01 février 2015

L'encas de l'enquête

Moi, Heihachi de la corporation Mishima, m'étais infiltré dans une soirée gala qui commémorait la prouesse d'un individu louche, j'ai nommé Mr Wulong. La danse exotique de ce jeune mongolien lui avait permit de prendre la fuite sans laisser de traces. Mais mes techniques de détective aguerrit m'ont facilement remit sur une piste des plus complexes.

 

Une fois le morpion niveau expert terminé les doigts dans le nez, je me dirigea vers l'hôtesse afin de récupérer mes clefs de skateboard. La jeune recrut à la chevelure de clémentine souple me demanda dans les plus brefs délais :

- Pourrais-je avoir votre numéro ?
- 06 17 55...
- Celui de votre vestiaire cher monsieur !

- Je...

Je compris vitesse que cette charmante dame était sous l'emprise de drogue puissante. Je sortis mon flingue pour plus de sûreté, récupéra mon veston semblable à celle de ma nuisette de nuit et pris la direction de la sortie pour me dégourdir la gâchette.


Un type louche appuya sur un bouton afin d'appeler l'ascenseur. J'entra d'un pas lourd et ambitieux.
Le cortex sensoriel mis en marche en direction du rez-de-chaussée, je porta mon regard d'un œil vif sur cet être, semblable à un mammifère des temps anciens. Il était laid, petit, moche et orange. Il devait avoir la nausée à force de voyager dans le temps. Je fouilla dans mes poches à la recherche de solupred afin de porter secours à ce misérable mais à ma plus grande surprise, je trouva un petit morceau de papier froissé dans ma poche. Il y avait une sorte d'inscription latine gravé au stylo bic dessus. Je lu à haute voix douce le parchemin :

« Cher Mr Wulong, rendez-vous ce soir après votre conférence de presse au bar du coin, signé vous-savez-qui. »

 

« Oh Mon Dieu ! » m'exprimais-je sans retenu. Le petit Dino nain qui me servait de couverture au sens propre rétorqua par de terribles flatulences pondérales pour m'exprimer ses salutations les plus distinguées.
J'étais de plus en plus près de ma piste, il n'y avait qu'un pas entre lui et moi mais je ne pouvais pas justifier ces heures sup et rentra chez moi vitesse et précipitation.

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10 février 2015

Nouvelle affaire pour un gentilhomme

C'était par une soirée de nuit sombre que commença cette journée. Heihachi s'était réveillé très tard tellement il avait bien dormi. Il s'était couché le matin même et avait prit sa cuite du siècle. Notre héros se réveilla bel et bien mais pas dans son lit. Un ronflement se fit entendre et Heihachi sursauta et tomba sur le cul. Une jeune femme séduisante à la coiffe couleur orange pastel dormait encore blottie sous une couverture de souplesse noble. Heihachi n'en revenait pas. Mais un black-out terrible empêchait le triple octogénaire de se souvenir de quoi que ce soit. Dans le doute, il partit vitesse après avoir bu un café tiédasse.
La rue était calme mais son cul lui procurait des douleurs intercostales fulgurantes. Il criait vraiment fort et réveilla tout le quartier. Pris de panique, notre héros décida de se rendre chez son dentiste urgentiste alors qu'on lui jetait des canettes vides.
Arrivé dans le cabinet de service de nuit, Heihachi fut appelé pour être examiné de plus près.
Le docteur annonça :

« - Mon cher, j'ai bien peur que cela ne soit une MST...
- Mais c'est impossible, je n'ai pas eu de rapport depuis des lustres !
- Des lustres ou des allogènes, peu importe, vous avez bien une Molaire Sérieusement Touchée ! »

Cette dernière phrase fut comme un coup de sabre dans l’hexagone pour Heihachi.
Il partit sans payer sa consultation après avoir explosé la tête de ce jeune loutre à coups de détartreur.
Son téléphone sonna :

