de cloche venait de retentir sur Oulossis-les-Moulineux, tout semblait calme. Un autocar klaxonna afin de signaler à notre bon vieux héros de déguerpir vitesse de la chaussée piétonne. Le feu était vert luisant pourtant, mais il pleuvait toujours à grande eau et on ne voyait pas très bien. Heihachi avait eu un sursaut de panique mais comprit, salua humblement le chauffeur et marcha en direction d'un vendeur de riz de passage, car sa pitance du matin n'avait été que trop maigre. Cela tombait bien, car ce marchand vêtu d'un costume de l'espace était située dans la direction opposée de la fugitive trop rapide pour l'homme vieux qu'il était. Il commanda sa collation et ne paya pas son dû. Après avoir terminé sa dernière bouchée de riz en cuisson douce en bolino, il sortit un gun méga-badass et tira à une seule reprise dans le talon d’Achille du suspect qui s'écroula au sol telle une vieille paralytique puis arriva auprès d'elle en bondissant fièrement puis la questionna :

« Je me déplace à quatre pattes, puis à deux pattes, puis à une patte, qui je suis ? », commençant l'interrogatoire par une charade complexe.

« Les secours ! Appelez vite les secours ! », hurla Madame le maire, se tortillant de douleurs vives.

On put entendre alors au loin le service des urgences pinponner en do septième, son qui émanait d'un interphone à faible consommation. Heihchi avait acheté le même quelques temps auparavant mais l'avait perdu. Une aide-soignante à l'allure type descendit de son véhicule en marche et ouvra avec soin son attaché-case et y sortit quelques tiges de bambous au feuillage très appétissant. Madame le maire fut ensuite amenée de force au commissariat pour l'ultime interrogatoire de cette enquête si complexe. Cas rare où notre héros délègue son travail mais il n'écoutait que les battements de son cœur chaud.
Heihachi avait tout compris depuis le début. Il n'avait qu'à écouter son instinct et paf, tout rentrait dans l'ordre inaliénable comme dans un scénario d'auteur à succès. Il se félicita intérieurement et extérieurement, la moustache rieuse. La joie était là, grande, mais le bonheur n'était que passager et notre héros ne n'en avait que trop payé les frais durant sa jeunesse pour bien savoir que tout cela, il le devait à son talent inné et à son acharnement pour le bien de la justice.

C'est alors que le bus qui passe par le cinéma grilla le feu orange. « Oh ! », s'exclama Heihachi en réingurgitant sa salive suave. Il ne fallait surtout pas rater telle occasion car, comme tous les oulossissomanois le savent, ce bus passe aussi par les vastes bureaux de la Mishima Corp©, et il n'allait pas rester là comme un gland avec la racaille des bas quartiers sous l'abris-bus. Mais il glissa sur son arme de service et l'autocar repartit en laissant un vieil homme, la tête dans le caniveau.
Un des jeunes qui écoutait de la musique techno sous l'abris bus, voyant le drame se produire survint alors comme un éclair mou au secours du maître des sabres. Heihachi remercia le brave homme en lui offrant son flingue fétiche ancien puis se frotta son kimono imbibé de boue, ce qui a eu pour incidence d'envenimer la situation déjà bien cafardeuse. À sa grande surprise, ce même jeune homme aiguilla notre héros vers la boutique de sa mère, qui n'était autre qu'un pressing de grand renom. Heihachi, très ému par cette délicate attention, le remercia de nouveau puis lui céda son badge de flic. Il partit souriant sans même se rendre compte que ce jeune homme sympathique n'était autre que Lei. Ou Lang. Ou les deux. Son fidèle ennemie de toujours. Le ce du pourquoi il était. Le contraste même du bien combattant le mal. Non, il ne le savait pas...

