12 janvier 2008

Chapitre 6 - 2ème partie

Le lendemain matin, c'était une journée belle et prospective qui commençait. Heihachi se réveilla sans douleurs et avait fait de beaux rêves.
Il se dirigea dont vers sa cuisine toutékipé en se grattant les fesses puis se fit un petit kawa.
Ce mot l'avait toujours fait rire : kawa, kawabunga, kawatéfesse, etc.
De folles minutes drôles et pathétiques s'en suivirent, et notre héros avait la larme à l'oeil droit tant il riait de bon coeur.
Et comme on dit dans les prairies de Sibérie : bon coeur, bon palmier.
Après s'être brûlé la lèvre gauche sans que cela ne lui fasse perdre sa bonté originelle, Heihachi alluma la radio et écouta une merveilleuse émission de chansons hollandoises.
Cela lui rappela son passé, lorsqu'il élevait des vaches au milieu des cactus dans la région de San Tiagos.
C'était sûr, la journée s'annonçait bonne.
Et ce n'était pas ces quelques rayons de soleil qui perçaient les rideaux à coloris orangés et à motifs divers de la fenêtre de sa cuisine qui allaient l'en contredire, bien au contraire.
Lorsqu'il eut fini de manger deux biscottes au beurre et à la confiture de myrtille, l'homme se leva car il s'était assis, puis il quitta la pièce pour rejoindre sa salle de bains.
Là, il fit couler un bain pendant qu'il revenait dans son salon pour mettre de la musique techno.
Ensuite, il se déshabilla - ouh le beau gosse - puis il sauta à pieds joints dans la baignoire.
C'était le paradis.
Heihachi adorait prendre des bains chauds qu'il remplissait de mousse et de canards en plastique.
Il resta là deux bonnes heures.
Et alors que la musique de Vitalic et de David Carretta tournait toujours dans sa platine et qu'il se nettoyait les oreilles avec un coton-tige, quelqu'un frappa à la porte de sa résidence.
Il alla ouvrir nu comme un ver, mais sec puisqu'il s'était séché entre temps.
C'était la voisine du dessous, Adeline, qui venait lui dire quelque chose :

- Ça va pas de mettre de la musique pareille à 7 heures du matin ?

C'est alors qu'elle s'aperçut de la nudité de son charmant voisin.

- Ah, et puis habillez-vous avant d'ouvrir la porte de chez vous espèce de dégénéré !

Elle partit alors aussitôt.
Notre héros au grand coeur n'avait encore rien dit, et il referma la porte sans la claquer, le sourire toujours présent sur ses lèvres.
C'était incroyable.
Un Heihachi qui ne s'énervait pas, c'était comme... deux Heihachi qui ne s'énervaient pas. Autant dire impossible !
Ce jour était à marquer d'une pierre blanche, c'était sûr.
Coupant le son de sa stéréo, l'homme finit tout de même par s'habiller : après tout, il allait sortir pour faire les boutiques, et être nu n'était pas très bon pour son hygiène bucco-dentaire.
Aussi mit-il un costume trois pièces et des chaussures très classes.
Il coiffa ses cheveux et se regarda dans la glace de longues minutes.
Ça y est : il était fin prêt à partir.

Posté par Lynks à 15:53 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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