« - Allo, dit-il d'une voix sûre et bien-pensante.
- Mr Mishima ? C'est Hwoarang, la secrétaire à la chevelure d'orang-outang, je vous appelle parce qu'une prise d'otages à été déclarée dans un cinéma miteux et vous êtes le seul garde-côte disponible ce soir...
- Oui très bien, envoyez-moi les coordonnées par la P.O.S.T.E et laissez-moi votre message après le signal sonore. Bip ! »

Heihachi marcha longtemps car le cinéma était vraiment super loin. Il croisa un vendeur de riz et lui commanda deux bols à livrer directement à son domicile à 3h du mat pétante.
Arrivé sur les lieux du futur crime, il attrapa son sabre et entra dans la salle 2. Un film en couleur y était projeté, une histoire palpitante où un homme sur-protéiné arrachait des têtes pour y chier dans le cou. Mais pas la moindre trace humaine à l'horizon, juste un démon avachit sur quatre sièges, du pop-corn dans la gueule du serpent qui lui sert de bras.
Voyant qu'il n'y avait strictement aucun danger, il entreprit sa mission vers la salle 1.
Lorsque Heihachi rentra, il fut braqué par un mec baraqué habillé de bric et de broc couleur ocre-brun. Ne laissant aucune émotion s'emparer de lui, notre héros scruta méticuleusement les environs. Il y avait des guignols attachés l'un à l'autre un sac sur la tête, deux ravisseurs dont un avec arme collée contre la tempe de Heihachi et l'autre en train de mâcher du chewing-gum saveur citron printanier. Oui, Heihachi avait du flair.
C'est alors que le type le plus menaçant s'approcha de lui les mains dans les poches et dit : « Tiens tiens, mais que vois-je ? C'est notre ami Denver, et il a des p'tits oursons avec lui, oh oh oh de mieux en mieux. »

L'homme chipa le paquet de bonbon gratuit qu'on avait filé à Heihachi en entrant dans le cinéma, puis continua :

« - Tu te souviens de moi ?
- Gouh !
- Que se passe-t-il ? Tu tires une tête vraiment laide ! »

Effectivement, Heihachi avait toujours sa terrible douleur du fion et ne parvenait à rester immobile. Il se mit à danser du ventre avec aisance.

« - Mais qu'est-ce que tu fais imbécile ?
- Oui je t'ai reconnu, dit notre héros des temps moderne, tu es Tiger Jackson ! Le meurtrier plus connu sous le nom de couille-molle !
- Comment ?! Mais je vais te buter vieux croûton ! »

Tiger Jackson, l'air vraiment vénère, s'empara de l'arme de son complice. Heihachi avait attendu ce moment pour jouer de ses talents et faire mine d'être interpellé par le déroulement du scénario du film Titinic. Tiger Jackson avait des lunettes de soleil niveau 4 et Heihachi avait bien cerné la situation et par un mouvement de vieillesse, récupéra son sabre haut-la-main et trancha la tête de son complice qui n'était d'autre qu'un type dont tout le monde se foutait à présent.
Cette subduction d'action laissa quand même le temps à Tiger de tirer un coup dans la cuisse du vieil homme maintenant à terre qui se tordait de douleur.

« - Ah ah ah ! Tes pouvoirs ne peuvent rien contre moi! Je vais maintenant te porter le coup de grâce chevalier !
- Ouh ! Attends ! J'ai une info pour toi !
- Hein ? Parle, je t'écoute !
- Et bien j'ai déjà vu ce film et si tu ne veux pas connaître la fin de l'histoire, je te conseille de me laisser partir.
- Tu crois que tes mensonges vont te sauver la vie ?
- Tant pis, tu l'auras voulu... »

Heihachi, la cuisse en sang, sauta d'un bond somptueux afin de déposer un coup de pied dans le menton du meurtrier qui le mit KO en un instant et demi.
Heihachi coupa les mains et les pieds de l'ex-teneur d'otages avant de s'installer confortablement pour regarder son moment préféré du film. « Tu as confiance en moi ? Tu as confiance en moi ? » dit Léonardo avant de mourir de froid.