(Heihachi, Story bien IX par ici)

23 août 2015

Chapitre dix : Le combat de l'amitié

Heihachi Mishima et Lei Wulong continuaient de progresser vers le village avec lenteur et délectation : Heihachi profitait d'ailleurs de chaque instant pour coller des tartes et autant de torgnolles à son ennemi moche quand Lei essayait dans le même temps de fausser compagnie à notre héros dès qu'il aurait le dos tourné, mais il était toujours de face ou de profil donc c'était impossible. Tout à coup, une très très vieille femme d'au moins 101 ans tomba dans un précipice plutot haut. Heihachi et Lei ne virent rien car un homme arriva d'un seul coup devant eux sans crier gare :

- Heihachi ! Laisse-moi tuer cette homme ! Je le hais !

- Allons Feng Wei ! dit Heihachi en ayant reconnu son collègue et néanmoins frère d'armes et en faisant un croche-patte à son prisonnier qui s'étala comme une merde par terre après avoir heurté un arbre avec la bouche. Il doit être jugé pour tous les crimes qu'il a commis ! La taule sera son seul salut ! Regarde ! poursuit-il en ramassant le visage de Lei sur le sol. Vois son visage laid et ensanglanté ! Tu ne tirerais aucune gloire à le descendre, crois-moi !

- Ainsi puisque nous ne sommes pas d'accord nous devrons nous battre Heihachi, mon ami de toujours !

Notre héros merveilleux ne voulait pas se battre mais on entendit un « round one, fight ! » dans les airs alors il était obligé. Les coups pleuvèrent comme la pluie qui tomba à ce moment pile. Le terrain devint glissant et Feng Wei glissa, ce qui le mit dans une posture délicatement périlleuse. Heihachi aurait pu lui porter le coup de grâce mais il préféra laisser le chronomètre tomber jusqu'à zéro.

- Relève-toi mon ami, dit-il en relevant son camararade en lui tenant la main par les testicules. Je suis le plus fort, tu n'y peux rien. Ma puissance n'a rien de tel que l'avenir de la planète, et rien ni jamais personne ne parviendra à me vaincre en combat loyal et singulier, sauf une fois.

Il s'embrassèrent de longues minutes et Lei Wulong vomit.

(suite)

19 décembre 2014

Heihachi Story 2

Docteur Panda lui rendait visite nuit et jour pour son déjeuner nuptial. C'était moche et vraiment loin d'être beau. Une rotule avariée, le lit d'hôpital mal repassé et une barbe de 3 heures. Docteur Penneda ne se préoccupait pas que de lui changer sa perfusion, non, il stabilisait également son pouls et refilait les siens. Un jour de pleine lune cosmétique âcre, le défunt lança ces quelques phrases dans un dernier soupir agité : « Ouh ! ». Puis s'en alla dans un monde meilleur, où il rejoindra l'amour et l'amitié. L'amour oui ! Mais l'amitié lui pendait au nez. Dans un élan de grâce infirme, l’octogénaire s'octroya une seconde vie pour le round two et ne pouvait compter que sur ses techniques et son beretta falcon calibre 12 pour mettre d’ors et déjà, la terre en état de nuire et surplomber les liens qui unissait sa chair à ses couilles velues et luisantes à souhait. Kuma de son vrai nom n'était déjà plus de service et avait laissé par m'égare son casque et son jeu de clé de scooter sur le plateau repas entre le champomy et le dictionnaire d'une autre époque gagné dans une émission perse impliquant des questions belles. « Est-ce une illusion ? » se demanda le patient en larme. Évidemment, que ce n'était pas le cas, sa réponse était fausse et cette douleur extra-conjugale se faisait sentir au nez comme aux tympans. D'après la radio, sa rotule de l'avant bras suintait de champignons tropicaux et autres désherbants fratricides mais ce n'était pas la bonne fréquence, car oui il préférait le jazz et il assumait. Il se pinça le jeu de clé, bu un cul sec de joue et démarra le deux roues à l'aide du champomy d'abord. Il en oublia le casque et n'hésita pas à chanter sa liberté submersive de bon cœur pour ne pas se faire prendre par les keufs postés sur les tours de guet. Heihachi était hétéro et de plus... c'était notre héros.

