18 août 2011

L'attente de Heihachi

C’était un jour de beauté prospective. Heihachi avait eu mal à la dent en mangeant un carambar à la noisette, et il avait pris un rendez-vous chez son pharmacien urgentiste. Il se trouvait donc dans la salle d’attente, seul, comme une vulgaire personne normale qui aurait été abandonnée de tous. C’était un peu une grosse merde, il fallait l’avouer. Une horloge bilingue pianotait les secondes intrinsèquement et les yeux de Heihachi ne pouvaient s’empêcher de la contempler de toute sa laideur tridimensionnelle. Dans sa tête, notre héros devenait très fou. Il n’en pouvait plus d’attendre, il détestait cela. Déjà, l’autre jour, quand il avait dû faire la queue pour aller au cinéma, il avait cassé un pot de fleur de dix kilos sur la vieille dame qui le précédait. Il sut plus tard qu’il s’agissait de Ling Xiaoyu, sa femme. Enfin, il avait fait un séjour au poste pour cela, et il y avait prescription. Le silence était de mort dans la salle. Il n’y avait que des vieux magazines moisis et des chaises pas confortables. Heihachi tapait du pied sur le sol. Il était en stress, lui qui était si beau et si belliqueux d’habitude. Enfin, au bout de cinq minutes d’attente, le médecin femme vint lui ouvrir la porte :
- Bonjour cher monsieur Heihachi, veuillez me suivre s’il vous plaît.
Heihachi voulut botter les fesses de cette bonne femme qui lui donnait des ordres, mais sa douleur dentaire était telle qu’il lui était parfaitement impossible de soulever le talon plus haut que son genou gauche. Il marcha donc d’un air las, et entra dans le cabinet.
- Vous pouvez vous asseoir.
Notre héros en avait plus que ras-le-bol. Cette fois, c’en était trop. Il sortit son colt 257 Magnum et buta le canard bègue qui marchait dans le couloir, avant de pointer du doigt la femme médecin qui avait un badge en forme de rectangle.
- Écoute-moi bien petite pétasse, tu me soignes tout de suite et tu fermes ta gueule !
Oui, Heihachi était vulgaire, mais il avait mal à la gencive et il était très énervé. Il fallait pas le faire chier dans ces moments-là. La femme doctoresse eut peur et partit en courant en sautant par la fenêtre du 3ème étage avant même que Heihachi ait eu le temps de recharger son arme.
- Z… Zut, dit Heihachi d'un air con.
Comment allait-il faire maintenant pour se soigner ? Enfin, il avait tout à disposition, ça serait donc très facile de faire ce que cette femme désormais morte devait faire. Enfantin. Classique. Facile.
Quatre heures plus tard, Heihachi sortait du cabinet avec du sang partout. Un passant qui passait dit :
- Oh mon dieu, mais ça doit être une véritable boucherie là-dedans !
Il décéda rapidement d’un coup de colt, et notre héros s’en alla dans le soleil couchant, vers de nouvelles aventures burlesques.

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20 août 2011

Le poème de Heihachi

C'était une journée belle et envoûtante. Heihachi se levait avec le soleil dans les yeux et le ventre vide. Il avait pensé toute la nuit, il avait réfléchit comme un surdoué, et il avait même commencé à se dire que l'énervement fortuit et très fou ne l'aiderait pas à obtenir vigueur et compréhension dans le royaume des morts. Les barreaux de sa cellule formaient une sorte de barrière magique vers les étoiles de la nuit, et personne ne pouvait se rendre compte de la transformation fantastique qui était en train de se tramer dans l'esprit vif éclair de notre ami héroïque.
En effet, après le meurtre de la doctoresse des dents de sagesse, aucune police spéciale ne put empêcher Heihachi d'être condamné à une peine de huit mois de prison. Il eut beau clamer son innocence et commander douze patates douces par hectolitre carré, cela ne changea rien et renforça même la décision du juge à augmenter les doses et à compter deux par deux en sautant à cloche-pied entre un cheval à bascule et une pierre de mousse. Les yeux rivés vers le lointain, les nuages scintillant dans la brindille spatiale, Heihachi se mit à écrire sur les murs de sa geôle avec un os de rat et du sang de ptérodactyle:

OH SEIGNEUR,
Quand me ramèneras-tu du beurre ?
Je mange tous les jours des cacahuètes
Et pourtant, même sans cela, je pète !
Qui l'eut cru quand je sois arrivé
Que je mettrais mon pied sur mon nez ?
Et qui comprendra à la fin
La douleur évoquée par un orphelin ?
Car oui, je n'ai point de parents
Abandonné que je fus dès mon accouchement
Illettré et battu par tous
Pourtant j'avais une si belle frimousse !
Ah que la vie est dure et pourtant belle
Comme l'était ce superbe ciel
Que je contemplais avec émoi le soir
Quand j'avais la tête dans des nénuphars...

La vitesse était belle et lyrique, et notre héros au cœur grand savait maintenant comment rendre le monde meilleur: ses poèmes seraient lus dans les écoles, dans les mairies, et dans les cimetières. Vive Heihachi ! Que la gloire et la fortune lui soit acquises, et que la viande de bison soit rapidement dans son écuelle ! Son ventre gargouillait effectivement, et les images du Macdonald lui firent rapidement scier les barreaux de sa cellule pour rejoindre avec vitesse et promptitude le monde extérieur, là même où devait se repaître un génie tel que lui.

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La rencontre fatale

Heihachi était assis près de Ronald. Il dégustait un sandouiche au bœuf de Thaïlande, et la sauce mexicanos dégoulinait de sa lèvre basse. Il se régalait, le bougre, c'était certain. Repu de frites et de ketchup, c'est vers les 13h30 qu'il quitta le restaurant. Mais il ne fit pas un pas dehors que la vue d'une sorte de fou en costume de cowboy se présenta face à sa tignasse:

- Hé toi ! Je t'arrête pour tuage de mouton et mangeage de sauce tartare !

Heihachi sourit, sûr de sa force:

- Écoute petit con, je ne sais pas qui tu es et toi non plus. Écarte-toi de là et rapporte-moi plutôt un digestif !

L'homme se mit en position de tir horizontal. Notre héros sentit la menace, et se mit également en position, comme un réflexe. Mais il n'avait aucun flingue sur lui. Tous ses effets personnels étaient restés à la prison, avec notamment sa gourmette de Droopy et son châle jaune à motifs bleu ciel. Comprenant son erreur, il se ravisa aussi rapidement qu'un lapin de garenne et reprit la parole:

- Enfin, rien ne sert de nous fâcher pour cela, j'ai bien mangé et bien bu, j'ai la peau du ventre bien tendue !
- Tais-toi, ordure ! Tu ne mérites pas de te balader en liberté ! Foi de flic, je vais te coffrer, même si je dois abuser de la force ! Les mains en l'air, canaille !

Cette fois, Heihachi ne pouvait plus reculer. Il sortit donc un stylo quatre couleurs de sa poche et le jeta en l'air de sorte de faire un miroir aveuglant, mais son attaque échoua et le policier en jupette rit de bon cœur:

- Ah ! Ah ! Ah ! Tu es trop faible !

Ce rire de singe mutant éveilla les soupçons de notre héros:

- Mais... Tu es Lei ! Ou Lang, je ne sais plus très bien...
- Oui Heihachi, c'est moi ! J'ai changé de coiffure, mais ça m'empêchera pas de te botter le cul !

Il courut subitement, mais le flic chinois fit un mauvais pas, se tordit la cheville, glissa et tomba dans un ravin. On ne le revit plus durant des années et Heihachi put poursuivre son chemin les mains dans les poches et les doigts de pied en éventail.

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18 septembre 2011

Heihachi roi d'la route

« Moi, Heihachi de la corporation Mishima, a été formé afin de combattre la haine et la justice et de protéger les faibles de l'armistice. »

Telle était la devise de notre héros. Sauf que sans armes, Heihachi ne valait pas un rond. C'était durant sa pause déjeuner quotidienne, entre deux services, qu'Heihachi s'aperçut de la banalité de son arme fétiche : Un Colt cinq sang 40 n'oeuf gravé au feu de bois et numéroté à l'encre chino-japonaise.