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26 février 2015

Le Pari

Moi, Heihachi de la corporation Mishima, avait été joint dernièrement par un jeune freluquet à la voix douce et bourgeonnante afin de me rendre sur les lieux d'un crime atroce.

Alors que le soleil venait à peine de se coucher, mon téléphone bipolaire résonnait dans les interstices de mon appartement beau et cosy. Malheureusement, à cet instant là, je ne m'y trouvais pas car je venais tout juste de fermer la porte de sortie afin de me rendre chez le bookmaker le plus proche. Mon instinct m'ordonna de ne pas perdre une seule seconde et de faire mine de ne rien avoir entendu. Ce qui était maintenant le cas.
Je croisa ma voisine Adeline ma copine dans le hall de l'immeuble qui me parla de chose et d'autre dont je n'avais nullement besoin d'entendre et fit genre d'écouter alors que je surfais déjà sur les vagues du bitume de notre bonne vieille ville sus nommée Oulossis-les-Moulineux.
Après quelques ollies sur clochards j'arrivais à destination. Il s'agissait là d'un piteux refuge de sagouins située dans l'arrière cours du tribunal de grande sentence. Un homme à l'allure nouvelle surveillait l'entrée et la sortie qui était en fait au même endroit. L'homme m'adressa la parole de cette façon précise :

- Hey toi ! T'es en basket là ? Tu t'fous d'ma gueule ?
- Mes pantoufles sont sur le radiateur, rétorquais-je.

Il s'agissait là en fait d'un code pour rentrer. Mais ce videur moche ne devait plus se souvenir du mot de passe des convives car il m'agressa avec des mots grossiers tel que « Déguerpies maintenant ! » ou encore « Si tu persistes, j'vais te briser les deux gencives à coup de batte de hockey! ». Et comme je n'avais pas encore fait mes exercices nuptiales, je n'avais aucune raison de parler plus longtemps avec ce fou.
Par une feinte digne des grands maîtres de la Suède ancienne, je parvins à me faux-filet-au-fish sur la balustrade grâce à une escalade souple et belle puis me glissa discrètement vers la petite foule cachée par l'épaisse fumée qui régnait en ces lieux. Je sortis de ma poche de pyjama un lard-feuille en cuire inévitable puis y dérangea deux liasses de 5 afin de donner une mise de départ.
Ceci fait, je quitta le fumoir car j'étais resté en apnée depuis que j'étais sortis de mon bon bain tiède de 14h, heure locale.
Le videur ordure passé de mode me reconnut à la sortie et semblait vénère mais j'étais déjà revenu devant ma porte d'entrée vitesse. Le téléphone sonnait toujours. Je décrocha d'une main incertaine.

« Oui. Oui. Oui, oui. Oui. Non. Oui. Hum. Oui-oui. »

Puis je raccrocha le combiné sans retenue. Ces paroles semblaient intrépides et piédestal, ce qui confirma mes doutes : une nouvelle affaire allait voir le jour et je jouissais de cela au plus profond de moi.

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27 février 2015

Paella

Clip non fourni (si en fait) et non contractuel

Paella – Paella - ♪ Ouh-ouh - Paella

C'est sur une lointaine plage, que j'admire mon œsophage,
Laissant de loin le mauvais côté d'une barbe drue, je jouis, mais quel beau rasage !
Il y a des rats officiers trop généreux sur l'alcool,
Je sens qu'ça va chier – ♪ Jeune papy lion parasol ♪
Les personnes jalousent, m'observent, me touchent les abdos,
Quand dans un film où je ferai du vélo.
Alerte une mamie brûle, je l'a jette dans les vagues,
Une tasse pêche sournoise, c'est si bon pour un frague.
Que d’applaudissements j'ai noyé une vie,
♪ Mais rien n'est gratuit la victime dormira ce soir sous la pluie ♪
Je déguste un cocktail, vue Sarcelles, en claquette,
J'soigne mon orthographe, que veux-tu, j'me la pète.
Je rentre à l'hôtel, ça me file la trique,
Ce soir j'remplis ma baignoire, mes précieuses sentent la truite.
♪ Pas de panique, en tant que flic, j'te donne le déclic ♪
On a tout le temps, on s'savonne d'abord la...

