25 décembre 2007

Le Noël de Heihachi

C'était une soirée belle et prospective. Heihachi avait mis ses plus belles chaussettes, et était parti acheter la veille un superbe sapin de 83 centimètres de hauteur vertigineuse. Il le regardait, magnifiquement décoré avec des trucs qu'il avait ramassé ça et là dans son appartement. C'était beau. Heihachi voulait pleurer, mais un inspecteur de sa trempe ne devait pas se laisser emporter par ses sentiments, ça non. Aussi, il se retourna, regarda vers l'extérieur et cette nuit qui tombait, et un sourire vint sur son visage, un sourire qu'on avait pas vu depuis belle lurette. Belle Lurette : cette femme était vraiment magnifique il est vrai, aussi belle que lurette d'ailleurs. Elle avait quelque ressemblance avec cette petite prétentieuse de Ling Xiaoyu dont cet abruti de Ogueur était à son tour tombé amoureux fou, le pauvre. Mais maintenant, tout cela était terminé. Heihachi était seul dans son appartement, seul avec sa bouteille de vodka et ses douze boîtes de Ferrero Rochedor. Mais soudain, alors que notre héros allait s'asseoir pour regarder Julien Leperse à la tévé, on sonna à la porte.
Fou de rage, l'homme à la célèbre moustache se leva d'un bond, puis se tordit de douleur sur le sol tant son dos le faisait souffrir. Après quelques heures de lutte contre lui-même et pour retrouver ses comprimés contre les rhumatismes chroniques que lui avait diagnostiqué ce bon vieux docteur Boskonovitch, Heihachi se traîna lamentablement vers la porte de son appartement flamboyant. C'était une charmante dame de la P.O.S.T.E. nommée Mentha Law qui se trouvait derrière. Elle se présenta comme étant la soeur de Forest Law et la femme de Jude Law, puis remis un paquet piégé au détective robuste et tendre à la fois. Sans lui donner de pourboire, notre héros claqua la porte au nez de l'employée en costume jaune après bien sûr lui avoir signé un autographe très beau. Et alors qu'il déballait le colis suspect en se dirigeant vers son salon, quelle ne fut pas sa surprise quand il s'aperçut qu'il avait raté la première manche de Questions pour champion !
Pris d'une pulsion subite, l'énervement s'empara une nouvelle fois de cet homme instable et fou, et il jeta avec vigueur et force le paquet qu'il tenait entre les mains dans la vitre arrière gauche de son appartement : le carreau se brisa, les morceaux de verre se disséminèrent sur le sol, et une explosion retentit dans toute la ville. "Joyeux Noël !" s'écria alors un abruti à quelques mètres de là. "Connard !" répondit Heihachi. Puis il s'allongea dans son canapé pour en manger quelques uns et regarder le Quatre à la suite.

Posté par Lynks à 20:49 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


02 janvier 2009

Le Jour de l'An de Heihachi

C'était le premier janvier. Heihachi se réveillait avec difficulté dans une flaque de vomi avec un mal de crâne horrible. Se dirigeant d'un pas pénible vers sa salle de bain, il se nettoya le visage et les dessous de bras avant de s'asperger du déodorant bon marché et d'avaler un comprimé d'origine inconnue dont il espérait qu'il ferait passer sa migraine persistante. Ensuite, d'un pas sûr, l'homme se rendit dans sa cuisine pour manger un reste de couscous de la veille, et un bol de café amer. Puis, requinqué, il s'empressa de sortir de chez lui.
C'est là que tout commença. On ne pouvait pas savoir ce qui avait déclenché cela chez lui, mais Heihachi fut subitement pris d'une pulsion meurtrière lorsque sa voisine qui sortait également de chez elle - une très très vieille femme de 127 ans - lui souhaita la bonne année: il empoigna alors son Beretta 92 et logea une balle dans la tête de l'ancêtre qui s'écroula aussitôt. Et alors qu'il souffla sur le canon de son arme, il dit d'un air froid:

- J'te souhaite aussi une bonne année mamie. Par contre, je parlerai pas de ta santé.