- « Tavernière ! » dit-il, « où pourrais-je donc bien me procurer une arme capable du pire comme du meilleur? »

La jeune et soigneuse Anna lui répondit : « dégage de mon bar ivrogne ou j'appelle les keufs ! »

En effet, le problème était qu'Heihachi venait de s'enfiler une semi-douzaine de cocktails Dry à la cuillère et pas au shaker ni au Moulinex et qu'il n'arrivait plus à articuler comme il l'aurait désiré et parlait vraiment très fort. Celui-ci partit vitesse une idée en tête et sans régler ses consommations. Il vomit sur un passant et rejoignait bientôt son siège de bureau. Confortablement installé sur son coussin-péteur entreposé lui même sur un faux fauteuil en marbre, Heihachi décida de prendre un bain. L'homme propre, les fraîches idées biens dégarnies, les bourses en poches, il s'apprêtait à quitter les lieux afin de trouver un Computer MACmaismesamism'appellentmacdonald's© lorsque soudain, attention Bruce, il vit à, à peine quelques mètres de lui, un fond de bouteille d'une vieille liqueur nigeroise.

« Santé ! » dit-il, puis se reposa.

La larme à l’œil, le main dans le futal, il s'était réveillé. Il regardait dans l'annuaire les numéros proposés pour un lien via une boutique de Gun ou de lingerie féminine - oui, Heihachi s'absentait parfois bien trop facilement. Ses yeux pétillèrent à la vue d'une annonce : "Chez Jack, le roi du Gun". Parfait dit-il ! Le numéro en tête, il se précipita sur son combiné vintage pour y inscrire les quelques chiffres. Sauf que, faute de mémoire, il retourna de nouveau vers son annuaire téléphonique - Heihachi avait trouvé rigolo le fait de coller son combiné sur un pupitre pour faire comme dans les cabines téléphoniques publiques - alors que son téléphone pas mobile se trouvait dans les toilettes, au cas où quelqu'un venait à l’appeler, alors qu'il aurait pu s'aventurer dans un jouissif et palpitant magazine culinaire au wok durant le largage de pêches du matin. A la dix-huitième et dernière tentative, notre flic très essoufflé et et inspirant tel un cancéreux céda au supplice de sa mésaventure et sortit, armé de son caleçon blanc, à la recherche d'un bout de papier et d'un stylo Montblanc saveur framboise des bois. Heihachi, gai et insipide comme toujours, sonna à grand poing ferme et détendu à la porte d'une boutique où pendouillait une pancarte avec une inscription des moins banale "Clauzèd". Une ombre se vit dans l'obscurité de la pièce se rapprochant petit à petit puis quelqu'un l'accueilla :

- « Désolé, mais je n'ai pas de monnaie sur moi ! »

Heihachi ne comprit pas pourquoi il flippa, mais un robot géant qui veut lui filer d'la thune, ça avait l'air louche... Oh oui, très très louche... Trop trop louche pour notre héros...

- « Vous voulez prendre un bain ? Questionna la silhouette se révélant être un robot. »

- « Non misérable ! Figurez-vous que je suis à la recherche d'une plume d'oie de caille me permettant une souscription éternelle d'analphabétisme conjugale kiosque douée d'une intelligence euh, vraiment supérieur ! »

- « Vous voulez dire.. mon cerveau ? »

- « Ah nan nan nan... »

Et Heihachi brandit instinctivement son arme contre son agresseur présumé, coupable de crime contre l'humanité. Le robot, affolé par le courant d'air que sécrétait cette porte normalement fermée, s'enrhumait dangereusement. Il tenta par tous les moyens de se débattre comme il le pouvait face à une attaque si adroite et maligne. Mais tout à coup... Patatra ! Un bruit terrible ! Malheureusement, notre jeune héros se blessa.

« Outch ! » s'éxprima t-il. Le portable d'Heihachi sonnait, rendant la bataille de plus en plus abrupte et ce dernier semblait complètement excité à l'idée de reparler à sa femme après toutes ces décennies passées et malaxées sans la moindre carte postale.