Paella – Paella - ♪ Ouh-ouh - Paella

Le lendemain matin vers quinze heures de l'après-midi, toutes mes jambes se traînent,
Dans la chambre c'est l'orgie :
Une âme de marmotte, à terre d'la compote,
Le sourire joyeux d'mon bain vidé me révolte, Booo...
...ooon direction la cuisine de l'hôtel !
On crame d'abord les filets de sol, pour la dalle au cas où elle revienne,
Je pique une fourchette, c'est alors que l'agent Bond m’interpelle :
♪ Viens avec ton bang, mon chanvre pousse sur la fenêtre ! ♪
Que c'est naze. OK on y sera, prévois une coquille,
Car mes coups sont plus vicieux que les poils souples du nombril,
Danse rapide, on va flamber les jarrets de veau,
A feu doux – ♪ Pas trop chaud ♪ – on ramasse les Légo©.
On trime, dans un restaurant sans sucre de canne,
On flic même dans l'office, c'est la coupure générale.
Seul problème : j'ai lâché une caisse d'vant l'entrée,
♪ Mais c'est infâme, j'esquive en espérant ne pas m'être fait gauler ♪

Paella – Paella - ♪ Ouh-ouh - Paella

Cette fois, j'me pète la ch'ville, j'avance avec des béquilles,
18 degrés, la chaleur illusoire tiède d'été, ma rotule qui vrille,
Bar à cocktail, ce soir c'est karaoké, 24 karatékas trop mous
OK, mon ex femme va m'le payer,
♪ Seule ma jambe saigne ♪
J'ai pas l'temps, j'm'égare dans l'métro.
J'tabasse un clodo, J'vais pas faire l'enflure, lui laisser mon maillot – Ha-ha ♫
Appartement bien noir,  une envie de vomir,
Ma libido en vrac, c'est moche... J'me sers un p'tit kir.
♪ La nuit ne fait que commencer ♪
Seule sous ma table un jour heureux, tise à volonté, c'est si bon de kiffer,
Que de joie, se faire virer pour biture ! Une dent cassée,
Jouissance et moche bienté,
Pas même un nénuphar pour obstacle, Lei ou Lang se joint à nous,
♪ Leçon de kung-fu inévitable ♪
Et tout se finit dans une ambiance de merde,
J'm'endors, sur la paella, dans mon vomi je me réveille.

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30 avril 2015

Heihachi, Story bien I

     Moi, Heihachi de la corporation Mishima, était parti vitesse vers le lieux d'un nouveau crime poignant, après trois bonnes heures passées dans le rayon « dvd bien » de Carrouf à choisir quel film de jeune mongole j'allais pouvoir visionner ce soir entre le journal du Maillon Faible et la météo des plages.
Lors de mon arrivé, quelqu'un me proposa quelque chose à boire. « Une jeune recrue ! », me disais-je, mais il n'en était rien, il s'agissait-là de notre secrétaire Hwoarang qui tenait deux jus de pomme entre ses cuisses velues et courtoises.
Après cette anecdote belle, je subissa une attaque nasale - tel le rot de nez après un bon soda frappé bu cul-sec en apnée - en découvrant pareille horreur : Un corps dépourvue de sang mais dont la tête et la queue, et les pieds, étaient manquant... « Rude affaire même quand on a pas de trépieds », m'inspirais-je en signe de distinction comique. Mais personne ne ria, sauf moi.
Je vomis très humblement ma soupe tiédasse du goûter devant ce spectacle radieux et releva quelques empreintes digitales, ci et là. Des « Ooooh ! » raisonnèrent à mes oreilles. Je savais aussi briller en société, faut pas déconner.
Trois individus suspects étaient présent durant les dernières 48h du crime. Mon flair sauvage distinguait précisément la couleur des shorts des individus ayant été en contact avec le malheureux tronc qui s'offrait à nos yeux. Je revomissa, puis sortis de nouveau, mon atout de taille : « Snif – Snif - Noir, beige, bleu... Un garçon et... Snif - Une fille ! ». On m'applaudissa durant 4 secondes réelles puis je redemanda un silence généralisé dans la salle. [...]
En sortant ma trousse à outils, je m'aperçus que j'oublia, de façon prérogative, un instrument essentiel au bon suivi de l'enquête sur le rebord même de mon lavabo préféré : Ce fut une sévère complication cosmique mais je resta sur mes gardes et ouvra l'oeil comme jamais.
En regardant par la fenêtra balconnée, je fis tomber un pot de fleur par mégarde qui attérissa sur une très très vieille dame qui était sans doute, ma foi, déjà aussi très proche de la mort, et ce, malgré que je ne trouve pas ça cool d'habitude, me permettait d'oublier vite ce moment semi-tragique et de passer à la suite de l'enquête.