Puis il quitta les lieux en rangeant son arme dans son slip.
Dévalant ensuite les marches du bâtiment dans lequel il habitait depuis une semaine, il tua deux autres locataires d'un geste rapide et sortit. A l'extérieur, c'était le même cinéma: les gens, souriant béatement, se souhaitaient bonheur, joie, amour et tout le toutim. C'en était trop pour Heihachi qui n'en pouvait plus de cette confiture de cons sentiments: où étaient donc passés la crise, les plaintes et l'énervement quotidien des gens ? Dans un excès de fureur amère, il brandit son pistolet mitrailleur MP5 de son sac à dos Dora l'exploratrice et tira dans la foule en délire.
Il y eut 17 morts, dont deux graves.
Malheureusement, l'un d'eux survécu: il portait un nom ouzbek étrange, Lei ou Lang, je ne sais plus très bien. Il n'empêche: la situation était grave, et les deux hommes se regardaient dans le blanc des chaussettes Lacoste. Un léger vent souffla, et Lei ou Lang s'envola vers des cieux plus bleus. Heihachi était maintenant débarrassé de toute la racaille, et il retrouva le sourire sous sa moustache grisonnante. Il déambula ainsi en ville, et transperça de son sabre toutes les personnes qui passaient à sa portée, dans un cri maintenant bien connu de chimpanzé en rut.
Le soir venu quand il fut rentré chez lui, notre ami au grand coeur commanda une pizza au bacon et s'affala devant la télé; il se délecta des nouvelles du monde, guerres, meurtres, crise sociale et financière, et se dit que demain, il pourrait reprendre tranquillement son travail qui ne manquerait sans doute pas après ses un jour de vacances.
La vie était belle et il s'endormait à nouveau dans son vomi, l'air idiot.

