Heihachi et Feng Wei partaient sur le pied de guerre, bien décidés à en découdre. Mais au bout de cinq cents mètres, ils s'arrêtèrent : où allaient-il en fait ? Aucun des deux hommes ne le savait. Mais alors qu'ils allaient manger un sandwich sur le chemin escarpeux, un homme apparut comme par tout à coup et frappa Heihachi au visage par deux fois grâce à un double coup de pied mongol. Notre héros ne sentit bien sûr rien car il était immunisé face aux coups de lattes des campagnes lointaines, et il dit :

- Lei Wulong, salaud, te voilà !

- Hé oui Heihachi, c'est bien moi ! Tu es plus stupide que tu en as l'air ! Prépare-toi à boire les pissenlits par la piscine !

Et l'homme plongea dans la forêt en compagnie de ses serviteurs ninjas des montagnes rocheuses.

- Viens Feng Wei, suivons-le !

Personne ne partit à la poursuite des singes car c'était une ruse : ils voulaient d'abord manger leur sandwich mais ils avaient peur de se le faire piquer, alors ils firent un demi-tour et observèrent une minute de silence. Passé ce délai, les coups pleuvèrent à nouveau et la lutte finit par admirer à un stratagème familier : en effet, les ninjas fous jetaient des katanas et des sabres de bengale, ce qui retardait inéluctablement l'avancée de nos deux amis hétéroclites et leur rencontre avec le génie du mal qui sévissait dans ces lieux :

- Feng Wei, écarte-toi du bourreau !

- Jamais de si bon matin !

Et tout rentra dans l'ordre quand le coup spécial de Heihachi frappa d'un seul coup tous ses ennemis et les décapita en leur tranchant les poignets. La vallée se rougit de sang et la tornade du vent emporta le reste des corps mutilés, ce qui permettra aux spécialistes du marché de cuisiner à leur sauce les membres déchiquetés qu'ils serviraient à leurs porcs.

- Lei, tu es maintenant seul ! Tu ne peux plus rien faire maintenant ! Rends-toi et ta mort sera attroce !

Mais notre ennemi à tous avait disparu, sûrement pour dévaliser une vieille dame. Heihachi et Feng Wei le rattraperaient bien tôt ou tard, mais sûrement pas demain la veille car le soir porte conseil de bon aloi. Alors ils rentrèrent se bourrer la gueule.

(suite)