Je suis donc, tout de suite après, allé voir ce crétin de flic qu'est M. Wulong. Il me dit que c'était vrai : c'était bien lui qui avait tué Mme Xiaoyu, mais il ne l'avait pas fait exprès. Quel menteur ! C'était vraiment un mythomane. Mais je n'avais aucune preuve : comment allais-je donc faire pour accuser cet imbécile de flic chinois ? J'eux alors une merveilleuse idée : j'allais lui poser la même question que tout à l'heure et on allait bien voir si cette fois-ci il répondrait qu'il dormait durant le meurtre. Je l'ai donc appelé :

- Hé ! Le connard là-bas !

Il se reconnut tout de suite :

- Oui qu'est-ce qu'il y a ?
- Et bien je voulais vous poser une petite question M. Wulong : qu'avez-vous fait pendant le meurtre ?

Il parut alors pour le moins perplexe.

- Alors, répondez-vous ? lui dis-je d'un ton grave.
- Hé ! Ferme ta gueule, le vieux ! me lança-t-il ironiquement.

C'est alors que, outré par son langage, je sortis mon flingue, un Colt 938. Il fit de même. Un duel serré s'annonça donc. Nous nous regardâmes de longues heures durant et, tout à coup, je lui dis de regarder derrière lui. Il se retourna. Je profitai de ce moment d'inattention pour lui tirer trois balles dans la tête à bout portant.