Posté par Lynks à 18:13 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

26 décembre 2009

Heihachi ne meurt jamais

C'était un jour de beauté prospective. Comme d'habitude, le ciel était bleu et les arbres étaient enneigés par la neige neigeuse qui avait neigé pendant la nuit noire de la veille qui dura toute la nuit nocturne. En voyant ce spectacle désolant, Heihachi eut un air désolé, puis il cracha par terre et toussa pendant cinq bonnes minutes avant d'écraser un vieux mégot de cigarette qui était en train de mettre le feu à la moquette de son salon flamboyant. Refermant ensuite d'un geste rapide la partie droite de sa robe de chambre rougeâtre sur la partie gauche, il tourna les talons avant de se remémorer un souvenir fabuleusement enfoui tout en trempant une tranche de brioche séchée dans son café au lait.
C'était le jour où il parla pour la dernière fois à Lei ou Long, il ne se souvenait plus très bien. Celui-ci était en face de lui, debout, et il tenait entre ses mains un revolver type Lefaucheux ancienne génération de scouts Hongrois. La finition de cette arme était telle qu'elle brillait dans la nuit même si il faisait jour à moitié, à part la lune qui était cachée par un petit nuage qu'on apercevait par une petite fenêtre avec trois barreaux tordus de type renaissance. Heihachi était quant à lui solidement attaché à une chaise en bois brut, et il ne pouvait esquisser le moindre mouvement, sauf pour cligner des paupières ou se faire cuir un oeuf sur le plat entre 12h43 et 13h07. Lei ou Lang l'interrogeait de manière fortuite :
- Alors, tu vas te mettre à table, vieil homme ?
- Il n'est que 11h26.
- Je parle des révélations que tu as à me faire, gredin des forêts !
- Je ne parle jamais entre les repas.
- OK.
Lei ou Longue tira alors une balle dans le pied de Heihachi, mais celui-ci rigola après l'impact :
- Ah, ah, ah ! Jeune freluquet ! Je savais que tu ferais ça, alors j'ai mis une chaussette pare-balle !
Lei ou Langue était étonné, mais après tout il lui restait cinq balles: aussi tira-t-il cette fois dans le genou de l'homme qui se trouvait à sa portée, avant d’enchaîner sur son épaule droite puis de manquer trois fois sa cible à cause d’un problème de chien mal ajusté. Heihachi resta dix semaines à l'hôpital pour se remettre de ses blessures, mais il n'avait pas révélé la recette de sa grand-mère, c'était là le principal.
Ce souvenir revenait à la mémoire de notre héros comme si c’était hier jour à partir de demain, et il ne revint à la ferme réalité que lorsque son pouce se brûla dans son café tiédasse :
- Ouille ! dit-il alors dans un sanglot rempli de haine et d’effroi.
Il secoua alors son pouce rapidement et entama une sorte de danse rituelle qui semblait indiquer aux dieux du vent que le temps était venu de souffler le chaud et le froid.
A cet instant précis, on frappa à la porte : Heihachi se roulait par terre mais entendit tout de même la sonnette manuelle qui s’activait à moult reprises. Il décrocha donc son combiné téléphonique pour répondre rapidement :
- Oui ? Qui est-ce donc à une heure si matinalement matinale ?
Personne ne répondit, mais le vieil homme touilla son café. Puis, au bout de deux bonnes minutes de rafut sans nom aucun, quelqu’un défonça la porte à coups de pieds et à coups de machette de fort bonne qualité. En quelques secondes, notre héros fut encerclé dans tous les sens, sauf derrière lui. Il renversa alors son café lentement pour détourner l’attention, mais le subterfuge ne prit pas. Il faut dire que les ninjas n’étaient pas des nazes. L’un d’eux s’avança d’ailleurs d’un pas vitesse et, brandissant sa longue lame tranchante vers la moustache de Heihachi, il lui tint ces mots remplis d’amour et d’espoir tenace :
- Toi, le vieux, tu vas mourir ce jour et je bénirai mon Dieu unique avec tes tripes et tes boyaux, foi de Yoshimitsu !
Puis, après cette tirade, il jeta du riz un peu partout dans la pièce en entamant un chant belliqueux. Un des grains de riz virevolta d’ailleurs longuement avant de tomber dans la tasse de l’agressé ; cela eu pour effet de rendre Heihachi subitement fou à lier, et il commença à se mettre en position basse pour faire caca :
- Gouh ! Toi, l’extra-terrestre chauve ! Comment oses-tu fouler ce sol sacré de ta présence nébuleuse ? Ne comprends-tu pas que celui qui va mourir ici, c’est toi, sombre idiot ?
Le regard de l’ancêtre était fou et beau à la foi, sauf l’œil gauche. Mais Yoshimitsu n’eut qu’un ricanement de mépris pour son adversaire, le mettant en garde de façon gardienne :
- Hin ! Petit con ! Je tiens ta femme en otage ! Xiaoyu Ling, cela ne te dit rien ?
En effet, ce Chinois vendeur de riz avait raison : l’un des autres samouraïs ninja qui l’entourait tenait entre sa poignée délicate une femme âgée et vieille d’une centaine d’année, dont la peau flétrie se décollait parfois selon la partie du corps qui était la plus entreprenante. Le visage de Heihachi se déconfit d’une manière bleutée, ne sachant que dire, et son ennemi rapide qui souriait toujours eut un nouveau sarcasme lucide :
- Ah ! Ah ! Ah ! Tu vois bien que c’est moi le plus fort ! Abandonne !
Loin d’abandonner, Heihachi sauta par la fenêtre du troisième étage et s’échappa en tongs dans la neige fraîche et mœlleuse. Personne ne le revit, mais on dit parfois que des enfants un peu idiots l’aperçoivent au loin la veille de noël, le nez rouge et une tasse de café dans la main droite, mendiant devant un grand magasin tout en tentant de démasquer les ninjas Thaïlandais qui feraient leurs courses de riz gluant pour le Nouvel An Chinois.

