05 juin 2015

Heihachi, Story bien II

     Les sirènes retentirent au loin alors qu'on m'apporta enfin un café déjà tiède. J'usa de mon pouvoir de capitaine en confiant l'immense tâche à cette charmante hôtesse, qui s'était teinte les cheveux couleur pisse pour l'occasion, de me ramener l'instrument oublié dans ma salle d'eau au sein même de mon domicile fixe. J'attendire alors plusieurs heures durant et afin de m'occuper, je m'étais approprié une craie afin de dessiner le contour du cadavre et en y rajoutant des petites fleurs de type marguerites.
Hwoarang revint après un certain temps et me réveilla. Il était déjà 16 heures passées et je ne pouvais malheureusement rester. Je lui confia les clés de chez moi et lui proposa de me préparer le dîner pour une soirée en tête à tête chipster et guacamole, mais elle refusa. Malgré tout, je devais absolument trouver ce mystérieux tueur habillé d'un bermuda beige ou bleu avant la fin de l'après-midi pour prouver encore une fois que le crime ne paye pas, sauf quand on est flic. Et je suis flic. Un flic m'interpella alors que je referma ma braguette après un pissou réconfortant et me il me dit : « What's ? Pisser dans les marguerites c'est pas jojo, je vais devoir vous verbaliser... » Mais il était trop tard, mon coup de pied haut/bas le terrassa d'un seul coup en deux temps. C'est alors que son collègue caché dans la voiturge sortit. Je n'allais pas me laisser faire comme un lapin de garenne et l'attaqua quand soudain, je remarqua qu'il portait un slip violet descendant jusqu'aux genoux. « Serait-ce mon flair qui m'ait trompé ? » rétorquai-je en allemand. Il n'en n'était rien. Ce ne pouvait être cette immondice et personne ne porte de jogging même en plein mois de Juin.
Une affaire de plus en plus complexe me dis-je.

(Heihachi, Story bien III par ici)

 

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09 juin 2015

Heihachi, Story Bien III

     Le bougre était un coriace. Cela faisait déjà un bon trentième de seconde que nous échangions un regard des plus fulgurants. Un flic gisait à même le sol, et cela n'était pas tolérable. Pas dans ce pays, pas dans MA ville ! Impossible de lâcher prise ! Peur de passer pour un lâche ou encore pire, un mou.
La tête de ce jeune zoophile ressemblait fortement à celle d'une cagoule de catcheur méridional qu'on pouvait voir les jeudis après-midi dans une émission de fitness, présentée par le trio Gordo/Jackson. C'est alors qu'il s'approcha de moi d'une allure vive et belle. « Aucun problème... » me dis-je... Mais à peine le temps de me rouler une cigarette en chocolat, celui-ci s'empara de mon buste à l'aide de sa couille et m'éclata, de façon submersive, mes jeunes cervicales contre un rhododendron traversant la chaussée.
« Ouh ! », mon dos se brisa en d’infimes petits morceaux, provoquant des multiples craquellements symphoniquement et méchamment moches. L'homme-tigre prit ensuite la fuite en riant de belles moustaches. Quelle journée de merde ! Se faire avoir de la sorte alors que ma forme contractuelle est au plus bien me rappela la phrase iconoclaste que je prononça lors de mes vœux envers ma bien-aimée Ling : « Meurs ! »
C'est alors qu'un pompier volontaire me porta secours. Il portait un uniforme jaune et avait le teint de la même couleur. Il semblait avoir très froid car il n'arrêtait pas de grelotter en gémissant vers les aigus. Ce qui le rendait beau. Il prit mon portefeuille et s'en alla. Sans doute pour m'acheter une boisson revigorante, m'interrogeais-je.
Je me réveilla dans mon vomi. Tout était sombre, tout était noir. Lorsque soudain ! Tout me revint en tête : mon père m'avait lui aussi jeté de la plus haute falaise de la plus haute montagne alors que je n'étais encore qu'un moche mioche... Une sale histoire...
Ce foutu mal de tête commençait à me peser. Un bermuda beige, un tronc, pas de sang... une bouteille de vodka vide...
Je ne voyais qu'une seule possibilité : direction le coiffeur du coin.

(Heihachi, Story bien IV par ici)