5 octobre 2025

Chapitre 1 : Un nouveau jour

C'était un jour de beauté iridescente. Le soleil brillait dans l'espace, et Heihachi se leva de son parquet ciré, le dos en vrac, le peignoir détaché et le cheveu hirsute. Il se gratta la fesse droite à de multiples reprises tout en déambulant dans son appartement envahi de déchets, de papiers, de journaux et de vieilles bouteilles d'alcool frelaté premier prix de chez Lidl, faisant craquer le sol à chacun de ses pas lourds et chaussonneux. Le téléviseur 1/9e braillait des publicités pour de la pâté pour chiens et notre héros faillit vomir par trois fois avant d'atteindre le lavabo rempli d'assiettes, de bols, de couverts, de restes de nourriture et d'une famille de ragondins qui semblait avoir élu domicile dans son domicile alors qu'ils ne payaient même pas de loyer - mais Heihachi non plus alors il en avait rien à cirer. En effet, son propriétaire était mort il y a 12 ans d'une grippe gastrique foudroyante, mais le corps était resté mystérieusement disparu alors la police locale avait conclut à un suicide sectaire barbarique moldave, ce qui arrangea bien notre ami à tous et néanmoins revêche fêtard.

 

Alors qu'il se lava les dents avec une brosse pour le lavabo et du liquide vaisselle saveur pêche du sud du Roussillon, il remarqua à travers la vitre la moins sale de sa fenêtre que le printemps était revenu dans la ville de Gotham, avant de se rendre compte qu'il s'agissait d'une rediffusion de Batman Résurrection qui passait sur la chaîne hertzienne huit. Il s'empara donc de sa télécommande spectrale pour la lancer à travers la pièce avec quelque espoir d'atteindre quelque chose, mais son projectile passa par la fenêtre et finit sa course dans la tête de quelqu'un qui se trouvait fort heureusement à l'extérieur de son domicile.

 

- Aïe ! dit une voix féminine mais néanmoins nasillarde.

- Allons bon, disa Heihachi en soufflant à travers ses moustaches.

 

Il réajusta son serre-tête Hello Kitty, se grilla une clope, se gratta l'autre fesse et s'approcha de la porte de sa appartement, bien décidé à en découdre. Quelqu'un sonna enfin, il ouvrit, prépara son ki mais en fait c'était la factrice de L.A. P.O.S.T.E. qu'il croisait tous les jours dans les environs. Elle était aussi moche que d'habitude, même encore pire avec ce nez en sang et cette mine renfrognée.

 

- Vous pourriez faire un peu attention à votre présentation, disa notre héros magnifique avec mansuétude.

- Bonjour. Une lettre recommandée pour vous, dit la femme dégueulasse sans perdre la face - en tout cas sans en perdre plus que ce que notre ami lui fit perdre déjà.

 

Heihachi arracha la lettre des mains de la jeune femme et lui claqua la porte au visage, avant de faire quelques pas et de s'affaler dans son fauteuil vieux mais pas aussi vieux que lui. Il se servit un bourbon sec sans glace et sans reproche, tourna sa cuiller sept fois dans sa bouche et lisa le courrier périphérique avec frénésie occiputaire :

 

« Cher Heihachi,

Je t'attends ce jour séance tenante au bureau du centre ville. Soit à l'heure, sinon il t'en cuira ! »

 

C'était signé : Jin Kazmoissa, mais le nom était barré à de multiples reprises, donc on aurait pu croire que c'était une blague mais Heihachi n'aimait pas les blagues et encore moins déchiffrer des énigmes, donc il enfila un froc et partit sur le champ en piétinant la factrice en sortant qui était évanouie sur le sol, sur son paillasson hollandois.

 

Chapitre suivant

5 octobre 2025

Chapitre 2 : Rendez-vous à la Mishima Corp

Après avoir descendu les marches de son immeuble quatre à quatre, Heihachi arriva en bas de l'escalier de la résidence et glissa sur un skate-board qu'un hurluberlu aztèque avait probablement laissé là : il fit un vol plané doublé d'un salto avant et se désintégra dans l'espace intersidéral.