Posté par Lynks à 23:10 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

02 février 2011

Heihachi ne meurt jamais 2

Nous sommes en février, un soleil de plomb frappait les moustaches de notre héros. Celui-ci était avachi sur un transat, l'œil hagard dissimulé par de grosses lunettes noires. Peut-être recherchait-il une proie, une faille ou encore une barmaid avec qui draguer ? Mais il n'en était rien. Heihachi venait de découvrir qu'il s'était trompé de paire de lunettes et avait maladroitement confondu avec celles destinées aux biens fait des yeux lors d'une éclipse solaire prévu pour mai 1982, juin 1987, mars 2001 et février 2058. Il était tellement vénère qu'il poussa un cri, rappelant alors celui qu'on beugle lorsqu'une grosse commission est enfin expulsée, puis partit chausser ses ski.
Les vagues étaient belles et scintillantes. Heihachi enfila d'un coup de main de maître sa combi de bodyboard préférée et courût vers l'océan d'un pas fier et déterminé. Mais seulement au bout de quelques parasols, il aperçut son vieil ami Gon sirotant un chocolat un peu tiédasse, mais plus chaud que tiède. D'ailleurs Heihachi se fit la remarque et trébucha très violemment sur le vélociraptorrusserex qui ne broncha pas. Le chocolat était maintenant tiède et râpeux, et, un peu partout sur la gueule de Gon qui lui péta au nez de joie! Heihachi se rappela alors d'une très vieille histoire qu'on lui avait raconté ; une bande de ninjas extraterrestres qui balançait du riz à la gueule des gens tel un sacrifice envers le Dieu Delacuissondouceduriz. "Un mythe !" me suis-je encore murmuré.
Il était l'heure de la sieste, Heihachi et ses gros bras s'entraînaient davantage alors qu'il n'y avait plus de place pour contenir une telle masse de caractère et de puissance, sa peau craquelait et ses os se déchiraient, ou peut-être les deux, depuis bien longtemps déjà mais il n'en n'était rien, le cœur à ses raisons que la raison ne connaît point. Il prit un stylo bille bique et y inscrit sa date de naissance. Il pleura de tout son être et sortit son porte feuille pour rendre la monnaie d'un flingue. On pouvait lire sur l'arme : "COME GET SOME". Heihachi jura alors de retrouver le marchand de chocolat pas encore tiédasse.
C'est dans son hôtel particulier qu'Heihachi se distrayait le mieux. Malgré son grand âge mature, voire de surmaturation en pourriture noble tel le botrytis cinerea. Il trouvait toujours un passe temps pour, comme son nom l'indique, passer le temps voir le tuer. Oui, Heihachi s'ennuyait fort vite, à peine le temps d'y réfléchir qu'il culpabilisait encore pour ne toujours par avoir mis Lei ou Lang en prison ainsi que la grosse racaille résidant en ces lieux beaux mais moches que pouvaient être la rue. Oui, Heihachi vivait comme un clodo. Il sentait le phoque à plein nez et suintait tel un volcan sur le cul de sa tendre et chère Xiaoyu Lang. C'était triste à dire mais c'était vrai, et aussi invrésenblable soit-il que son voisin de chambre le Dr. Bosconovitch, lui vomi sur son short alpin de mi-mollet. Il vomit tellement qu'il en perdit raison. Après ce geste de dernière volonté, on eut cru voir un cadavre vaseux aussi rêche qu'un coup de trique dans les bonbons. "Heureusement que la banque ne ferme qu'à 20 heures !" s'exprima Heihachi.
De retour sur son transat, il découvrit enfin pourquoi sa moustache était paillassoneuse.
Il réfléchoix un temps.
Le lendemain matin, vers les alentours des 15h biens passées, il s'étonna de sa forme inhabituelle et prit son petit déjeuné sur le pouce. Et non pas comme l'expression pourrait le stipuler, mais bel et bien sur le pouce. Droit, en l'occurrence. Il était vénère parce que son bol de céréales biocellulaires lui avait glissé des mains et s'était coincé dans son bermuda rouge et jaune à petit pois. Le PC n'était plus là. Il avait laissé derrière lui un ordinateur portable, sans dique dur ni batterie. Cela n'inquièta pas le moindre du monde notre héros qui n'avait qu'à se souvenir de ses anciens cours de musique pour mettre fin au problème. Il tapa avec franchise la tour du PC à l'aide d'une bouée qu'il avait sans doute volé ultérieurement à son fils. Un écran s'alluma. C'était celle d'une pub pour boîte de nuit "Soirée jazzy chez les Williams" qui clignotait rose fuchsia en haut d'un panneau juste au dessus de la tête d'Heihachi. La pub changeait toutes les 11 secondes pour passer de celle des sœurs fumeuses de crack à celle d'une promo sur une coupe chez un Suédois. On pouvait y lire "Promo d'enfer! Moins 25% sur coupe brûlure-saturée-au-8ème-degré / Moins 25% sur coupe à-ras-la-touffe / Moins 10 % sur coupe Atilla-le-cheveux-ne-repousse-jamais".
Heihachi, par un élan survolté et une précision surnaturelle, eut une idée démoniaque. Il s'en alla, le pas fier, la moustache dressée, le slibard à l'envers vers une marche certaine...