(Heihachi, Story bien II par ici)

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05 juin 2015

Heihachi, Story bien II

     Les sirènes retentirent au loin alors qu'on m'apporta enfin un café déjà tiède. J'usa de mon pouvoir de capitaine en confiant l'immense tâche à cette charmante hôtesse, qui s'était teinte les cheveux couleur pisse pour l'occasion, de me ramener l'instrument oublié dans ma salle d'eau au sein même de mon domicile fixe. J'attendire alors plusieurs heures durant et afin de m'occuper, je m'étais approprié une craie afin de dessiner le contour du cadavre et en y rajoutant des petites fleurs de type marguerites.
Hwoarang revint après un certain temps et me réveilla. Il était déjà 16 heures passées et je ne pouvais malheureusement rester. Je lui confia les clés de chez moi et lui proposa de me préparer le dîner pour une soirée en tête à tête chipster et guacamole, mais elle refusa. Malgré tout, je devais absolument trouver ce mystérieux tueur habillé d'un bermuda beige ou bleu avant la fin de l'après-midi pour prouver encore une fois que le crime ne paye pas, sauf quand on est flic. Et je suis flic. Un flic m'interpella alors que je referma ma braguette après un pissou réconfortant et me il me dit : « What's ? Pisser dans les marguerites c'est pas jojo, je vais devoir vous verbaliser... » Mais il était trop tard, mon coup de pied haut/bas le terrassa d'un seul coup en deux temps. C'est alors que son collègue caché dans la voiturge sortit. Je n'allais pas me laisser faire comme un lapin de garenne et l'attaqua quand soudain, je remarqua qu'il portait un slip violet descendant jusqu'aux genoux. « Serait-ce mon flair qui m'ait trompé ? » rétorquai-je en allemand. Il n'en n'était rien. Ce ne pouvait être cette immondice et personne ne porte de jogging même en plein mois de Juin.
Une affaire de plus en plus complexe me dis-je.

(Heihachi, Story bien III par ici)

 