Heihachi, Story Bien IV

     Alors que je flânais, une magazine de couture en main, dans la salle d'attente du coiffeur du coin, je remarqua un mec qui essayait de décaler mes deux sabres installés sur trois fauteuils en face de moi afin d'y entreprendre de s'asseoir.
« Comment t'appelles-tu ? », lui demanda-je avant d'en finir avec sa vie.
« Chin Chang. », me réponda-t-il avec effroi !
« Hein ? », soupçonnant le doute de l'intérêt de la question.
« Chin chang ! », me confirma t-il.
Puis il se mordu la langue, ce qui déclencha une panique démente chez cet abruti qui hurlait sa mère. Je le finissa à coup de sabres pour abréger les souffrances et déclarant ainsi le silence. Malheureusement pour moi, cet espèce de coiffeur suédois m'expulsa de son intrépide boutique en criant en danois ancien : « Enfilade fist in you ! ».
Je n'avais plus la moindre piste et une envie soudaine de picoler. Je décida alors de rejoindre ce trou à rat, qu'on appelle l'hôtel 1 étoile de monsieur Phénix, en marchant à l'aide de mes pieds vers ces lieux. La musique y était forte, l'odeur des tabourets renfermait comme un élixir de bouse, la barmaid Anna n'avait pas de soutien-gorge contrairement à sa sœur qui n'avait pas de chapeau. Un cocktail explosif qui me fit me remémorer une anecdote siamoise : lors de mon voyage en classe de neige durant ma tendre enfance juvénile, j'avais oublié mes rackettes de pongiste confirmé. Ce souvenir me permit de commander sans retenue une bonne mousse accompagnée d'un shooter bien mérité.
Un vieil homme presque aussi soûl que moi, assis juste à côté, me présenta une bouteille afin d'y partager son breuvage. « Oh ! », m'exclamais-je. Il s'agissait là d'une bouteille atypique de vodka me rappelant vaguement quelque chose. Je la regarda avec contemplation métaphysique puis remercia ce déchet humain pour sa grande courtoisie. « Tiens, tiens... Une bouteille de vodka... ». Je devait dès lors, questionner ce docteur fou afin de lui extirper la vérité sortant de sa bouche.
« Que faisiez-vous hier soir ? »
« Hier soir ? Voyons voir... J'étais ici je crois. »
La jolie tenancière Anna confirma en hochant la tête sans discontinuer sur un air musical de techno.
Je poursuiva mon interrogatoire :
« Où vous-êtes vous procuré cet alcool exactement ? »
« Eh-eh ! C'est un secret de fabrication maison ! »
C'est alors que tout bascula dans ma tête et je tombis à même le sol en glissant de mon fauteuil. On ne m'aida pas pour me relever. Je devais impérativement appeler le service des pièces à convictions de la Mishima Corp© afin qu'ils me confirment que cette bouteille retrouvée sur les lieux du crime correspondait bien à celle que ce vieux chnok et moi, sirotions gaiement. On me dit que oui.
« Enfin un début de piste convenable. », soupirais-je.

(Heihachi, Story bien V par ici)

11 juin 2015

Heihachi, Story bien V

     17H45 – Cette journée semblait interminable. A peine le temps de trouver mon premier indice que mon téléphone vibra sur mes cuisses :
« Le plus grand détective Mishima, j'écoutoute ? »
« Re-dez-vous ce soir... au bar du coin... à neuf heures... et in-co-gni-to ! »
« Qui est à l'appareil ? », puis le téléphone bipa telle une fin d'appel belle.
Cela me rendait inquiet car la fourchette qui me séparait de ce rendez-vous était vaste. Je savais malicieusement que je stationnais déjà en ces lieux et de ce fait, il était bien plus préférable pour un homme de ma stature de ne pas rater cette occasion en faisant passer ces heures de service par des heures sup'. Je commanda un autre verre et le régla grâce à la MishimaExpress.
Anna semblait heureuse, épanouie... Peut-être voulait-elle m'inviter à déjeuner ? Ou encore me laisser découvrir les courbes de son squelette ? Par doute, j'incrivire mon 07 à l'arrière du sous bock protégeant l'humidification qu'émanait ma bibine du comptoir lustré de gerbe.
     17h49 – Cette journée semblait interminable. A peine le temps de siroter mon quarante-et-unième shooter que l'heure de la rencontre avançait avec lenteur.
     17H99 – Le pendule semble cassé. Je m'offris un sandouiche aux rillettes pour faire passer le temps. Un inconnu rentra dans le bar de l'hôtel. Il semblait louche et empli de stress. Il avait sur lui une cassette vidéo et portait une perruque de clown. Il s'approcha de moi.
« Tu es en avance. », dit-il, sûr de lui.
« J'aime pas trop tes insinuations. », lui confis-je avec panache.
L'homme ôta son chapeau et se présenta. Il me dit qu'il travaillait pour un riche homme d'affaire vivant en dehors de la ville. Alors que je questionnais, sans plus attendre, ce brave homme laid, celui-ci restait très discret. « Sans doute un pro... », m'étais-je secrètement interrogé.
Il m'offrit un premier verre que j'accepta, puis un autre accompagnée d'une planchasse grillade et poivrade spécialité bison old scholl.
« Ça fait du bien là où ça passe ! »
Heihachi comprit ! Puis partit à toute jambe, aussi rapide que la vitesse elle-même.
« Eh ! Eh ! », m'exclamais-je ! Seul un génie génétique tel que Heihachi – L'homme au mental d'acier – distingue cette audace et analyse la faille, quelque soit où elle se cache.
     18H12 – Retour sur les lieux de la scène du crime. Heihachi était assis-là, confortablement avachit sur le fauteuil du salon, fixant les éléments manquants à cette enquête de haute voltige.

(Heihachi, Story bien VI par ici)

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30 juin 2015

Heihachi, Story bien VI (en alexandrin)

Heihachi, de la corporation Mishima,

Décida de clouer l'enquête sur le champ,

Maintenant équipé de ses outils poignants,

D'un geste vif, de son fauteuil, il se leva.

 

Scrupuleusement, il analysait le corps,

Malgré le fait qu'il n'en restait plus que le tronc,

Et ceux, sans aucune trace de sang à l'horizon,

Découvrit une piste après un long effort.

 

Un cheveu bien lisse, huit centimètres au moins,

Couleur jaune pisse, resté en contre-bas,

Du nombril du défunt. Cela réconforta,

Notre héros n'ayant toujours pas de témoins.

 

Il suffisait dès lors de chercher dans la ville,

Les individus, à la chevelure laide.

Notre bon vieux héros, couvert d'un souple plaid,

Partit vitesse, la moustache tranquille.

 

(Heihachi, Story bien VII par ici)