 

En fait non : notre héros au cœur bon était tombé sur la tête et s'était évanoui en tapant avec rudesse et douceur dans le nez-de-marche de l'ultime voyant ardant, et c'est un sympathique vendeur qui le secourut alors qu'il faisait une livraison "Yoshi Express". Pour le remercier, Heihachi le tabassa avec véhémence et repartit aussi sec en courant à travers la ville, en direction du centre de la Mishima Corporation. Le vendeur de riz ne rit pas mais sourit de toutes ses dents, ayant tôt pensé de se venger de ce malotru personnage qui lui avait mis une rouste alors qu'il n'était là que pour faire son travail - à croire que notre ami à tous n'était qu'un pathétique personnage colérique et imbu de lui-même - ça serait quand même un comble admettez-le.

 

En sandale sur le bitume frais du matin, Heihachi continuait sa course folle, moustache au vent : cette douce brise lui rappelait des souvenirs de sa jeunesse hermaphrodite, et il faillit être renversé à moult reprises par toutes sortes de véhicules, à moteur ou non : un hélicoptère, une banane, un cadran de montre turquoise d'Ouzbékistan… Notre héros légendaire arriva à grande hâte en vue du bâtiment objectivé en continuant de tourner les guiboles comme un dératé, et parvenant à bout de souffle devant la porte d'entrée.

 

Là se tenait un policier du nom de Leille (ou Lowe, il ne savait plus très bien après une course pareille) qu'il insulta en bulgare pour conserver un minimum de classe. Le policier ne lui en tenut pas rigueur, ce qui déstabilisa notre moustachu vaillant qui s'en retrouva fort décontenancé - à moins que sa course précédente n'y soit pour quelque chose. Leille policier le laissa donc passer avec un mouvement de grue thaïlandaise, et Heihachi pénétra l'établissement d'une manière agile et veloutée.

 

A l'accueil se tenait l'éternelle Mme Hwoarang, qui n'eut le temps de prononcer mot qu'Heihachi avait déjà défoncé l'ascenseur et arriva vitesse devant le bureau du maître des lieux : Jin Kazama. Ce dernier serra la main de notre ami au cœur tiédasse et tendre et l'invita à boire un chocolat chaud avec une lichette de liqueur mexicaine : Heihachi céda s'il faisait l'inverse, bien que la liqueur chaude fût une idée aussi moyenne qu'étonnante. Jin continua en ces mots :

 

- Mon cher, j'ai une nouvelle mission pour vous, disa-t-il.

- Je vous écoute, réponda-lui-t-il.

- Vous n'êtes certainement pas sans savoir que Jacques dit "le roi du gun" a fait son retour parmi les contrées de l'ouest de la Moldadoisie.

- Je crois que son nom est "Jack", pas "Jacques", rétorqua notre héros national.

- Mais il est pourtant le roi du gun, réponda-je lui-en !

- Le roi du gun, c'est moi, rugea-je-t-il encore plus !

 

Sur ce, Heihachi tourna les talons et se froissa le muscle du tendon d'Achille, ce qui l'obligea à le faire admettre aux urgences pour une dizaine de jours. Pendant ce temps, il eut l'espace mémoriel pour lire le dossier sur ce Jacques ou Jack, on ne sait plus très bien, mais qui faisait apparemment du trafic de guns. Et ça, vraiment, on ne pouvait pas le valider. Ainsi notre héros mais néanmoins ami partirait-il en mission dès le lendemain, quand son pied serait guéri et son visage savonné.

 