Un bruit totalement étrange se fit entendre :

- « Ouaaane, toooou, fouii, faaaaur, faaaïveu, siiix... »

- « Tiens, je ne comprends pas, j'ai pourtant pas déclenché mon chronomètre...? »

Non, ce n'était pas le délicat son de son chronomètre spécial "combien-je-peux-manger-de-Chipster-en-une-heure", mais bel et bien une voix qui sortait de nul part !

- « Séveun, haaaïte, naaaïne... »

« Combien de temps cela allait donc durer ? », se demanda t-il, puis en regardant ses chaussures de ville, il s'empressa de remettre son scratch ôté lors du combat sans trucage.

- « Tèèèn ! »

Puis le robot d'acier géant tournicotant cassa l'ensemble de ses vitrines laissant ainsi une panoplie d'armes variées et diverses et un fracas de verre indéfinissable rayonna dans toute la cité. L'homme aux deux sabres collés au ben se demanda si le robot était décédé d'une mort naturelle luxurieuse. Il prit le dernier Gun qu'il vit et tira sur une grenade rangée à côté du C4 devant le petit étendard de bonbons « Dynamito, la bubble gum à tout péter ! ». Mais il rata son coup et la balle en blanc finissa sa course dans la tête humaine du robot moche.
Heihachibre, accompagné de sa nouvelle monture, partit à l'aide de son skateboard, la moustache au vent, vers une contrée plus lointaine.

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25 janvier 2015

Pas de vacances pour les héros

Alors que les fêtes de fin d'année étaient largement passées de plusieurs mois, Heihachi ne se privait jamais d'une bonne mousse, surtout quand celle-ci était offerte par la Corporation Mishima qui commémorait la bravoure d'un jeune flic freluquet parvenu à l'arrestation triomphale d'un trafic de drogue dans le secteur ouest.

La jalousie de Heihachi se faisait sentir dans son regard vide. Car oui, le seul flic capable de cette foutue ville, c'était bien lui. Les nombreuses nuits passées à traquer le moindre élément suspicieux, c'est encore lui. C'est à la sueur de son front et à la goutte au nez que Heihachi avait voué corps et âme pour cette tâche ingrate, endurant toutes les peines, infiltré par-ci par-là afin de traquer la moindre preuve où son seul soutien durant toutes ces nuits interminables était sa bouteille de liqueur bas de gamme. Le plus dur avait été pour lui de rattraper tout ce sommeil en retard et une intervention au service des urgences pour une greffe de foie. Le donneur est resté inconnu mais Heihachi savait au fond de lui qu'il restait certaines personnes avec encore un peu d'humanité.

Le démantèlement de ce cartel ne pouvait être que l’œuvre d'un pro. Enfin, c'est ce que Heihachi s'imaginait, car notre héros avait obtenu par son dentiste, un certificat d'arrêt de travail signé de sa main la plus habile après une lourde opération chirurgicale d'une dent de vieillesse. Cela faisait un an qu'il n'avait pas foutu les pieds à son travail officiellement et cela le rendait heureux. D'ailleurs, personne ne l'avait invité ce soir.
Alors que Heihachi s'apprêtait comme à ses habitudes de voler le café des distributeurs automatiques qu'il stocke dans son grenier, comme chaque vendredi soir dans les bureaux des fédéraux, un bruit l'a interpellé. Et telle une pièce manquante dans un puzzle, celui-ci s'est incrusté selon les règles de l'art en jurant de ne pas consommer plus de trois verres par tranche de quart d'heure.

Heihachi aimait bien faire la causette un canapé à la main, une main dans l'autre. C'était le grand luxe ! Et comme c'était buffet à volonté, il en profitait copieusement pour remplir sa besace en toute impunité.
C'est alors que le Directeur de la Corporation arriva, applaudi par une foule impatiente. Heihachi quant à lui, sifflait de tout son souffle vieux et intrépide, deux doigts graisseux dans la bouche à l'haleine purgée. Mais cela ne marchait pas. Il vomit sur un rondin de bois tellement l'obstination fut intense.

