Moi, Heihachi de la corporation Mishima, était parti vitesse vers le lieux d'un nouveau crime poignant, après trois bonnes heures passées dans le rayon « dvd bien » de Carrouf à choisir quel film de jeune mongole j'allais pouvoir visionner ce soir entre le journal du Maillon Faible et la météo des plages.
Lors de mon arrivé, quelqu'un me proposa quelque chose à boire. « Une jeune recrue ! », me disais-je, mais il n'en était rien, il s'agissait-là de notre secrétaire Hwoarang qui tenait deux jus de pomme entre ses cuisses velues et courtoises.
Après cette anecdote belle, je subissa une attaque nasale - tel le rot de nez après un bon soda frappé bu cul-sec en apnée - en découvrant pareille horreur : Un corps dépourvue de sang mais dont la tête et la queue, et les pieds, étaient manquant... « Rude affaire même quand on a pas de trépieds », m'inspirais-je en signe de distinction comique. Mais personne ne ria, sauf moi.
Je vomis très humblement ma soupe tiédasse du goûter devant ce spectacle radieux et releva quelques empreintes digitales, ci et là. Des « Ooooh ! » raisonnèrent à mes oreilles. Je savais aussi briller en société, faut pas déconner.
Trois individus suspects étaient présent durant les dernières 48h du crime. Mon flair sauvage distinguait précisément la couleur des shorts des individus ayant été en contact avec le malheureux tronc qui s'offrait à nos yeux. Je revomissa, puis sortis de nouveau, mon atout de taille : « Snif – Snif - Noir, beige, bleu... Un garçon et... Snif - Une fille ! ». On m'applaudissa durant 4 secondes réelles puis je redemanda un silence généralisé dans la salle. [...]
En sortant ma trousse à outils, je m'aperçus que j'oublia, de façon prérogative, un instrument essentiel au bon suivi de l'enquête sur le rebord même de mon lavabo préféré : Ce fut une sévère complication cosmique mais je resta sur mes gardes et ouvra l'oeil comme jamais.
En regardant par la fenêtra balconnée, je fis tomber un pot de fleur par mégarde qui attérissa sur une très très vieille dame qui était sans doute, ma foi, déjà aussi très proche de la mort, et ce, malgré que je ne trouve pas ça cool d'habitude, me permettait d'oublier vite ce moment semi-tragique et de passer à la suite de l'enquête.

(Heihachi, Story bien II par ici)