Chapitre suivant

30 avril 2015

Heihachi, Story bien I

     Moi, Heihachi de la corporation Mishima, était parti vitesse vers le lieux d'un nouveau crime poignant, après trois bonnes heures passées dans le rayon « dvd bien » de Carrouf à choisir quel film de jeune mongole j'allais pouvoir visionner ce soir entre le journal du Maillon Faible et la météo des plages.
Lors de mon arrivé, quelqu'un me proposa quelque chose à boire. « Une jeune recrue ! », me disais-je, mais il n'en était rien, il s'agissait-là de notre secrétaire Hwoarang qui tenait deux jus de pomme entre ses cuisses velues et courtoises.
Après cette anecdote belle, je subissa une attaque nasale - tel le rot de nez après un bon soda frappé bu cul-sec en apnée - en découvrant pareille horreur : Un corps dépourvue de sang mais dont la tête et la queue, et les pieds, étaient manquant... « Rude affaire même quand on a pas de trépieds », m'inspirais-je en signe de distinction comique. Mais personne ne ria, sauf moi.
Je vomis très humblement ma soupe tiédasse du goûter devant ce spectacle radieux et releva quelques empreintes digitales, ci et là. Des « Ooooh ! » raisonnèrent à mes oreilles. Je savais aussi briller en société, faut pas déconner.
Trois individus suspects étaient présent durant les dernières 48h du crime. Mon flair sauvage distinguait précisément la couleur des shorts des individus ayant été en contact avec le malheureux tronc qui s'offrait à nos yeux. Je revomissa, puis sortis de nouveau, mon atout de taille : « Snif – Snif - Noir, beige, bleu... Un garçon et... Snif - Une fille ! ». On m'applaudissa durant 4 secondes réelles puis je redemanda un silence généralisé dans la salle. [...]
En sortant ma trousse à outils, je m'aperçus que j'oublia, de façon prérogative, un instrument essentiel au bon suivi de l'enquête sur le rebord même de mon lavabo préféré : Ce fut une sévère complication cosmique mais je resta sur mes gardes et ouvra l'oeil comme jamais.
En regardant par la fenêtra balconnée, je fis tomber un pot de fleur par mégarde qui attérissa sur une très très vieille dame qui était sans doute, ma foi, déjà aussi très proche de la mort, et ce, malgré que je ne trouve pas ça cool d'habitude, me permettait d'oublier vite ce moment semi-tragique et de passer à la suite de l'enquête.

(Heihachi, Story bien II par ici)

9 novembre 2007

Chapitre 4

La papier peint du bureau était blanc, immaculé.
Le mobilier n'avait pas bougé, il était resté le même depuis toutes ces années.
Même cette bonne vieille bonbonne de gaz n'avait pas bougé !
Heihachi songeait à ces années passées où il glandait sur son superbe fauteuil, regardant par la vitre située au fond de la pièce.
Là où Ogueur se trouvait actuellement d'ailleurs.
Il avait changé de coupe, certes, mais était parfaitement reconnaissable par notre héros, à qui il avait jadis volé la petite amie !
En commençant à s'énerver à la vue de son rival et ennemi de toujours, Heihachi s'avança en proférant des menaces de mort à l'égard du nouvel inspecteur de la Mishima Corporation :
 
- Ogueur, connard ! Je vais te défoncer ta gueule de merde dans la seconde !
 
L'autre parut surpris.
Il fit sa tête de victime, puis la discussion s'enchaîna alors que la distance les séparant rétrécissait à mesure que Heihachi se dirigeait vers lui, l'air particulièrement remonté :
 
- Heihachi, vieille fripouille ridée ! Comment m'as-tu donc reconnu ?
 
Notre héros ne s'arrêta pas, et tel un diplodocus-rex, explosa le bureau d'un geste puissant du bras droit ; le meuble à terre scindé en deux, Heihachi fit encore deux pas et attrapa l'autre par le col ; Ogueur, commençant à être furieux à son tour, rétorqua :
 
- Tu me lâches, tu me lâches !
 
Heihachi ne le lâcha pas, et reprit :
 
- Tu rêves mon gros, je vais te faire passer le goût de t'immiscer dans ma vie définitivement ! Je vais tellement t'éclater qu'on pourra même plus ramasser ta tête de pygmée à la petite cuillère !!
 
C'est qu'il avait pris quelques cours de français, le bougre.
Mais l'ogre ne s'en laissa pas compter, et après avoir réfléchoix un instant sur la situation, il ajouta :
 
- Mais au fait, comment as-tu su pour mon changement d'identité ?
- Hein ?
- Bin ouais, je m'appelle Ogueur maintenant, et plus Ogre.
- Quoi ? Quelle est la différence ?
 