Un micro à la main, le Directeur s'exprima :

« - Bonsoir à toutes les personnes ici présentes ce soir... En tant que chef de la police, j'ai le plaisir de vous présenter un garçon plein d'espoir. Vous me connaissez peut-être déjà, je suis Jin Kazmoissa, lui-même, en chair et en os, solitaire et beau gosse, fier symbole représentant des valeurs qui nous unissent. J'ai l'immense joie et le plaisir charnel de récompenser comme il se doit, selon les lois de notre société belle, le courage et la bravoure d'une jeune recrue nouvelle, à l'avenir plus ou moins long... J'ai nommé M. Lei ou Long !

- What's ta gueule ! »

Heihachi n'en n'avait rien à foutre de tout ça. Depuis qu'il avait commencé son job de flic, jamais personne ne l'avait félicité pour son travail... Attendez... Quoi ? Lei ou Lang ?
Heihachi se réveilla de son coma passager et s'empara de son télescope de poche afin de scruter méticuleusement les mimiques de ce soit-disant flic bientôt décoré par ses balles.

« - Par la sainte moustache mal taillée ! Mais c'est le jeune chinois mongolien en redingote que j’aperçois ! »

Nul ne peut tromper le flair d'un maître tel que Heihachi pour le camouflage optique. Ce sale drogué allait découvrir son heure de gloire.
C'est dans un élan de grâce distingué, que notre héros parvint à dégainer son fameux Colt. Il était de son devoir de mettre un terme à la vie de cet imposteur une bonne fois pour toute. Mais contrairement à la loi de la relativité, notre sauveur a eu le malheur de déguster une huître calibre 000 fine de clair peu fraîche entraînant une immense et incroyable douleur subjuguant des tréfonds de la paroi intercostale de son colon.
Et oui, une fois n'est pas coutume, et un véritable cirque gastrique bouillonnant mettait en péril l'existence de son slibard. L'heure était proche. Heihachi nageait dans sa peine et tout autour de lui paraissait infiniment plus nauséeux. L'homme eut une pensée qualifiable à celle que certaines personnes content avant de passer l'arme à gauche, rassemblant toute une existence en une fraction de seconde et Heihachi eu une pensée infime de son ex-femme illégitime Ling.
Stimulant ces dernières forces et enfreignant les lois de la nature de la retenue, il dégageait tout ce qui se trouvait sur son passage afin de se frayer un chemin ingénieux tout en délassant sa ceinture de kimono afin de limiter les risques. Arrivé sur les lieux du futur crime, il empoigna avec panache la porte des commodités et se jeta avec une souplesse fulgurante sur le trône sans prendre la peine de fermer la porte. Mais Heihachi s'en fout, car il sait que sa vitesse légendaire lui a permis d'arrêter le temps suffisamment longtemps pour déféquer en toute tranquilité.

L'affaire du cas de l'enquête

Une fois le démoulage de cake liquide snake terminé, Heihachi remarqua avec noblesse qu'il ne restait plus qu'une seule feuille sur le rouleau de PQ lotus bleu. Celui-ci s'empara d'une main moite et droite de la sus présumée feuille zéro épaisseur et se racla le derrière avec souplesse belle et prosective.

De retour dans la salle de vidéoconférence sans s'être lavé les mains, il regagna sa place au micro pour pousser la chansonnette :

« ♪ Talala micasso - Talala mica misso - Talala micasso - Talala mica... ♫ »

Puis glissa de la scène, faute de scratch aux tongs, de manière fortuite sur la foule faisant trois blessés graves, dont deux légers transportés à la morgue la moins proche.

Il se dirigea expressément dans la douleur la plus muette vers les quelques mets restant afin de remplir son estomac de nouveau vide tout en mijotant un stratagème audacieux.
La salle guindée de flicailles, Heihachi réfléchoisse vitesse, une paille dans chaque narine, avant d'avoir un déclic digne d'une boulangerie thaïlandaise. Il rajouta du sel et une pointe de tabasco à son cocktail qui le rendit tout de suite moche et bon à la fois. Seulement voilà, ce macaque belge venait de finir son discours et risquait de prendre la fuite d'un instant à l'autre. Il ne fallait pas que Heihachi le perde du slibard.