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09 juin 2015

Heihachi, Story Bien III

     Le bougre était un coriace. Cela faisait déjà un bon trentième de seconde que nous échangions un regard des plus fulgurants. Un flic gisait à même le sol, et cela n'était pas tolérable. Pas dans ce pays, pas dans MA ville ! Impossible de lâcher prise ! Peur de passer pour un lâche ou encore pire, un mou.
La tête de ce jeune zoophile ressemblait fortement à celle d'une cagoule de catcheur méridional qu'on pouvait voir les jeudis après-midi dans une émission de fitness, présentée par le trio Gordo/Jackson. C'est alors qu'il s'approcha de moi d'une allure vive et belle. « Aucun problème... » me dis-je... Mais à peine le temps de me rouler une cigarette en chocolat, celui-ci s'empara de mon buste à l'aide de sa couille et m'éclata, de façon submersive, mes jeunes cervicales contre un rhododendron traversant la chaussée.
« Ouh ! », mon dos se brisa en d’infimes petits morceaux, provoquant des multiples craquellements symphoniquement et méchamment moches. L'homme-tigre prit ensuite la fuite en riant de belles moustaches. Quelle journée de merde ! Se faire avoir de la sorte alors que ma forme contractuelle est au plus bien me rappela la phrase iconoclaste que je prononça lors de mes vœux envers ma bien-aimée Ling : « Meurs ! »
C'est alors qu'un pompier volontaire me porta secours. Il portait un uniforme jaune et avait le teint de la même couleur. Il semblait avoir très froid car il n'arrêtait pas de grelotter en gémissant vers les aigus. Ce qui le rendait beau. Il prit mon portefeuille et s'en alla. Sans doute pour m'acheter une boisson revigorante, m'interrogeais-je.
Je me réveilla dans mon vomi. Tout était sombre, tout était noir. Lorsque soudain ! Tout me revint en tête : mon père m'avait lui aussi jeté de la plus haute falaise de la plus haute montagne alors que je n'étais encore qu'un moche mioche... Une sale histoire...
Ce foutu mal de tête commençait à me peser. Un bermuda beige, un tronc, pas de sang... une bouteille de vodka vide...
Je ne voyais qu'une seule possibilité : direction le coiffeur du coin.

(Heihachi, Story bien IV par ici)

Heihachi, Story Bien IV

     Alors que je flânais, une magazine de couture en main, dans la salle d'attente du coiffeur du coin, je remarqua un mec qui essayait de décaler mes deux sabres installés sur trois fauteuils en face de moi afin d'y entreprendre de s'asseoir.
« Comment t'appelles-tu ? », lui demanda-je avant d'en finir avec sa vie.
« Chin Chang. », me réponda-t-il avec effroi !
« Hein ? », soupçonnant le doute de l'intérêt de la question.
« Chin chang ! », me confirma t-il.
Puis il se mordu la langue, ce qui déclencha une panique démente chez cet abruti qui hurlait sa mère. Je le finissa à coup de sabres pour abréger les souffrances et déclarant ainsi le silence. Malheureusement pour moi, cet espèce de coiffeur suédois m'expulsa de son intrépide boutique en criant en danois ancien : « Enfilade fist in you ! ».
Je n'avais plus la moindre piste et une envie soudaine de picoler. Je décida alors de rejoindre ce trou à rat, qu'on appelle l'hôtel 1 étoile de monsieur Phénix, en marchant à l'aide de mes pieds vers ces lieux. La musique y était forte, l'odeur des tabourets renfermait comme un élixir de bouse, la barmaid Anna n'avait pas de soutien-gorge contrairement à sa sœur qui n'avait pas de chapeau. Un cocktail explosif qui me fit me remémorer une anecdote siamoise : lors de mon voyage en classe de neige durant ma tendre enfance juvénile, j'avais oublié mes rackettes de pongiste confirmé. Ce souvenir me permit de commander sans retenue une bonne mousse accompagnée d'un shooter bien mérité.
Un vieil homme presque aussi soûl que moi, assis juste à côté, me présenta une bouteille afin d'y partager son breuvage. « Oh ! », m'exclamais-je. Il s'agissait là d'une bouteille atypique de vodka me rappelant vaguement quelque chose. Je la regarda avec contemplation métaphysique puis remercia ce déchet humain pour sa grande courtoisie. « Tiens, tiens... Une bouteille de vodka... ». Je devait dès lors, questionner ce docteur fou afin de lui extirper la vérité sortant de sa bouche.
« Que faisiez-vous hier soir ? »
« Hier soir ? Voyons voir... J'étais ici je crois. »
La jolie tenancière Anna confirma en hochant la tête sans discontinuer sur un air musical de techno.
Je poursuiva mon interrogatoire :
« Où vous-êtes vous procuré cet alcool exactement ? »
« Eh-eh ! C'est un secret de fabrication maison ! »
C'est alors que tout bascula dans ma tête et je tombis à même le sol en glissant de mon fauteuil. On ne m'aida pas pour me relever. Je devais impérativement appeler le service des pièces à convictions de la Mishima Corp© afin qu'ils me confirment que cette bouteille retrouvée sur les lieux du crime correspondait bien à celle que ce vieux chnok et moi, sirotions gaiement. On me dit que oui.
« Enfin un début de piste convenable. », soupirais-je.