Alors que, semblant soudainement calmé, Heihachi déserra son emprise, Ogueur sortit son porte-feuille et sa fausse carte d'identité au nom de Ogueur de son blouson en cuir.
Il avait également un diplôme d'expert en trapèze volant, un as de pique Carta Mundi et une montre-gousset dont la pile était morte.
Ogueur profita alors de l'inattention de Heihachi pour s'enfuir en sautant par la fenêtre par laquelle il traversa : cela fit un boucan terrible, ce qui ameuta tous les autres employés qui travaillaient ici.
Et c'était sûr qu'avec le ketchup qui se trouvait dans la pièce, notre héros allait maintenant être le suspect numéro un !

26 décembre 2015

Le retour du Noël de Heihachi

C'était un jour de pureté allemandoise. Heihachi frissonnait dans son caleçon fleuri alors que la cafetière frémissait dans la résonnance épileptique de sa demeure sans chauffage. La neige pistait les rayons du soleil mou de l'hiver rude et frisquet à travers la fenêtre au carreau cassé de notre héros à la barbe vieillissante. Heihachi se gratta, le yeux mi-clos, et sortit un mug avec une tête de Pikachu de son placard moisi. Un cafard courrut vitesse sous une soupière de l'âge d'or du fer forgé du XIXème siècle et notre ami mais néanmoins inatteignable modèle referma la porte de son placard avec rudesse et dignité. Quelqu'un sonna alors à la porte de son appartement et Heihachi fit tomber sa tasse de surprise rapide. La tasse se brisa sur son petit doigt de pied et le sang coula. Fort comme un surhomme des temps anciens, notre héros au coeur lourd alla ouvrir sa porte à cloche-pied : quelle ne fut pas sa surprise de découvrir la magnifique et bellissima Mentha Law, sa postière préférée à qui il avait refusé quelques semaines auparavant d'échanger un calendrier deux mille seize contre monnaie sonnante et trébuchante, préférant la faire trébucher pour la faire tomber dans les escaliers. Il en riait encore. Le bras droit dans le plâtre, la postière de la P.O.S.T.E. tendit un paquet mou et dur à notre ami balivernieux de sa main gauche dont un seul doigt manquait à l'appel, et demanda dans un français incompréhensible de signer ici, et ici. Heihachi refusa ces avances fortuites et ne signera aucun autographe tant que son pied saignera avec une telle déconvenue chrysalidaire. La membre de l'équipe de la postale agence dut donc soigner le doigt de pied nauséabond de notre héros vieux alors que celui-ci mangea une biscotte mi-molle agrémentée de mimolette. Heihachi tenut sur une jambe pendant de longues minutes puis, quand les soins furent finis, il signa un autographe sur un paquet de semoule et donna un coup de pied dans le buste de son interlocutrice qui valsa derechef dans les marches de son escalier en trompe-l'oeil. Alors que la demoiselle en détresse criait et se cassant plusieurs os à chaque fracas dans les escaliers, notre héros beau ferma la porte d'un reverse kick fameux et alla s'affaler dans son rocking chair belgeois pour regarder Mo-Mo-Motus avec Thierro Beccary, un jeune mâle à tête hypnotique qu'il avait reccueilli quelque mois auparavant après une altercation musclée des gorges du futur état de Lamasse.

A suivre...

4 décembre 1998

Chapitre 1 - La Corporation Mishima

Samedi 4 décembre. Commissariat de police de la Mishima Corporation.

Moi, Heihachi, je m'engage comme détective privé. Un homme gros et gluant m'accueille à la réception. Il me dit qu'il s'appelle Gun Jack, ou plutôt Jack le roi du gun. Enfin peu importe : il me dit de signer un contrat d'embauche d'une durée de 157 ans payé 1,252.35 F par mois cash net d'impôts (hors taxes). Je signe de ma plus belle plume avec mon stylo à bille très laid ce merveilleux contrat dont je rêvais depuis un temps fou. Il me dit ensuite de passer dans la pièce d'à côté : on aurait, paraît-il, déjà du boulot pour moi... Je frappe à la porte ; une charmante hôtesse m'ouvre : c'est Hwoarang, la belle secrétaire du chef de la Mishima Corporation, j'ai nommé Jin Kazama. Il me disa très vite qu'ici, on n'était pas là pour y rigoler. J'ai dit okay, et il a reprit en me disant :

- Tu t'occuperas de toutes les prochaines affaires de meurtre...