Posté par Lynks à 23:13 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,

03 février 2011

Heihachi ne meurt jamais 3

Les vacances s'étaient terminées aussi vite que possible. Heihachi était fatigué d'avoir passé son temps à réfléchoir et à manger des papayes, mais il devait retourner à son travail. Alors qu'il préparait sa valise avec des clés à molette et des gruyères AOC, quelqu'un vint toquer à la porte de la chambre de son hôtel privatif et joyeux. Étonné d'une rencontre si tardive dans la matinée, Heihachi fit une sieste avant d'aller ouvrir la fenêtre, puis s'échappa par les gouttières. Il rencontra plusieurs hommes mystérieux dans des aventures toujours plus passionnantes, puis il demanda audience au Roi de Suède qu'il avait vu sur une réclame publicitaire. Cet homme s'appelait Ogueure.

- Parle ! dit Ogueure d'un ton méchant et vilain. Parle te dis-je ! Sinon, je te fais arracher la langue, et les yeux avec !

Heihachi frémissa un petit peu. Il avait oublié son revolver colt 007 dans son sac à main, sur le bar des soeurs jumelles nés sous le signe du lion, parole d'Aphrodite (c'est ma faute). Il comprit donc qu'il lui fallait manger par les orties et compenser la perte de mémoire sensorielle par une identité propre et abjecte qui lui permettrait de rouler son interlocuteur comme on roule une bonne pizza faite maison dans la farine naturelle qui fit la joie de nos aïeux les plus sincères:

- Ahaha ! fit Heihachi d'un air narquois. Tu ne reconnais donc pas ton frère, ton ami, ton camarade de l'armée transvinaigrette ?
- Comment ? hurla Ogueure qui devint de plus en plus vert avec des yeux pourpres. Qu'oses-tu dire, misérable connard aux cheveux hirsutes ? Insulterais-tu la mémoire de mon fidèle Trou Ogueure, sang de mon sang, chair de ma chair, mortecouille et plaquette de beurre ?

Heihachi ne savait que dire. Comment aurait-il pu savoir que la paternité luxembourgeoise du Roi de la Suède pouvait être originaire de la guerre sunique des terrassions de la voûte plantaire ? Il était furieux, et souple comme un chêne.

- Parfait ! reprit Heihachi en faisant une roulade arrière avec un fusil à pompes dans la main. Hé bien, puisque c'est ça, je partirai seul chez grand-maman !

Et les haricots tombèrent du ciel, scintillant de mille feux, comme cette mer qui ne l'avait jamais quitté dans son coeur meurtri par les âmes. La nuit embrassa la palissade du sud de l'outre-monde, et l'équité des justes conquit l'absurdité des douleurs environnementales. Il était temps pour Heihachi de mener son dernier combat: retrouver, soit Lei, soit Lang, et lui faire payer de sa vie ses affronts les plus sincères.