Un tronc d'arbre l'interpella :

- Excusez-moi vieil homme de laideur, c'est vous qui m'avez dégobillé dans les interstices ?
- Recule tout de suite ou tu tâteras de mon flingue.
- Je n'ai que faire de vos sermons, payez-moi les notes de teinturiers et nous serons quittes de secours.

Heihachi s'exécuta, faisant mine d'empoigner sa bourse de son futal préféré mais en fait, il se grattait simplement les parties. Une fois son cocktail terminé, il en commanda un nouveau, puis repartit dans ses pensées glorieuses où un monde féerique l'attendait.

Lei ou Lang-je-ne-sais-plus-très-bien était dans le champ de tirs de notre héros qui perdit sa trace après un déplacement lenteur tout en exécutant une sorte de kata zoophile d'aigle, de tigre, de serpent, de singe macaque et de cigogne. La démarche de ce jeune fou à la devanture simiesque laissait perplexe le vieil homme qui se frottait la moustache du menton. Mais ce n'était que le début d'une série de crimes atroces et son instinct de détective le poussa à recommander un avant-dernier verre.

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01 février 2015

L'encas de l'enquête

Moi, Heihachi de la corporation Mishima, m'étais infiltré dans une soirée gala qui commémorait la prouesse d'un individu louche, j'ai nommé Mr Wulong. La danse exotique de ce jeune mongolien lui avait permit de prendre la fuite sans laisser de traces. Mais mes techniques de détective aguerrit m'ont facilement remit sur une piste des plus complexes.

 

Une fois le morpion niveau expert terminé les doigts dans le nez, je me dirigea vers l'hôtesse afin de récupérer mes clefs de skateboard. La jeune recrut à la chevelure de clémentine souple me demanda dans les plus brefs délais :

- Pourrais-je avoir votre numéro ?
- 06 17 55...
- Celui de votre vestiaire cher monsieur !

- Je...

Je compris vitesse que cette charmante dame était sous l'emprise de drogue puissante. Je sortis mon flingue pour plus de sûreté, récupéra mon veston semblable à celle de ma nuisette de nuit et pris la direction de la sortie pour me dégourdir la gâchette.


Un type louche appuya sur un bouton afin d'appeler l'ascenseur. J'entra d'un pas lourd et ambitieux.
Le cortex sensoriel mis en marche en direction du rez-de-chaussée, je porta mon regard d'un œil vif sur cet être, semblable à un mammifère des temps anciens. Il était laid, petit, moche et orange. Il devait avoir la nausée à force de voyager dans le temps. Je fouilla dans mes poches à la recherche de solupred afin de porter secours à ce misérable mais à ma plus grande surprise, je trouva un petit morceau de papier froissé dans ma poche. Il y avait une sorte d'inscription latine gravé au stylo bic dessus. Je lu à haute voix douce le parchemin :

« Cher Mr Wulong, rendez-vous ce soir après votre conférence de presse au bar du coin, signé vous-savez-qui. »

 

« Oh Mon Dieu ! » m'exprimais-je sans retenu. Le petit Dino nain qui me servait de couverture au sens propre rétorqua par de terribles flatulences pondérales pour m'exprimer ses salutations les plus distinguées.
J'étais de plus en plus près de ma piste, il n'y avait qu'un pas entre lui et moi mais je ne pouvais pas justifier ces heures sup et rentra chez moi vitesse et précipitation.