Et moi de répondre :

- Ouais. J'vais t'dire ouais.

6 décembre 1998

Chapitre 3 - L'affaire Jackson

Mais qui est donc le meurtrier de la célèbre star de cinéma M. Jackson ?

Une seule chose est sûre, ce ne peut être ce cadavre qui a déjà une jambe toute entière dans la tombe, Mme Xiaoyu, incapable de se déplacer de par elle-même. Ni cet imbécile de Kuma, cet ours complètement à côté de la plaque à chaque fois qu'on lui adresse la parole.

Yoshimitsu. Ce ne pouvait être cet homme tant son riz était bon et succulent. Mais qui est-ce donc alors ? Seuls restaient le couple Wulong et le très célèbre tueur à gages Eddy Gordo. J'hésitais alors farouchement sur l'identité du tueur. Car il paraissait évident que M. Wulong, policier professionnel de son actif, eut pu utiliser son flingue pour tuer Tiger Jackson.

Mais, à l'instant où j'allais accuser M. Wulong, on vint me dire que la star Jackson était en réalité morte par infection et intoxication ; de plus, nous ne trouvâmes aucune trace de balle sur le corps de M. Jackson. Le meurtrier était donc bien évidemment Eddy Gordo, son odeur corporelle étant d'ailleurs vraiment infecte.

« Je ne me suis pas lavé depuis 6 mois », avouera-t-il à la police un peu plus tard.

9 décembre 1998

Chapitre 6 - Lei Wulong, le retour (1ère partie)

Jeudi 9 décembre.

Moi, Heihachi de la Corporation Mishima, on m'a mis sur le dos une affaire bien étrange : un gnome nain tout petit s'est soi-disant suicidé en se pendant dans la cuisine de sa salle à manger. Cette personne s'appelait autrefois M. Phoenix, propriétaire d'un hôtel 1 étoile à Oulossis-les-Moulineux, qui se trouve entre le Musée des Champignons et le bar du coin.

Une fois sur place, je me retrouve devant quatre suspects : Mme Anna Williams et sa soeur Mme Nina Williams, toutes deux propriétaires du Bar du Coin, M. Bosconovitch, qui passe ses journées dans le bar du coin, et enfin M. True Ogre, propriétaire du Musée des Champignons.

Je me mis alors à interroger les suspects : M. Bosconovitch me dit qu'il avait passé toute sa journée de merde au bar du coin en compagnie d'une des charmantes propriétaires de ce bar, Nina Williams. Alibi confirmé par cette dernière car elle me dit exactement la même chose. Quant à sa soeur, elle m'apprit qu'elle était allée chez M. Ogre (un coiffeur suédois) pendant le meurtre. Pour finir, M. True Ogre me dit qu'il était parti faire des courses à Carrefour et qu'il avait d'ailleurs gardé la liste, qu'il me montra : c'était tout à fait exact.

Qui était donc le meurtrier ? Une affaire bien complexe...

(à suivre)

1 février 2015

L'encas de l'enquête

Moi, Heihachi de la corporation Mishima, m'étais infiltré dans une soirée gala qui commémorait la prouesse d'un individu louche, j'ai nommé Mr Wulong. La danse exotique de ce jeune mongolien lui avait permit de prendre la fuite sans laisser de traces. Mais mes techniques de détective aguerrit m'ont facilement remit sur une piste des plus complexes.

 

Une fois le morpion niveau expert terminé les doigts dans le nez, je me dirigea vers l'hôtesse afin de récupérer mes clefs de skateboard. La jeune recrut à la chevelure de clémentine souple me demanda dans les plus brefs délais :

- Pourrais-je avoir votre numéro ?
- 06 17 55...
- Celui de votre vestiaire cher monsieur !