(Heihachi, Story bien V par ici)

11 juin 2015

Heihachi, Story bien V

     17H45 – Cette journée semblait interminable. A peine le temps de trouver mon premier indice que mon téléphone vibra sur mes cuisses :
« Le plus grand détective Mishima, j'écoutoute ? »
« Re-dez-vous ce soir... au bar du coin... à neuf heures... et in-co-gni-to ! »
« Qui est à l'appareil ? », puis le téléphone bipa telle une fin d'appel belle.
Cela me rendait inquiet car la fourchette qui me séparait de ce rendez-vous était vaste. Je savais malicieusement que je stationnais déjà en ces lieux et de ce fait, il était bien plus préférable pour un homme de ma stature de ne pas rater cette occasion en faisant passer ces heures de service par des heures sup'. Je commanda un autre verre et le régla grâce à la MishimaExpress.
Anna semblait heureuse, épanouie... Peut-être voulait-elle m'inviter à déjeuner ? Ou encore me laisser découvrir les courbes de son squelette ? Par doute, j'incrivire mon 07 à l'arrière du sous bock protégeant l'humidification qu'émanait ma bibine du comptoir lustré de gerbe.
     17h49 – Cette journée semblait interminable. A peine le temps de siroter mon quarante-et-unième shooter que l'heure de la rencontre avançait avec lenteur.
     17H99 – Le pendule semble cassé. Je m'offris un sandouiche aux rillettes pour faire passer le temps. Un inconnu rentra dans le bar de l'hôtel. Il semblait louche et empli de stress. Il avait sur lui une cassette vidéo et portait une perruque de clown. Il s'approcha de moi.
« Tu es en avance. », dit-il, sûr de lui.
« J'aime pas trop tes insinuations. », lui confis-je avec panache.
L'homme ôta son chapeau et se présenta. Il me dit qu'il travaillait pour un riche homme d'affaire vivant en dehors de la ville. Alors que je questionnais, sans plus attendre, ce brave homme laid, celui-ci restait très discret. « Sans doute un pro... », m'étais-je secrètement interrogé.
Il m'offrit un premier verre que j'accepta, puis un autre accompagnée d'une planchasse grillade et poivrade spécialité bison old scholl.
« Ça fait du bien là où ça passe ! »
Heihachi comprit ! Puis partit à toute jambe, aussi rapide que la vitesse elle-même.
« Eh ! Eh ! », m'exclamais-je ! Seul un génie génétique tel que Heihachi – L'homme au mental d'acier – distingue cette audace et analyse la faille, quelque soit où elle se cache.
     18H12 – Retour sur les lieux de la scène du crime. Heihachi était assis-là, confortablement avachit sur le fauteuil du salon, fixant les éléments manquants à cette enquête de haute voltige.

(Heihachi, Story bien VI par ici)

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30 juin 2015

Heihachi, Story bien VI (en alexandrin)

Heihachi, de la corporation Mishima,

Décida de clouer l'enquête sur le champ,

Maintenant équipé de ses outils poignants,

D'un geste vif, de son fauteuil, il se leva.

 

Scrupuleusement, il analysait le corps,

Malgré le fait qu'il n'en restait plus que le tronc,

Et ceux, sans aucune trace de sang à l'horizon,

Découvrit une piste après un long effort.

 

Un cheveu bien lisse, huit centimètres au moins,

Couleur jaune pisse, resté en contre-bas,

Du nombril du défunt. Cela réconforta,

Notre héros n'ayant toujours pas de témoins.

 

Il suffisait dès lors de chercher dans la ville,

Les individus, à la chevelure laide.

Notre bon vieux héros, couvert d'un souple plaid,

Partit vitesse, la moustache tranquille.

 

(Heihachi, Story bien VII par ici)