06 décembre 1998

Chapitre 4 - Lei Wulong fait du mytho (1ère partie)

Moi, agent Heihachi de la Corporation Mishima, suis parti dans l'hôtel 1 étoile de M. Phoenix.

Un cadavre était allongé sur la moquette du propriétaire : c'était Mme Xiaoyu, cette très très vieille dame de 114 ans qui avait assisté au meurtre du regretté Tiger Jackson ; elle fut retrouvée morte flinguée. Dans cet hôtel, il y avait quatre suspects : Mme Julia Chang, M. Wulong, M. Bosconovitch et M. Phoenix.

Je courus voir Mme Chang : elle avait un alibi en béton. Elle était chez M. Ogre (un coiffeur suédois) pendant le meurtre. Aussitôt après je suis allé voir M. Wulong : c'était un policier japonais. Il me dit qu'il était en train de dormir durant le meurtre ; je n'en croyais rien. Après, je suis allé voir M. Bosconovitch : ce monsieur bourré jusqu'aux pieds me disait qu'il était allé au bar du coin, chez les Williams, des soeurs jumelles. Vu sa tête, je l'ai cru sur parole. Un peu plus tard, je suis allé voir M. Phoenix pour l'interroger : son alibi était correct. Il m'a dit qu'il attendait sa femme qui était à son travail.

Tout cela était bizarre : M. Wulong peut avoir un revolver car c'était un flic. Une affaire bien bizarre...

(à suivre)


09 décembre 1998

Chapitre 6 - Lei Wulong, le retour (1ère partie)

Jeudi 9 décembre.

Moi, Heihachi de la Corporation Mishima, on m'a mis sur le dos une affaire bien étrange : un gnome nain tout petit s'est soi-disant suicidé en se pendant dans la cuisine de sa salle à manger. Cette personne s'appelait autrefois M. Phoenix, propriétaire d'un hôtel 1 étoile à Oulossis-les-Moulineux, qui se trouve entre le Musée des Champignons et le bar du coin.

Une fois sur place, je me retrouve devant quatre suspects : Mme Anna Williams et sa soeur Mme Nina Williams, toutes deux propriétaires du Bar du Coin, M. Bosconovitch, qui passe ses journées dans le bar du coin, et enfin M. True Ogre, propriétaire du Musée des Champignons.

Je me mis alors à interroger les suspects : M. Bosconovitch me dit qu'il avait passé toute sa journée de merde au bar du coin en compagnie d'une des charmantes propriétaires de ce bar, Nina Williams. Alibi confirmé par cette dernière car elle me dit exactement la même chose. Quant à sa soeur, elle m'apprit qu'elle était allée chez M. Ogre (un coiffeur suédois) pendant le meurtre. Pour finir, M. True Ogre me dit qu'il était parti faire des courses à Carrefour et qu'il avait d'ailleurs gardé la liste, qu'il me montra : c'était tout à fait exact.

Qui était donc le meurtrier ? Une affaire bien complexe...

(à suivre)

04 novembre 2007

Chapitre 3

Les véhicules passaient dans la ruelle dans un mouvement semblant aussi méthodique que répétitif, et la vieille dame tentait de traverser : en vain.
Sa vitesse lente et moche ne pouvait contenir la rapidité successive et monstrueuse des engins qui dévalaient cette voie à des vitesses folles, aussi dut-elle attendre, patiemment, que le temps s'écoule.
Elle crut un moment que celui-ci fut venu, mais non, ce n'était qu'une feinte : une file de dangereux cubes motorisés passèrent à nouveau, l'empêchant de faire un quelconque mouvement vers l'avant.
C'est à cet instant que Heihachi sortait de chez lui : il avait mis son plus beau slibard, des vêtements semblant propre et un costume trois pièces qui le rendait vraiment chic ; regardant d'un rapide coup d'oeil à droite, puis à gauche, il passa le trottoir d'un long pas et commença sa traversée de la route, sûr de lui.
Un crissement de pneu, un bruit de choc : Heihachi se retourna, mais il était déjà loin, et ne ralentit pas le pas.
Peut-être était-ce cette dame qu'il avait légèrement bousculée en passant.
Après tout, quelle importance ?
Son ami Mitchi lui avait écrit, et c'était là ce qui comptait pour le moment.
Aussi, et ce sans stratégie, il se dirigea vers son lieu de travail : la Mishima Corporation.
 