Posté par Lynks à 23:16 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,


04 avril 2011

Ogueur le notaire, histoire spéciale de Heihachi

Avec Ogueur dans le rôle du notaire, Hwoarang dans le rôle de la secrétaire absente, et Heihachi dans le rôle de la plante verte

C'était une après-midi de pluviométrie rapide. La neige ruisselait sur le toit de la bâtisse de pierre taillée brute, et l'homme qui se tenait près de l'entrée avait l'œil morne et le museau en forme de trompette. Il appuya sur la sonnette ronde, et une douce mélopée s'échappa de l'intérieur, derrière la porte colossale qui se dressait face à lui en diagonale. Celle-ci s'ouvrit dans un fracas énorme, grondant comme une pelle qu'on aurait jeté contre un joli galet de couleur rougeâtre, et l'homme entra d'un pas lent et sournois avant d'avancer vers le bureau qui se trouvait au centre d'une salle de cent vingt cinq mètres carrés.
- Bonjour cher maître ! dit l'homme en enlevant son chapeau de cuir et ses bottes melons.
- Bonjour M. Mitsu. Asseyez-vous donc pas, je vous en prie.
- Merci, mais vous pouvez m'appeler Yoshi comme le font mes amis.
- D'accord M. Mitsu. Alors, qu'est-ce qui vous amène dans mes cabinets ?
- Une petite envie de chier.
- Très bien ! Première porte à droite, tout droit, trois feux rouge et quinze douzaines d'œufs durs.
Mais alors que M. Mitsu levait ses grosses fesses, un homme pénétra à son tour dans la tour.
- Restez assis, bande de petites merdes séchées ! Plus un geste ! Personne ne bouge ! Haut les mains ! Stop ! Vos papiers !
C'était Jin Kazmoissa avec son gun spécial zombie.
- Je suis Jin Kazmoissa avec son gun spécial zombie ! Ogueur, tête de patate au beurre ! Tu es notaire, et je vais te faire taire !
Les rimes de Jin étaient aussi naze que celles de Trou Ogueur, le frère de Ogueur, qui était humoriste expérimental dans les années 50. Il était donc aussi pitoyable que son grand-père, mais plutôt moyen en ce qui concernait le jardinage des haricots en milieu solaire. Plus personne n'osait bouger, et la situation était tendue. Au bout de 100 millisecondes, Jin sauta au cou de Ogueur pour l'étrangler avec une seringue. M. Mitsu était paralysé par un livre de Jean-Pierre Coiffe. Ogueur grogna alors en volant à travers l'espace, et dit:
- Tu me lâches, tu me lâches !
C'était la preuve évènementielle qu'il manquait à Heihachi pour confondre les suspects. Il sortit donc de sa plante en prenant racine, et dégaina son magnifique colt alors qu'une armée de Gun-Jack les Rois des Guns encerclait tout le bâtiment. Une affaire rondement menée.