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10 février 2015

Nouvelle affaire pour un gentilhomme

C'était par une soirée de nuit sombre que commença cette journée. Heihachi s'était réveillé très tard tellement il avait bien dormi. Il s'était couché le matin même et avait prit sa cuite du siècle. Notre héros se réveilla bel et bien mais pas dans son lit. Un ronflement se fit entendre et Heihachi sursauta et tomba sur le cul. Une jeune femme séduisante à la coiffe couleur orange pastel dormait encore blottie sous une couverture de souplesse noble. Heihachi n'en revenait pas. Mais un black-out terrible empêchait le triple octogénaire de se souvenir de quoi que ce soit. Dans le doute, il partit vitesse après avoir bu un café tiédasse.
La rue était calme mais son cul lui procurait des douleurs intercostales fulgurantes. Il criait vraiment fort et réveilla tout le quartier. Pris de panique, notre héros décida de se rendre chez son dentiste urgentiste alors qu'on lui jetait des canettes vides.
Arrivé dans le cabinet de service de nuit, Heihachi fut appelé pour être examiné de plus près.
Le docteur annonça :

« - Mon cher, j'ai bien peur que cela ne soit une MST...
- Mais c'est impossible, je n'ai pas eu de rapport depuis des lustres !
- Des lustres ou des allogènes, peu importe, vous avez bien une Molaire Sérieusement Touchée ! »

Cette dernière phrase fut comme un coup de sabre dans l’hexagone pour Heihachi.
Il partit sans payer sa consultation après avoir explosé la tête de ce jeune loutre à coups de détartreur.
Son téléphone sonna :

« - Allo, dit-il d'une voix sûre et bien-pensante.
- Mr Mishima ? C'est Hwoarang, la secrétaire à la chevelure d'orang-outang, je vous appelle parce qu'une prise d'otages à été déclarée dans un cinéma miteux et vous êtes le seul garde-côte disponible ce soir...
- Oui très bien, envoyez-moi les coordonnées par la P.O.S.T.E et laissez-moi votre message après le signal sonore. Bip ! »

Heihachi marcha longtemps car le cinéma était vraiment super loin. Il croisa un vendeur de riz et lui commanda deux bols à livrer directement à son domicile à 3h du mat pétante.
Arrivé sur les lieux du futur crime, il attrapa son sabre et entra dans la salle 2. Un film en couleur y était projeté, une histoire palpitante où un homme sur-protéiné arrachait des têtes pour y chier dans le cou. Mais pas la moindre trace humaine à l'horizon, juste un démon avachit sur quatre sièges, du pop-corn dans la gueule du serpent qui lui sert de bras.
Voyant qu'il n'y avait strictement aucun danger, il entreprit sa mission vers la salle 1.
Lorsque Heihachi rentra, il fut braqué par un mec baraqué habillé de bric et de broc couleur ocre-brun. Ne laissant aucune émotion s'emparer de lui, notre héros scruta méticuleusement les environs. Il y avait des guignols attachés l'un à l'autre un sac sur la tête, deux ravisseurs dont un avec arme collée contre la tempe de Heihachi et l'autre en train de mâcher du chewing-gum saveur citron printanier. Oui, Heihachi avait du flair.
C'est alors que le type le plus menaçant s'approcha de lui les mains dans les poches et dit : « Tiens tiens, mais que vois-je ? C'est notre ami Denver, et il a des p'tits oursons avec lui, oh oh oh de mieux en mieux. »

L'homme chipa le paquet de bonbon gratuit qu'on avait filé à Heihachi en entrant dans le cinéma, puis continua :

« - Tu te souviens de moi ?
- Gouh !
- Que se passe-t-il ? Tu tires une tête vraiment laide ! »

Effectivement, Heihachi avait toujours sa terrible douleur du fion et ne parvenait à rester immobile. Il se mit à danser du ventre avec aisance.

« - Mais qu'est-ce que tu fais imbécile ?
- Oui je t'ai reconnu, dit notre héros des temps moderne, tu es Tiger Jackson ! Le meurtrier plus connu sous le nom de couille-molle !
- Comment ?! Mais je vais te buter vieux croûton ! »

Tiger Jackson, l'air vraiment vénère, s'empara de l'arme de son complice. Heihachi avait attendu ce moment pour jouer de ses talents et faire mine d'être interpellé par le déroulement du scénario du film Titinic. Tiger Jackson avait des lunettes de soleil niveau 4 et Heihachi avait bien cerné la situation et par un mouvement de vieillesse, récupéra son sabre haut-la-main et trancha la tête de son complice qui n'était d'autre qu'un type dont tout le monde se foutait à présent.
Cette subduction d'action laissa quand même le temps à Tiger de tirer un coup dans la cuisse du vieil homme maintenant à terre qui se tordait de douleur.