La standardiste qui faisait office de réceptionniste était toujours aussi charmante : mademoiselle Hwoarang, puisque c'était son nom, fit un beau sourire au nouvel entrant avant de prendre un appel qui arrivait.
Heihachi quant à lui savait où était son bureau, et c'est donc fier qu'il en prit la direction.
Mais il croisa Jin dans les couloirs, et une discussion s'engagea alors de manière tout à fait impulsif :
 
- Hey, Heihachi, comment vas-tu !
- Je...
- En effet, je vois ça ! Mais je croyais que tu étais mort depuis notre dernière affaire, que fais-tu donc ici ?
- Eh bien...
- Je comprends, mais depuis, nous t'avons remplacé ! Alala, tu me mets dans une position fâcheuse et délicate, mon ami !
- Que...
- Allons, vous allez bien pouvoir faire équipe, je te laisse faire sa connaissance ! A plus !
 
Sur ces dernières paroles, l'homme à la coiffure noire et patron des lieux à ses heures s'en alla, laissant Heihachi sans voix et sans moustique.
Remis de ses émotions après quarante neuf minutes et cinquante dix sept secondes de stabilité orthographique, il se dirigea vers ce qui était anciennement son bureau : et là, surprise.
Ce qu'il vit était horrible.
A la fois beau et mystique.
Oui.
C'était lui : le coiffeur suédois du nom de Ogueur.

09 juin 2015

Heihachi, Story Bien IV

     Alors que je flânais, une magazine de couture en main, dans la salle d'attente du coiffeur du coin, je remarqua un mec qui essayait de décaler mes deux sabres installés sur trois fauteuils en face de moi afin d'y entreprendre de s'asseoir.
« Comment t'appelles-tu ? », lui demanda-je avant d'en finir avec sa vie.
« Chin Chang. », me réponda-t-il avec effroi !
« Hein ? », soupçonnant le doute de l'intérêt de la question.
« Chin chang ! », me confirma t-il.
Puis il se mordu la langue, ce qui déclencha une panique démente chez cet abruti qui hurlait sa mère. Je le finissa à coup de sabres pour abréger les souffrances et déclarant ainsi le silence. Malheureusement pour moi, cet espèce de coiffeur suédois m'expulsa de son intrépide boutique en criant en danois ancien : « Enfilade fist in you ! ».
Je n'avais plus la moindre piste et une envie soudaine de picoler. Je décida alors de rejoindre ce trou à rat, qu'on appelle l'hôtel 1 étoile de monsieur Phénix, en marchant à l'aide de mes pieds vers ces lieux. La musique y était forte, l'odeur des tabourets renfermait comme un élixir de bouse, la barmaid Anna n'avait pas de soutien-gorge contrairement à sa sœur qui n'avait pas de chapeau. Un cocktail explosif qui me fit me remémorer une anecdote siamoise : lors de mon voyage en classe de neige durant ma tendre enfance juvénile, j'avais oublié mes rackettes de pongiste confirmé. Ce souvenir me permit de commander sans retenue une bonne mousse accompagnée d'un shooter bien mérité.
Un vieil homme presque aussi soûl que moi, assis juste à côté, me présenta une bouteille afin d'y partager son breuvage. « Oh ! », m'exclamais-je. Il s'agissait là d'une bouteille atypique de vodka me rappelant vaguement quelque chose. Je la regarda avec contemplation métaphysique puis remercia ce déchet humain pour sa grande courtoisie. « Tiens, tiens... Une bouteille de vodka... ». Je devait dès lors, questionner ce docteur fou afin de lui extirper la vérité sortant de sa bouche.
« Que faisiez-vous hier soir ? »
« Hier soir ? Voyons voir... J'étais ici je crois. »
La jolie tenancière Anna confirma en hochant la tête sans discontinuer sur un air musical de techno.
Je poursuiva mon interrogatoire :
« Où vous-êtes vous procuré cet alcool exactement ? »
« Eh-eh ! C'est un secret de fabrication maison ! »
C'est alors que tout bascula dans ma tête et je tombis à même le sol en glissant de mon fauteuil. On ne m'aida pas pour me relever. Je devais impérativement appeler le service des pièces à convictions de la Mishima Corp© afin qu'ils me confirment que cette bouteille retrouvée sur les lieux du crime correspondait bien à celle que ce vieux chnok et moi, sirotions gaiement. On me dit que oui.
« Enfin un début de piste convenable. », soupirais-je.

(Heihachi, Story bien V par ici)