Posté par Lynks à 22:09 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

18 décembre 2014

Heihachi Story 1

Heihachi titubait. Cela faisait un moment qu'il n'avait pas pris une telle cuite au Bar du coin. La nuit était noire, la pluie était humide et les vêtements du maître du karaté semblaient se gondoler à mesure qu'il roulait dans la ruelle maussade. En tapant dans une poubelle, Heihachi se cogna le rotule dans un rat qui passait. C'est à cet instant que les yeux du vieil homme rencontrèrent ceux d'un homme à l'allure belle et longiligne, un mec qui faisait la loi dans la forêt : Forest Law. Au lieu de ses fringues en peau de mammouth habituels, le fils de Jude arborait une redingote du plus bel effet, ce qui éblouit tout naturellement le visage teinté d'émeraudes de notre héros au coeur léger. Dix minutes passèrent alors qu'aucun des deux compères ne bougeât. Puis, avec une habileté mêlée d'intrigue, chacun bondit dans un coin du ring avant de scruter l'horizon d'un oeil malicieux ; ils sortirent un fusil à pompe de leur sacoche de voyage et commencèrent à tirer dans tous les sens sans vraiment viser quoi que ce soit. Ils finirent par tuer trois passants innocents sauf un qui était un voleur de diamants célèbre du XIXème siècle. Une fois toutes leurs cartouches utilisées et le silence revenu, une odeur de sirène de police retentit dans la ville lugubre et rapide : il s'agissait du célèbre policier-flic Lei ou Lang, on ne sait plus très bien, qui avait tout entendu dans son local moite situé à 12 kilomètres au nord-ouest. Aussitôt dit aussitôt fait, les deux lascars au cheveu rare prirent immédiatement la fuite en direction de la galerie d'art. Ils étaient en effet tous les deux en cavale depuis plusieurs années et retourner en taule ne faisait clairement par partie de leurs prérogatives. Une course-poursuite s'engagea alors pendant 5 secondes mais Heihachi se foula la cheville et il tomba dans le caniveau. Cette infortune lui permit de semer son poursuivant, mais en contrepartie il mourut dans d'horribles souffrances.

Posté par Lynks à 11:56 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

19 décembre 2014

Heihachi Story 2

Docteur Panda lui rendait visite nuit et jour pour son déjeuner nuptial. C'était moche et vraiment loin d'être beau. Une rotule avariée, le lit d'hôpital mal repassé et une barbe de 3 heures. Docteur Penneda ne se préoccupait pas que de lui changer sa perfusion, non, il stabilisait également son pouls et refilait les siens. Un jour de pleine lune cosmétique âcre, le défunt lança ces quelques phrases dans un dernier soupir agité : « Ouh ! ». Puis s'en alla dans un monde meilleur, où il rejoindra l'amour et l'amitié. L'amour oui ! Mais l'amitié lui pendait au nez. Dans un élan de grâce infirme, l’octogénaire s'octroya une seconde vie pour le round two et ne pouvait compter que sur ses techniques et son beretta falcon calibre 12 pour mettre d’ors et déjà, la terre en état de nuire et surplomber les liens qui unissait sa chair à ses couilles velues et luisantes à souhait. Kuma de son vrai nom n'était déjà plus de service et avait laissé par m'égare son casque et son jeu de clé de scooter sur le plateau repas entre le champomy et le dictionnaire d'une autre époque gagné dans une émission perse impliquant des questions belles. « Est-ce une illusion ? » se demanda le patient en larme. Évidemment, que ce n'était pas le cas, sa réponse était fausse et cette douleur extra-conjugale se faisait sentir au nez comme aux tympans. D'après la radio, sa rotule de l'avant bras suintait de champignons tropicaux et autres désherbants fratricides mais ce n'était pas la bonne fréquence, car oui il préférait le jazz et il assumait. Il se pinça le jeu de clé, bu un cul sec de joue et démarra le deux roues à l'aide du champomy d'abord. Il en oublia le casque et n'hésita pas à chanter sa liberté submersive de bon cœur pour ne pas se faire prendre par les keufs postés sur les tours de guet. Heihachi était hétéro et de plus... c'était notre héros.

