Avec Ogueur dans le rôle du notaire, Hwoarang dans le rôle de la secrétaire absente, et Heihachi dans le rôle de la plante verte

C'était une après-midi de pluviométrie rapide. La neige ruisselait sur le toit de la bâtisse de pierre taillée brute, et l'homme qui se tenait près de l'entrée avait l'œil morne et le museau en forme de trompette. Il appuya sur la sonnette ronde, et une douce mélopée s'échappa de l'intérieur, derrière la porte colossale qui se dressait face à lui en diagonale. Celle-ci s'ouvrit dans un fracas énorme, grondant comme une pelle qu'on aurait jeté contre un joli galet de couleur rougeâtre, et l'homme entra d'un pas lent et sournois avant d'avancer vers le bureau qui se trouvait au centre d'une salle de cent vingt cinq mètres carrés.
- Bonjour cher maître ! dit l'homme en enlevant son chapeau de cuir et ses bottes melons.
- Bonjour M. Mitsu. Asseyez-vous donc pas, je vous en prie.
- Merci, mais vous pouvez m'appeler Yoshi comme le font mes amis.
- D'accord M. Mitsu. Alors, qu'est-ce qui vous amène dans mes cabinets ?
- Une petite envie de chier.
- Très bien ! Première porte à droite, tout droit, trois feux rouge et quinze douzaines d'œufs durs.
Mais alors que M. Mitsu levait ses grosses fesses, un homme pénétra à son tour dans la tour.
- Restez assis, bande de petites merdes séchées ! Plus un geste ! Personne ne bouge ! Haut les mains ! Stop ! Vos papiers !
C'était Jin Kazmoissa avec son gun spécial zombie.
- Je suis Jin Kazmoissa avec son gun spécial zombie ! Ogueur, tête de patate au beurre ! Tu es notaire, et je vais te faire taire !
Les rimes de Jin étaient aussi naze que celles de Trou Ogueur, le frère de Ogueur, qui était humoriste expérimental dans les années 50. Il était donc aussi pitoyable que son grand-père, mais plutôt moyen en ce qui concernait le jardinage des haricots en milieu solaire. Plus personne n'osait bouger, et la situation était tendue. Au bout de 100 millisecondes, Jin sauta au cou de Ogueur pour l'étrangler avec une seringue. M. Mitsu était paralysé par un livre de Jean-Pierre Coiffe. Ogueur grogna alors en volant à travers l'espace, et dit:
- Tu me lâches, tu me lâches !
C'était la preuve évènementielle qu'il manquait à Heihachi pour confondre les suspects. Il sortit donc de sa plante en prenant racine, et dégaina son magnifique colt alors qu'une armée de Gun-Jack les Rois des Guns encerclait tout le bâtiment. Une affaire rondement menée.