« - Ah ah ah ! Tes pouvoirs ne peuvent rien contre moi! Je vais maintenant te porter le coup de grâce chevalier !
- Ouh ! Attends ! J'ai une info pour toi !
- Hein ? Parle, je t'écoute !
- Et bien j'ai déjà vu ce film et si tu ne veux pas connaître la fin de l'histoire, je te conseille de me laisser partir.
- Tu crois que tes mensonges vont te sauver la vie ?
- Tant pis, tu l'auras voulu... »

Heihachi, la cuisse en sang, sauta d'un bond somptueux afin de déposer un coup de pied dans le menton du meurtrier qui le mit KO en un instant et demi.
Heihachi coupa les mains et les pieds de l'ex-teneur d'otages avant de s'installer confortablement pour regarder son moment préféré du film. « Tu as confiance en moi ? Tu as confiance en moi ? » dit Léonardo avant de mourir de froid.

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26 février 2015

Le Pari

Moi, Heihachi de la corporation Mishima, avait été joint dernièrement par un jeune freluquet à la voix douce et bourgeonnante afin de me rendre sur les lieux d'un crime atroce.

Alors que le soleil venait à peine de se coucher, mon téléphone bipolaire résonnait dans les interstices de mon appartement beau et cosy. Malheureusement, à cet instant là, je ne m'y trouvais pas car je venais tout juste de fermer la porte de sortie afin de me rendre chez le bookmaker le plus proche. Mon instinct m'ordonna de ne pas perdre une seule seconde et de faire mine de ne rien avoir entendu. Ce qui était maintenant le cas.
Je croisa ma voisine Adeline ma copine dans le hall de l'immeuble qui me parla de chose et d'autre dont je n'avais nullement besoin d'entendre et fit genre d'écouter alors que je surfais déjà sur les vagues du bitume de notre bonne vieille ville sus nommée Oulossis-les-Moulineux.
Après quelques ollies sur clochards j'arrivais à destination. Il s'agissait là d'un piteux refuge de sagouins située dans l'arrière cours du tribunal de grande sentence. Un homme à l'allure nouvelle surveillait l'entrée et la sortie qui était en fait au même endroit. L'homme m'adressa la parole de cette façon précise :

- Hey toi ! T'es en basket là ? Tu t'fous d'ma gueule ?
- Mes pantoufles sont sur le radiateur, rétorquais-je.

Il s'agissait là en fait d'un code pour rentrer. Mais ce videur moche ne devait plus se souvenir du mot de passe des convives car il m'agressa avec des mots grossiers tel que « Déguerpies maintenant ! » ou encore « Si tu persistes, j'vais te briser les deux gencives à coup de batte de hockey! ». Et comme je n'avais pas encore fait mes exercices nuptiales, je n'avais aucune raison de parler plus longtemps avec ce fou.
Par une feinte digne des grands maîtres de la Suède ancienne, je parvins à me faux-filet-au-fish sur la balustrade grâce à une escalade souple et belle puis me glissa discrètement vers la petite foule cachée par l'épaisse fumée qui régnait en ces lieux. Je sortis de ma poche de pyjama un lard-feuille en cuire inévitable puis y dérangea deux liasses de 5 afin de donner une mise de départ.
Ceci fait, je quitta le fumoir car j'étais resté en apnée depuis que j'étais sortis de mon bon bain tiède de 14h, heure locale.
Le videur ordure passé de mode me reconnut à la sortie et semblait vénère mais j'étais déjà revenu devant ma porte d'entrée vitesse. Le téléphone sonnait toujours. Je décrocha d'une main incertaine.

« Oui. Oui. Oui, oui. Oui. Non. Oui. Hum. Oui-oui. »

Puis je raccrocha le combiné sans retenue. Ces paroles semblaient intrépides et piédestal, ce qui confirma mes doutes : une nouvelle affaire allait voir le jour et je jouissais de cela au plus profond de moi.

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