Posté par Jorisso à 03:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

23 janvier 2015

Le Heihachi versaire party 1

C'était une nuit nocturne. Heihachi se réveilla avec un mal de tête de tous les diables et avec un mal de dos dû aux bouteilles sur lesquelles il s'était allongé quelques heures auparavant. Ivre. Le sommeil l'avait emporté dans ses bras et il était parti faire des rêves bleus avec le Prince Ali Ababoua. Toujours assis à même les détritus qui jonchaient le sol moisi de sa moquette délavée, notre héros au coeur pur et vaillant se gratta le slip, l'aisselle gauche et le sommet du crâne qui luisait tel un diamant brut qui se serait trouvé au fond d'une grotte sombre et humide. Par une technique ancestrale de vitesse rapide et prodigieusement longue, Heihachi se leva ensuite tel un aigle fonçant dans un arbre : il fit quelques pas de côté histoire de récupérer un équilibre judicieux, puis se mit à marcher droit devant lui en direction du frigogidaire familial à usage personnellement unique. Il entreprit d'en ouvrir la porte afin d'en soutirer quelque boisson alcoolisée car - il fallait bien le dire - sa lèvre avait grand soif entre sa babine et sa langue asséchée par le rhume qu'on lui avait refilé la dernière fois qu'il avait eu une séance de piscine sportive avec son ancien club de lecture des Îles Sandouiches où il passât ses vacances intestines afin de solder ses deux dernières semaines de congés payés durant l'été indien. Prompt dans son mouvement, il vida une canette de bière frelatée avant de se l'écraser vide sur son front ridé et fatigué d'homme terrible. En refermant la fermeture qui permettait de fermer le matériel de cuisine, il remarqua son calendrier de blagues qui était clouté au mur de son salon ; alors qu'il s'en approchait avec une vigueur aussi franche qu'un escargot sous morphine, il se rendit compte que c'était le jour de sa naissance belle et prospectrice. Ses yeux s'illuminèrent de toutes leurs beautés mais au moment où une pensée allait lui venir en tête, il entendit une sorte de feulement félin s'engager vers sa personne...

(à suivre)

Posté par Lynks à 00:32 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

24 janvier 2015

Le Heihachi versaire party 2

Heihachi ne bougeait plus. Seul le battement régulier de son coeur d'artichaut le faisait se mouvoir avec légèreté. Sa concentration était telle que si une mouche passait, elle trépasserait. Un félin ! Ici ! Dans sa demeure ! Sous son toit ! Sur sa moquette dégueulasse ! C'était tout bonnement intenable.

- Qui es-tu ? beugla notre champion des temps anciens à travers la pièce. Parle ! Sinon je vais vite te faire fermer ta gueule !

Nullement intimidé, le félon félin rugit avec faiblesse en grognant comme un rat perché sur une pierre tombale. Sa queue allait de droite à gauche, puis de gauche à droite, puis de droite à gauche, et Heihachi pensa que son adversaire physique essayait de l'hypnotiser avec une technique lamentable que seuls les plus grands maîtres Chinois (Ken, Ken) auraient pu exécuter avec ardeur et justesse.

- Tu tiens donc à te faire botter le cul, bougre ? Cela ne va pas se passer ainsi.

Et notre ami de toujours sauta rapide par-dessus son bar afin de donner un coup de talon rotatif à son assaillant. Celui-ci esquiva par une esquive simple et rapide vers la gauche et chopa Heihachi au niveau du dos pour lui exécuter une sorte de prise de catch aphrodisiaque qui le fit valser du sol au plafond dans un fracas des plus jubilatoires.

- Arg ! dit notre héros.

Le félin debout se rapprocha alors de son adversaire et le contempla avec mépris et dents bien aiguisées. Heihachi était à sa merci, mais il ne voulut pas l'avouer. Alors, pour tenter de disséminer l'attention de la foule, il changea de sujet :

- Tu sais quoi mon gros ? Aujourd'hui, c'est mon anniversaire ! Ouais ! Alors si tu pouvais te barrer et me laisser tranquille, ça serait le plus beau cadeau qu'on pourrait offrir à un vieil homme !

Heihachi (ce bel homme) était rusé : il voulait faire diversion. Il essaya de ne pas rigoler en disant sa phrase, car il savait qu'il était trop fort pour la palabre armoricaine. Et en effet cela marcha : le félin fou haussa les épaules avec dédain, et cracha par terre. Il tourna ensuite les talons pour quitter la demeure de notre héros. C'est ce moment que choisit Heihachi pour se relever avec foudroyance, sortir un colt de sa botte, et tirer dans chaque rotule de son ennemi.

- Aha ! Tu fais moins le fier maintenant ! Tiens, le voilà mon cadeau !

Et il finit de vider son chargeur. Il dut alors brancher son portable puis s'assit au coin du feu pour profiter d'une bonne pipe bien bourrée. Cette nouvelle année commençait bien.