- Je...

Je compris vitesse que cette charmante dame était sous l'emprise de drogue puissante. Je sortis mon flingue pour plus de sûreté, récupéra mon veston semblable à celle de ma nuisette de nuit et pris la direction de la sortie pour me dégourdir la gâchette.


Un type louche appuya sur un bouton afin d'appeler l'ascenseur. J'entra d'un pas lourd et ambitieux.
Le cortex sensoriel mis en marche en direction du rez-de-chaussée, je porta mon regard d'un œil vif sur cet être, semblable à un mammifère des temps anciens. Il était laid, petit, moche et orange. Il devait avoir la nausée à force de voyager dans le temps. Je fouilla dans mes poches à la recherche de solupred afin de porter secours à ce misérable mais à ma plus grande surprise, je trouva un petit morceau de papier froissé dans ma poche. Il y avait une sorte d'inscription latine gravé au stylo bic dessus. Je lu à haute voix douce le parchemin :

« Cher Mr Wulong, rendez-vous ce soir après votre conférence de presse au bar du coin, signé vous-savez-qui. »

 

« Oh Mon Dieu ! » m'exprimais-je sans retenu. Le petit Dino nain qui me servait de couverture au sens propre rétorqua par de terribles flatulences pondérales pour m'exprimer ses salutations les plus distinguées.
J'étais de plus en plus près de ma piste, il n'y avait qu'un pas entre lui et moi mais je ne pouvais pas justifier ces heures sup et rentra chez moi vitesse et précipitation.

12 octobre 2025

Chapitre 3 : Voyage (avec note de frais)

Après vingt-sept jours de convalescence, Heihachi finit par sortir de l'hôpital avec des béquilles et un embonpoint qu'on soupçonna sans rapport avec la situation. Il respira le bon air frais en frisottant ses moustaches, puis se dirigea vers la gare afin de réserver son prochain vol pour la nuit : il se devait de partir vitesse pour les contrées de l'ouest de la Moldadoisie où habitait Jacques le roi des gommes, on ne sait plus très bien. Il avait d'ailleurs remplissé sa valise avant de partir en prenant plusieurs armes de poings et quelques unes de pied, on ne savait jamais, et le poids de ce bagage balèze l'empêcha de parfaitement utiliser ses béquilles malgré un entraînement rigoureux dans les montagnes rocheuses en compagnie d'un ours mal léché qu'il avait abandonné de cela plusieurs semaines - a-ha, on ne la lui faisait pas à lui ! Mais l'ours aussi mal léché soit-il ne l'avait pas lâché et il l'avait suivi depuis, portant son bagage avec fierté et bizarreté si tant fait que les passants se retournaient sur leur passage, et pour oublier la gêne qu'il sentait, notre héros s'enfila 12 bières en à peine deux cents mètres.

 

La nuit tomba fixement quand il arriva à la gare aviationnaire. Heureusement, l'ours porta sa bagage donc Heihachi était moins fatigué qu'une loutre paralytique. Il se tourna d'ailleurs vers l'ursidé en faisant attention à sa cheville :

 

- Dis-moi bidule, quel est ton nom ? posa la question-t-il.

- Panda, dit le panda qui était donc en fait un panda.

- Panda, hein ? rétorqua notre homme beau.

- Non, Panda sans numéro, finit par répondre l'ursidé qui, c'était la surprise, savait parler en plus de porter des bagages à main. Mais cette réponse énerva notre moustachu célèbre qui sourça les froncils avec véhémence en jetant un sacré regard noir même si le panda était naturellement noir et blanc.

- Bon, ta gueule maintenant, je dois réfléchoir à notre itinéraire.

 

Panda se ferma sa gueule et Heihachi se gratta la castagnette droite en signe de réflexion. Il acheta un billet adulte et un billet enfant au comptoir, notre héros étant aussi malin que radin - mais le panda sembla avoir moins de 18 ans à vue de pied dans tous les cas, puis les deux comparses montèrent dans le bus direction la Moldadoisie septentrionale...

 

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